Histoires de printemps

Histoires de printemps

Partout le printemps montre le bout de son nez…
La nature, bien sûr, rappelle à chaque instant qu’il est temps s’occuper de la survie des espèces et de lancer le cycle de la vie et de la reproduction…

Notre société aussi qui, s’adaptant au cycle quinquennal de la Vème République, s’intéresse en ce printemps, concentrée sur la date du 23 avril, aux enjeux de la survie de notre écosystème.
Enfin, pas toujours, car ce thème fondamental est mis de côté par certains, voire instrumentalisé…
Pourtant le retard pris à agir face la crise écologique née d’une fuite en avant productiviste forcenée dans tous les domaines des activités humaines, dont l’agriculture, nous oblige à fondamentalement inverser la trajectoire du développement humain.

Tant de précurseurs de cette prise de conscience écologique, philosophes et scientifiques, qui depuis des décennies mettent en garde et proposent d’autres solutions, ont été moqués, oubliés…
Leurs écrits sont pourtant incroyablement d’actualité et ils remplissent plusieurs étagères de notre librairie.
Nous avons le plaisir de recevoir le vendredi 17 mars à 18 heures, l’un de ces pionniers, Robert MOREZ, qui vient de raconter sa vie et ses combats dans un livre intitulé « Mémoires d’un bourricot, les tribulations d’un agronome hors des sentiers battus ». Il présentera et dédicacera son ouvrage.

Quant au rendez vous du 23 avril, peut être sera-t-il indispensable de penser nous aussi à sortir des sentiers battus et nous engager pour un vrai nouveau chemin et une nouvelle République…. mais ceci est une autre histoire !

Martin Guillemot

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C’est plusieurs pages de temps dans l’histoire d’une vie qui commence avec les premiers souvenirs d’avant-guerre en 1939, images précises, mais pas un film qui va se dérouler d’une manière plus continue dans les années 40 dans la région parisienne, puis en Belgique où l’auteur a vécu le temps de ses études.
Après le service militaire, la découverte des tropiques aux Antilles et de l’agriculture industrielle avec ses pesticides… Ce qui l’a amené à quitter la recherche agronomique et une fois rentré en métropole, à militer avec Nature et Progrès et Pierre Rabhi pour une agriculture, gestion du vivant.
Agriculteur, l’auteur a refusé la voie du productivisme agricole aux mains des industriels et des financiers et continue à 80 ans passés à militer et enseigner une alternative crédible : l’agroécologie.

Biographie de Robert Morez
Jeune agronome en poste aux Antilles dans les années soixante, l’auteur assiste au matraquage chimique des plantations dont les conséquences se font sentir cruellement à notre époque. Rentré en Europe, il devient un pionnier d’une agriculture, d’une agronomie plus respectueuse de la vie. Sa rencontre avec Pierre Rabhi, pionnier du bio, le conforte dans sa démarche. Il travaille par la suite au Burkina Faso et en Afrique du Nord et de l’Ouest.
Aujourd’hui administrateur de l’association de solidarité internationale CARI, Robert Morez anime plusieurs dizaines de formations par an en agroécologie.
« L’agroécologie est la gestion de la terre nourricière en liaison avec les écosystèmes et la nature dont nous faisons partie. »

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Deux revues à soutenir….

Reçu cette semaine les derniers numéros de deux revues d’écologie politique qu’il faut aider à paraître. Leur travail est fondamental, indispensable même…
Et ce trimestre/mois, les sujets abordés tombent pile dans l’actualité « politique » et sont source de réflexion salutaire….

La Revue ECOREV’ numéro 44

L’« Anthropocène » a déjà eu lieu, l’événement est passé. C’est toute la Terre et tous ses habitants, nos vies qui sont bouleversées désormais par l’entrée dans cette nouvelle ère. C’est aussi et avant tout l’histoire de notre modernité, d’un « Capitalocène » mortifère. Si les scientifiques en discutent encore la date de son commencement ou en scrutent les traces à même le sol, peu en contestent désormais la réalité – le consensus est total, ou presque.

