Le vélo pour changer le monde ?

Le vélo peut-il changer nos sociétés ?
Prenons l’occasion de la sortie de deux livres importants pour reposer la question.

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« Le pouvoir de la pédale » de Olivier Razemon qui vient de paraitre en édition de poche (éditions de l’échiquier) à 7,50 euros est sous-titré « comment le vélo transforme nos sociétés cabossées »

Le livre « Bike Nation » de Peter Walker, paru il y a quelques mois au Royaume Uni, est sous titré « How Cycling Can Save The World »  (comment le vélo peut sauver le monde).

Et ce n’est pas par hasard que les auteurs de ces livres sont des journalistes travaillant à Paris et Londres pour les « quotidiens de référence » : Le Monde pour Olivier Razemon, « The Guardian » pour Peter Walker.
Il sont tous deux rédacteurs de blog très suivis:
The guardian Bike Blog 
L’interconnexion n’est plus assurée

Leur métier et leur pratique quotidienne du vélo dans une grande ville leur a permis de synthétiser des éléments connus mais disséminés et les a conduit à une conclusion évidente : le vélo est l’avenir des transports, mais aussi la clé pour refaire nos villes et le monde (et bien plus, vous en lirez de belles démonstrations)
Leur curiosité et leur métier les a incités à tenter dans un livre « grand public » de convaincre et éduquer largement. Tous deux ont la volonté de s’adresser au plus grand nombre et utilisent donc les méthodes et les moyens du journalisme d’investigation, le style simple du quotidien, l’humour, l’émotion, l’appel à la propre expérience du lecteur…
Tous deux espèrent, par leurs écrits, aider à « changer la vie »…

Ce sont deux livres de lecture facile  (enfin pour le cas du livre de Peter Walker, il faut être anglophone car il n’est pas -ou pas encore- traduit en français!!!), des livres qu’on a envie de partager, des livres qui redonnent confiance dans l’avenir….

Voilà donc le rôle nous est imparti, simples cyclistes du quotidien et militants d’un monde plus doux : achetons ces livres, offrons les, commentons les sur nos blogs et nos pages Facebook….
Et merci à Peter Walker et Olivier Razemon de les avoir écrits….

 

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Je dois rendre hommage aussi à Frédéric Héran et son livre « Le retour de la Bicyclette » paru aux éditions La Découverte. Ce livre d’un chercheur est lumineux et passionnant.
C’est la « bible » indispensable à toute personne intéressée par la question des transports dans nos sociétés.

J’en ai déjà longuement parlé sur ce blog , et vendu un grand nombre à la librairie : mais si vous ne l’avez pas encore lu, vous savez ce qui vous reste à faire !!!!

 

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Conférence-débat Frédéric Héran samedi 23 mai à 18h30

L’ association Vélocité Narbonne et la librairie L’An Demain organisent
une conférence-débat proposée par Frédéric Héran intitulée
« Le retour de la bicyclette en milieu urbain en France et en Europe »
le Samedi 23 Mai à 18h30
au Palais du travail  Salle Elie Sermet

affiche_heranFrédéric Héran est maître de conférences en économie à l’Université de Lille 1, chercheur au Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques.
Son dernier livre intitulé « Le retour de la bicyclette, » est sous-titré une histoire des déplacements urbains en France et en Europe de 1917 à 2050.

Le retour de la bicyclette en ville au XXIème siècle est largement entamé, plus avancé cependant dans d’autres pays européens. Il est important de comprendre et analyser les atouts et les blocages pour utiliser le potentiel des déplacements doux dans les politiques d’aménagement urbain.

Loin d’être une relique d’un temps passé, le vélo est un atout formidable pour le ville de demain.
La conférence de Frédéric Héran à Narbonne précède de quelques jours l’ouverture à Nantes de la conférence mondiale VELO-CITY 2015 (2 au 5 juin) dont la ligne directrice cette année sera « le vélo, créateur de futur ».
Elle s’inscrit aussi dans le cadre de l’année du climat qui se terminera par la COP21 (conférence internationale des nations unies pour le climat) à Paris à l’automne.