Dans ce cadre, notre dossier vient prolonger la perspective dessinée par les deux textes de la rubrique Classiques enecorev tâchant d’articuler, comme nous y invite Charles Fourier dans un texte de 1820, la nécessaire prise de conscience des responsabilités du mode de production capitaliste dans cette entrée – et de ses limites à palier aux problématiques qu’elle génère ; avec la recherche de mise en œuvre effective d’une « autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes
et moyens de production et modes de vie » – comme nous y invitait André Gorz à la fin sa vie en 2007 – en abolissant « cet esprit, ces systèmes de domination et de répression qui nous viennent du fond des âge
s et qui ont dressé l’homme contre l’homme et contre la nature », nous dit Murray Bookchin dans un texte de 1969.

Car, même si aujourd’hui les plus exposés aux dérèglements climatiques, aux migrations environnementales, aux dégradations des milieux de vie et aux guerres qui en découlent sont avant tout au Sud – là où pourtant les responsabilités historiques sont incontestablement moindres – le monde entier en subit déjà, et en subira bientôt plus encore, le poids et les effets destructeurs.
Reconstruire un vivre ensemble – désormais inéluctablement globalisé – et des imaginaires politiques propres à porter une sortie civilisée du capitalisme à l’âge de l’Anthropocène, sont sans aucun doute les nouvelles frontières de l’écologie politique, notre ZAD.

C’est à ce projet que ce numéro tente de contribuer, dans un contexte historique où les acteurs du système capitaliste feignent de se pencher sur la problématique environnementale pour in fine mieux ignorer avec arrogance notre entrée dans l’ère de l’anthropocène. Chaque partie de ce numéro, du dossier à la rubrique Utopie(s) 2050, en passant par le Kit Militant et la rubrique Lectures, contribue à faire face à cette nouvelle réalité sans sombrer dans la réaction, le catastrophisme et le nihilisme – qui menacent pourtant chaque jour un peu plus d’effacer la complexité de la situation derrière des discours dangereusement simplistes –, autrement dit à faire de l’écologie politique la première des énergies renouvelables. Une tâche ardue mais stimulante, pour laquelle le comité de rédaction accueille avec grand plaisir à partir de ce numéro 44, trois personnes qui font honneur à notre revue : Alice Sternberg, Michael Löwy et Willy Gianinazzi.

Pour s’abonner ou commander ce numéro c’est ici

La revue SILENCE numéro 453

silenceÉditorial : Le temps de vivre

L’année 2016 aura été marquée par les luttes sociales contre la loi Travail en France. Pourtant, 2016 était aussi la date anniversaire des 80 ans du Front populaire, des premiers congés payés. Si l’on remonte au 19e siècle, on observe une tendance inéluctable à la réduction du temps de travail salarié, allant de pair avec l’augmentation de la productivité. C’est une tendance partagée partsilenceout en Europe. La remise en cause de la réduction du temps de travail représente un recul historique.

Il convient de préciser que nous parlons ici du travail salarié (1), exercé sous l’autorité d’un employeur, encadré par une législation que les contrats doivent respecter. Pour être plus précis, on devrait d’ailleurs parler d’emploi, car le travail pourrait être entendu comme toute activité au sens large, sans qu’elle fasse nécessairement l’objet d’une rémunération sociale ou personnelle. Par exemple, nettoyer une rue, garder des enfants, repeindre un appartement, aider une voisine à faire ses courses : emploi, travail ou activité ? Ce sont les notions de lien de subordination et de salariat qui font la différence, mais pas le contenu même de l’action. Ce qui est alors intéressant quand on élargit sa vision, c’est de mesurer à quel point, même si l’emploi diminue, le travail ne manque pas… Et dans tout ça, quand est-ce qu’on respire ?

Dans ce dossier, nous avons souhaité remettre ce sujet en discussion, partant du constat que la réduction du temps de travail de manière choisie pouvait être un levier puissant pour construire une société décroissante, parce qu’elle pose inéluctablement la question de la consommation (quoi, combien ?), la relation de soi au reste du monde (qu’est-ce que je donne, qu’est-ce que je reçois ?), et finalement du sens (pourquoi ?). Nous proposons pour cela de questionner les représentations, analyser les statistiques, écouter les parcours des gens, observer les expériences européennes, relire les philosophes.

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Humeurs et Portraits

Les éditions de L’An Demain viennent de sortir deux livres en ce début décembre…

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Le 2 décembre, à l’ouverture de l’exposition Jean-Louis Engels-Philippe Kandel à la galerie AMJ, a été dévoilé le livre de Philippe Kandel « Portraits » qui présente sous forme d’un ouvrage simple et élégant des portraits-nus, dont une grande partie est exposée à la galerie AMJ sous forme de tirages originaux.
Ce livre est un souvenir magnifique à conserver après la visite de l’exposition, mais c’est aussi un magnifique cadeau pour Noël à offrir à ceux qui ne pourront visiter la galerie.

64 pages  16,5 x 24cm
prix : 20 euros
Éditions L’An Demain en association avec la galerie AMJ

 

‘Bonjour, je suis photographe de portraits-nus, voulez-vous poser pour moi ?’
La question étonne, fait sourire, suscite méfiance ou rires mais provoque le plus souvent une discussion avec la personne interpellée. La question n’est jamais rejetée. De cette première approche découle, ou non, un rendez-vous photographique. Le lendemain ou quelques jours plus tard, une femme ou un homme se met à nu devant mon appareil photographique. Par leur acte volontaire ces inconnus se dévoilent dans l’espace fermé et dépourvu de tout artifice de mon studio. D’autres préfèrent la liberté offerte par la nature. Simple observateur d’une métamorphose dont ils sont les acteurs, je mets en place tous les éléments permettant de créer l’instant d’émotion qui permettra à l’image de naître. Je ne fais que saisir ce qui m’est donné, la force d’un regard, l’ombre d’un sourire, le mal-être d’un corps vieillissant ou sa joie sans contrainte, le triomphe d’un sein, la quiétude ou la plénitude de la vie. La beauté. Un temps photographe scolaire professionnel, je mène ce travail en moyen format, essentiellement en studio.
Philippe Kandel octobre 2016

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Le 9 décembre est sorti en librairie le livre de Patrick Nappez « Humeurs de Narbonne… et d’ailleurs »

Entre 2001 et 2008, le journaliste Patrick Nappez régalait les lecteurs
narbonnais du journal Midi Libre
de ses billets d’humeur.
Des textes courts, percutants, acides,
drôles ou tendres, selon l’air du temps.
Environ cent cinquante de ces billets
ont été réunis dans ce livre.
Si l’humeur souvent varie, l’objet de ces
oscillations reste bien souvent immuable…

176 pages  14,8 x 21 cm
Prix : 12 euros
Éditions L’An Demain

 

Un belle idée de cadeau de fin d’années à offrir aux « vieux » narbonnais comme aux nouveaux arrivants qui retrouveront ou découvriront la plume élégante de Patrick Nappez et qui, sous la légèreté apparente du propos, plongeront dans des réflexions salutaires sur les enjeux de Narbonne…et d’ailleurs !

Les z’indignés numéro 20

indignes20Le journal « Les z’indignés » apporte tous les mois une bouffée d’air frais et des éléments fondamentaux de réflexion. L’aventure éditoriale, militante et sans publicité, se poursuit depuis deux ans dans un contexte difficile pour la presse.
S’abonner pour un an, offrir un abonnement pour les fêtes, c’est un beau geste pour permettre à l’histoire de continuer.

http://www.les-indignes-revue.fr/

Le sommaire du numéro 20 :

Le maldéveloppement guyannais
Propos recueillis par Paul Ariès Les Zindigné(e)s poursuivent leur enquête sur le maldéveloppement planétaire. Les pays du Sud sont dans ce domaine un miroir grossissant de ce qui ne va pas à l’échelle mondiale. Entretien avec Yves Gerry à l’occasion de la publication du livre « Les abandonnés de la République » écrit en collaboration avec Christopher Gruner et Alexandra Mathieu (éd. Albin Michel).

Relocalisation fédéraliste et sociale contre mondialisation néolibérale
Thierry Brugvin, sociologue Actuellement, contre la mondialisation néolibérale, plusieurs courants largement antagonistes font la promotion de la relocalisation. Cette dernière préoccupe autant l’écologie sociale, que les partisans de l’autonomie économique de gauche (la démondialisation de Montebourg), que d’extrême droite. Or, si l’autonomie locale est un fondement des politiques économiques libertaires ou décroissantes, certains secteurs ne peuvent néanmoins pas être complètement délégués au niveau local.
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Pour une écologie chrétienne de gauche
Théologien et pasteur protestant à la Maison Verte (18e arrondissement de Paris) Stéphane Lavignotte est bien connu des milieux écologistes pour ses prises de position et ses engagements. C’est à la Maison Verte, qu’en 1972, se sont rencontrés Michel Foucault et Jean Paul Sartre pour dénoncer un crime raciste à la Goutte d’Or : l’assassinat de Ben Ali Djellali, un adolescent de quinze ans et demi d’origine algérienne, tué d’une balle dans la nuque par le concierge de son immeuble après une altercation. Depuis, les luttes contre le racisme, pour les droits des travailleurs immigrés, les sans papiers ont ponctué la vie de la Maison verte. « C’est dans cette histoire que je mets mes pas, commente Stéphane Lavignotte. C’est à la fois une responsabilité et une liberté. » La parution de son dernier ouvrage « Les religions sont- elles réactionnaires ? » (Textuel) est une belle occasion de nourrir le dialogue pour construire avec les croyants une Objection de croissance amoureuse du bien vivre