La conférence est co-organisée avec l’association Vélocité Narbonne qui oeuvre pour le développement des déplacements doux dans le Grand Narbonne.

Soirée débat autour de la place du vélo dans la ville

Mardi 23 Septembre 2014 à 18 heures
Soirée débat autour de la place du vélo dans la ville
à la librairie L’An Demain 4 rue Cabirol à Narbonne

Autour de deux livres
« Le pouvoir de la pédale » de Olivier Razemon (éditions de l’Echiquier)
« Le retour de la bicyclette » de Frédéric Héran » (éditions La découverte)

Plusieurs livres sortis récemment, chacun dans leur style, convergent vers une même conclusion : le vélo est l’avenir du transport en ville, pas l’auto.
Or le constat n’est pas encore partagé par tout le monde, et particulièrement peu par les élus et les aménageurs (en dépit de rares et intéressantes exceptions!).
Seule l’implication citoyenne accélérera le processus inéluctable du retour de la bicyclette.
Et parmi les changements indispensables pour retrouver le vivre ensemble et ré-installer l’humanité qui manque à nos villes, le vélo est une clé importante.

La rencontre de ce jour aura deux temps :

1-Un rapide tour d’horizon du développement du vélo dans les pays pionniers ( aux Pays-bas bien sûr, mais aussi de nombreuses autres villes d’Europe ou d’ailleurs)

2-Une réflexion/débat sur la situation du vélo à Narbonne.

Nous espérons que cette première rencontre pourra être un point de départ pour la création d’une association de cyclistes en vue d’œuvrer au développement des transports à vélo, qui pourrait devenir un interlocuteur incontournable pour les élus de Narbonne et de l’agglo en faisant des propositions, et en développant l’éducation citoyenne autour des transports doux.

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Le vélo est un moyen de transport rapide, fiable, bon marché, sain, peu consommateur d’espace, économe en énergie et non polluant. Pour les distances comprises entre 500 mètres et 10 kilomètres, il constitue souvent le mode de déplacement le plus efficace, le plus bénéfique pour l’économie locale et aussi le plus agréable. De nombreux usagers, ainsi que certains décideurs, semblent avoir pris conscience de ces atouts innombrables. Mais lorsqu’on présente la bicyclette comme un moyen de transport amené à se développer, on assiste à une levée de boucliers : le vélo devient soudain « véhicule du pauvre », « instrument difficile à manier » ou « talisman écologique pour bourgeois rêveur ». Avec cet essai « poil à gratter », Olivier Razemon bat en brèche les idées reçues qui empêchent encore l’essor du vélo et livre un vibrant plaidoyer pour une transition cyclable.

Le pouvoir de la pédale de Olivier Razemon aux éditions de l’Echiquier

 

retour_bicycletteComment le vélocipède a-t-il concurrencé le cheval ? Pourquoi les Hollandais roulent-ils plus à vélo que les Français ? La voiture est-elle vraiment plus rapide que la bicyclette ? Que faut-il penser des vélos en libre-service, des vélos pliants, du vélo à assistance électrique ? La multiplication des pistes cyclables suffi t-elle à relancer la pratique ? Retraçant le parcours de la bicyclette, depuis la draisienne du XIXe siècle jusqu’aux prototypes du XXIe, en s’intéressant à son environnement économique, culturel et social autant qu’à ses aspects techniques, Frédéric Héran raconte avec talent une autre histoire des déplacements urbains. Alors qu’il triomphait dans les années 1920-1930, le vélo a été chassé des villes européennes dans les années de croissance d’après-guerre, quand la modernité technicienne et industrielle décréta le triomphe de la vie à moteur. Dès les années 1970, et contre toute attente, la bicyclette a pourtant réussi son retour progressif en Europe du Nord et dans certaines villes d’Italie. Mais la France et d’autres pays ont raté ce tournant. Analysant avec minutie les politiques de déplacements urbains à travers l’Europe, l’auteur montre que la modération de la circulation a joué un rôle déterminant dans le retour du vélo. Demain, la bicyclette pourrait devenir un moyen de locomotion indispensable pour contrer les effets de la crise économique et écologique. Et contribuer à faire de la ville un espace égalitaire et convivial.