Nucléaire civil et nucléaire militaire : un danger pour l’humanité ?
Quels sont les liens entre nucléaire civil et nucléaire militaire ? Nombreux, répondront certains mais d’autres répliqueront que cela ne remet pas en cause nos choix pour construire la société mondiale de demain. Une erreur. Les liens historiques, technologiques, industriels, sociétaux et politiques façonnent nos rapports humains. Le nucléaire civilo-militaire est un danger pour l’humanité.

Les « défricheurs » ont un bel avenir
Eric Dupin, journaliste Face aux adeptes des pas de côté (petits ou grands), Pierre Zarka expliquait dans les Zindigné(e)s qu’on ne fait pas la révolution sans le savoir. Nous avons eu envie de demander au journaliste Eric Dupin de nous parler des « défricheurs » et de leurs rapports au politique
Construire une contre-hégémonie
Entretien avec André Tosel Les gauches comme les milieux de l’objection de croissance ont perdu la bataille des mots. La contre-révolution conservatrice mondiale est ressortie vainqueure du 20e siècle. Comment se construit l’hégémonie ? Qu’est-ce que l’imaginaire néolibéral ? Comment nous y opposer ? Les Zindigné(e)s ont voulu en savoir davantage lors d’un entretien avec André Tosel, philosophe, à l’occasion de la parution de son livre Essai « Pour une culture du futur » (Editions du Croquant).
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Politiques de l’extrême : que sont la gauche et la droite devenues ?
Il faut être aveugle et sourd aux réalités politiques actuelles et aux revendications populaires pour s’interdire de prononcer la banqueroute de la gauche. Partout la droite progresse et, si elle ne gouverne pas, d’autres se chargent pour elle d’appliquer sa politique résolument néolibérale. Cette faillite est totale : idéologique, morale et politique. La banqueroute de la gauche.

La concurrence liberticide et biaisée dans l’Éducation Nationale
L’idéologie néolibérale présente la concurrence libre et non faussée comme une théorie économique. Si on la prend pour ce qu’elle prétend être, on ne peut être que confondu par le simplisme et la naïveté de cette « théorie ». Au contraire, si on l’envisage comme une technique managériale, alors on comprend quels intérêts elle sert et quels sont ses objectifs réels.

Faut-il un dépistage systématique du cancer de la prostate ?
Nicole Delépine, Pédiatre, Oncologue Les Zindigné(e)s militent pour une autre conception et pratique de la médecine. Nous sommes donc aux côtés des lanceurs d’alerte comme le docteur Nicole Delepine. Ce spécialiste des cancers nous précise ici que le dépistage des cancers de la prostate par le dosage des PSA 1 est inutile et dangereux pour les hommes qui le pratiquent. Elle ajoute : « Cette donnée acquise de la science ne mériterait pas qu’on la rappelle si je n’avais été stupéfiée d’être sollicitée, il y a quelques jours, par une pétition en sa faveur lancée par on ne sait quel groupe d’intérêt ».

Indifférences
Yann Fievet, socio-économiste Que vaut, en démocratie proclamée, la vie d’un jeune homme en pleine santé morale, attentif au monde qui l’entoure, révolté de voir ce dernier sombrer lentement sous les coups redoublés d’une économie dévoreuse de tout ce qui justement fait la vie ? Peu de choses, probablement.

 

 

Avec Ceux d’Argeliers : « C’est dans le peuple assemblé que réside la force »

Le 11 Mars 1907, Marcelin Albert et 86 personnes partent d’Argeliers pour rencontrer la commission d’enquête qui étudie la situation viticole à Narbonne. De retour à Argeliers, déçus, ces « 87 » créent le Comité d’initiative de défense viticole.

Narbonne_mai_1907Le 24 Mars ils réunissent 300 personne à Sallèles d’Aude.
Le 31 Mars le meeting à Bize Minervois rassemble 600 personnes
Le 14 Avril, 8000 manifestants se rassemblent à Coursan
Le 21 avril, ils sont 15000 personnes à Capestang
Le 5 Mai 80 à 100000 personnes sont rassemblées à Narbonne
Le 12 Mai on compte 160000 personnes rassemblées à Béziers
Le 19 Mai 180000 à Perpignan
Le 26 Mai 220 à 250000 à Cascassonne
Le 2 juin 250 à 300000 personnes à Nimes
Le 9 Juin 600 à 800000 manifestants à Montpellier
Le 19 Juin, les membres du Comité d’Argeliers sont arrêtés, et le 30 Juin la troupe tire sur les manifestants à Narbonne faisant 5 morts et de nombreux blessés.

L’histoire fut racontée par de nombreux historiens depuis, et elle est dans les mémoires. Mais relire, grâce à cette réédition, le témoignage de Jean Fournel est un moment d’émotion pure.

« C’est dans le peuple assemblé que réside la force », sous titre emblématique du livre, cette phrase résonne en nous tous.
Car loin d’être un échec, la révolte de 1907 a débouché sur des lois importantes réglementant la vigne et le vin qui restent fondamentales aujourd’hui, même si les négociations du Grand Marché transatlantique menacent les avancées obtenues à l’époque.

Mais cette révolte de 1907 racontée par un témoin contemporain fait résonner en nous tous d’autres réflexions. Un siècle plus tard, le peuple cherche à s’assembler face à une crise économique et écologique sans précédent qui crée chômage et misère. En Espagne, en Grèce, e peuple s’est assemblé par millions de manière imprévue par les puissants, et les graines que ces grandes manifestations ont semées germent dans les consciences.

argeliers4ème de couverture
Grâce à ses relations intimes avec Ceux d’Argeliers, Jean Fournel, journaliste de métier au quotidien régional l’Éclair (ancêtre de Midi Libre) nous livre un témoignage rare. Dans un style fluide, précis et agréable – mais avec un  parler « vrai » – il décrit avec précision les caractères de chacun, les habitudes, l’ambiance des villages du Midi au début du XXe siècle et surtout l’organisation du Comité d’Argeliers dont le siège se trouve au Café de Marcelin Albert.
On comprend mieux comment un village a pu organiser une révolte, prête à faire basculer le pouvoir central.
L’auteur, qui a assisté aux événements, connait bien Marcelin Albert et les « 87 ». Au fil des jours, il a tout noté sur ses carnets : les détails, les anecdotes et les phrases prononcées qui apportent proximité et vie à sa narration…
Ce texte exceptionnel de Jean Fournel, publié de façon confidentielle en 1908 et ensuite tombé dans l’oubli, nous plonge dans le quotidien de ceux qui ont impulsé la révolte du peuple vigneron pour un vin naturel de qualité.

Avec Ceux d’Argeliers de Jean Fournel, Editions Chstian Salès  192 pages 19.90 euros

L’ère du peuple

Un autre livre vient de sortir. Il offre aussi une réflexion importante sur le retour du peuple sur le devant de la scène.
« L’ère du peuple » de Jean-Luc Mélenchon, publié par les éditions Fayard, doit être lu sans arrière pensée. En ce début de siècle, la crise écologique ne nous laisse pas de choix, le peuple doit à nouveau s’assembler et imposer l’intérêt général humain comme priorité absolue face à l’oligarchie qui dirige le monde et nous conduit dans une impasse.
Le livre de Jean-Luc Mélenchon est une démonstration brillante qui s’adresse à tous, qui parle à l’intelligence et à la générosité de chaque lecteur.