Le retour de la bicyclette de Drédéric Héran aux éditions La découverte

Notre-Dame-des Landes : L’abandon, c’est maintenant !

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Ce post de blog est entièrement offert à la coordination des opposants à l’aéroport de Notre dame des Landes.
Un victoire de cette lutte exemplaire donnera un élan gigantesque aux opposants aux grands projets inutiles partout en Europe, donnera courage et reconnaissance à tous les citoyens et groupes qui oeuvrent au qutidien pour préparer le monde d’après….

En avant vers l’abandon définitif du projet !

La préparation de notre événement de l’été se situe dans une phase charnière, où nous avons marqué des points en terme de retard des travaux, sans avoir arraché l’abandon définitif, objectif fédérateur de notre lutte.

Nous avons tenu ! Tenu sur nos trois piliers !

Tenu sur la zone !
Après le séisme de l’automne 2012, et son opération César, nous avons préservé collectivement le territoire de la Zad, paysans résistants depuis longtemps installés, habitants récents, citoyens-soutiens très présents. La vie a pu continuer et des projets agricoles pérennes ont pris forme, grâce à Sème ta ZAD et au COPAIN sur la ferme de Bellevue et sur les terres menacées. Des travaux variés sur le terrain notamment avec les Naturalistes en lutte ont encore enrichi notre expertise collective et mis sérieusement à mal les propositions de « compensation » d’AGO-Vinci. Des liens se sont noués, la Zad est plus peuplée, mieux cultivée au printemps 2014 qu’elle ne l’a jamais été. La manifestation du 22 février a montré l’énormité du soutien, tant paysan que populaire, à la défense du territoire menacé. La mobilisation éclair pour Saint Jean du Tertre a sauvé la ferme et donné des garanties pour l’avenir !

Tenu sur le juridique !
Après la décision de garder ouvertes les pétitions par la Commission des Pétitions à Bruxelles en septembre 2013, et malgré la volonté des porteurs du projet de vider à nouveau la ZAD, les arrêtés autorisant le début des travaux ont tardé jusqu’à fin décembre 2013 : peut-être le préfet avait-il conscience de leur fragilité juridique… Ils ont été immédiatement attaqués, tandis que les diverses procédures concernant les expropriations – appel en Tribunal Administratif, Conseil d’État et Cassation – se poursuivent opiniâtrement. Nous venons d’apprendre le lancement par la Commission Européenne d’une procédure d’infraction contre la France, pour cause de fractionnement du dossier et d’insuffisance d’étude d’impact environnemental global !

Tenu sur le plan politique !
Si les porteurs régionaux (CR, CG, Nantes métropole…) n’ont pas été ébranlés sur leurs (mauvaises) bases, les instances politiques nationales ne peuvent plus ignorer ce dossier. Un accord politique capital a été arraché au PS, au prix d’une grève de la faim de 28 jours, en mai 2012 ; il stipulait qu’il ne pouvait y avoir d’expulsions tant que certains recours n’étaient pas menés à leur terme.
Faute peut-être d’autres choix, Jean-Marc Ayrault, encore premier ministre, a acté en février que le début des travaux attendrait le rendu de tous les recours déposés. Cette position a été confirmée par les accords de deuxième tour entre le PS et EELV lors des élections municipales de mars à Nantes et Rennes. Enfin elle a été reprise par Ségolène Royal, nouveau ministre de l’environnement. La volonté politique affichée de respecter le déroulement des procédures juridiques en cours est un premier pas. Nous attendons donc fermement et sereinement, en ne lâchant rien sur le terrain, que tous les recours, notamment ceux concernant la Loi sur l’Eau et l’autorisation de destruction d’espèces protégées, soient apurés aux niveaux national et européen.

S’ils ne peuvent en eux-mêmes représenter la victoire définitive, les retards annoncés sont néanmoins très positifs, tant il devient de plus en plus éclatant, au fur et à mesure que le temps passe, que ce projet est d’un autre âge, périmé jusqu’à l’absurde au vu des actuelles connaissances et législations !

Mais c’est l’abandon pur et simple du projet qu’il nous faut obtenir ! Celui qui permettra que les paysans et habitants vivant sur la zone puissent se projeter enfin dans l’avenir et y fassent émerger de nouveaux projets durables ; celui qui permettra l’optimisation de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique si elle s’avérait un jour nécessaire !
Cet abandon confortera la détermination et l’espoir de tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre les Grands Projets Inutiles et Imposés, dévoreurs de terres, de biodiversité, de ressources aquatiques ou fossiles, de subventions publiques !

Le rassemblement des 5 et 6 juillet sur les terres de Bellevue à Notre Dame des Landes sera précédé par des évènements et des caravanes de convergence partant de plusieurs lieux de luttes emblématiques partout en France. Soyons nombreux à les accompagner !

En 2012, nous avons dit « La lutte, c’est maintenant ! »
En 2013, « toujours présents, toujours résistants, plus légitimes que jamais ! Enterrons le projet ! »
En 2014, osons dire : « l’abandon, c’est maintenant ! »
Maintenant qu’il faut l’arracher ! La victoire définitive est à la portée de nos efforts !
Réussissons lors du rassemblement – convergences 2014 une nouvelle mobilisation exceptionnelle !

Coordination des opposants au projet de Notre Dame des Landes : 50 groupes (associations, syndicats et mouvements politiques)

 

Des vélos, pas des autos…

Si nous voulons vraiment que la circulation à vélo remplace petit à petit la quasi totalité des transports en voiture individuelle en ville, il faut beaucoup plus que des belles paroles pré-électorales.

J’ai trouvé deux articles et une pétition pour nous faire réfléchir.

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An Danemark, le développement du vélo est pris au sérieux, et les budgets publics suivent…et ça marche : http://www.reporterre.net/spip.php?article4472

Au Canada, à Montréal, réserver une voie de circulation aux vélos a permis de diviser par deux le nombre de voitures (de 4000 à 2000) et multiplier par quatre le nombre de vélos (passé à 4000 par jours): au total plus de monde emprunte le boulevard, avec moins de bouchons et de pollution.

http://carfree.free.fr/index.php/2014/02/04/comment-obtenir-un-million-de-cyclistes-supplementaires-avec-un-simple-coup-de-peinture/

La Coordination interministérielle pour le développement de l’usage du vélo (CIDUV) a conduit en 2013 une étude sur les modalités de la mise en œuvre d’une incitation financière à l’usage du vélo pour les déplacements domicile-travail.
Cette étude conclut sur les multiples avantages, sociaux, économiques et environnementaux, de la mise en place d’une indemnité kilométrique vélo dans le cadre des déplacements domicile-travail.

Maintenant agissons: une pétition est lancée pour demander l’instauration d’une indemnité kilométrique vélo de 0,25 euro par km dans le cadre des déplacements domicile-travail. http://www.reporterre.net/spip.php?article5389

Ce ne sont que quelques pistes de réflexions et des bribes de solutions.
La volonté publique manque encore, et pourtant, il n’y a pas d’autre voie….

Et pour finir, un beau livre à lire en ligne ou a acheter : Vélogistique: le vélo est l’avenir de l’humanité! http://www.blurb.fr/books/4952538-velogistique