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4ème de couverture:
Que François Hollande soit menteur, fourbe, servile, et que son projet soit glauque, est-ce une raison pour nous condamner à ne penser qu’à lui et au risque de la disparition de l’idée de gauche qu’ il a usurpée ?
Je propose de voir plus loin que l’horizon désespérant du présent. Regardons le monde fascinant qui s’est constitué sous nos yeux en quelques décennies.
Un monde plein d’êtres humains, couvert de villes, où l’ occupation de la mer elle-même a débuté. Mais un monde engagé dans un changement climatique irréversible et un bouleversement de la hiérarchie des puissances qui menacent l’existence même de la civilisation humaine.
Un monde où surgit un acteur nouveau : le peuple.
Les puissants se moquent de lui, le méprisent, lui bourrent le crâne et insultent tous ceux qui lui donnent la priorité.
Mais si les puissants n’ont plus peur de la gauche édentée par Hollande, ils ont plus peur que jamais du peuple. Sa révolution citoyenne peut tout changer, en commençant par faire entrer la France dans la 6ème République.

L’ère du peuple, de Jean-Luc Mélenchon,  éditions Fayard  140 pages 10 euros

Le 15 mars 1944, il y a 70 ans ……

cnrIl y a 70 ans, le 15 Mars 1944, le conseil national de la résistance adoptait dans la clandestinité, son programme, qui allait après la libération devenir la base des grandes réformes sociales de 1945/1946…

Il y a deux ans, le 6 mai 2012, François Hollande devenait président de la République, et nous savons maintenant qu’il continue depuis le travail de destruction et de dénigrement des idéaux du Conseil National de la Résistance à la suite des coups brutaux portés par Nicolas Sarkozy les 5 années précédentes.

Le livre « Les jours heureux » paru aux éditions de la Découverte en 2010 est toujours d’actualité, je vous le conseille….

Allez voir le film de Gilles Perret « Les jours heureux » s’il passe près de chez vous.

L’éducation populaire est la condition d’un changement, 70 ans c’était hier, mais il nous faut maintenir la flamme vivante !

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Quelques extraits du programme :

Afin de promouvoir les réformes indispensables :

A Sur le plan économique :

  • l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
  • une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;
  • l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
  • le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
  • le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
  • le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

B Sur le plan social :

  • le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
  • un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
  • la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
  • la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
  • un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
  • la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
  • l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
  • une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
  • le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

C Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

D La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée,quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

René Dumont, une vie saisie par l’écologie

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……Ce sont ces problèmes que le mouvement écologique veut soumettre aux Français. Pour les résoudre, il faudra réinventer toute une civilisation. Car nos conditions de vie et de travail continuent à se détériorer, et les inégali­tés sociales s’accentuent. De multiples conflits traduisent cette situation de crise. Elle ne peut que s’aggraver.
C’est un seul et même système qui organise l’exploita­tion des travailleurs et la dégradation des conditions de vie et qui met en péril la Terre entière. La croissance aveugle prônée par les partis ne tient compte ni du bien-être, ni de l’environnement. Dans ce système, le coût de la pollution, puis de la dépollution sont additionnés pour gonfler le chiffre de la production alors qu’en réalité le bilan est nul, voire négatif. Les produits conçus pour se détériorer aussitôt après l’achat, les ordures qui s’accu­mulent, les fabrications d’armes, le recours à des tech­niques toujours plus lourdes et plus dangereuses : notre société s’emballe sans autre objet que de se reproduire….

….Au nom de ce projet, les gouvernements invoquent la mystique du progrès. Soyons clairs : un progrès dont la rançon est si lourde, pour notre santé, pour nos enfants, pour les travailleurs, n’est pas le progrès. La croissance n’a pas supprimé les inégalités en France : elle les a accentuées.
Au contraire, une minorité de privilégiés bénéficie de la croissance et se réserve soigneusement un cadre de vie agréable. Toutes les décisions sont concentrées entre ses mains. La centralisation s’étend à tous les domaines et transforme les citoyens, privés d’information, en robots de la production et de la consommation. Dans ce sys­tème, les femmes n’ont pas le droit à la parole ni même à la liberté de disposer de leurs corps en matière de contraception et d’avortement.
Dans ce système, un Breton n’a pas le droit d’être breton. Les cultures régionales sont niées, l’uniformité est la règle.

Notre « expansion » a été pour une bonne part réalisée grâce au pillage du tiers-monde, du fait du sous-paiement des matières premières, y compris le pétrole jusqu’en 1971. Ce pillage a permis notre invraisemblable gas­pillage de toutes ces denrées. La contrepartie en est la famine qui s’étend de plus en plus, du Sahel à l’Ethiopie, dans les Andes, au Bangladesh et en Inde. La famine est due à la démolition des structures traditionnelles, des habitudes séculaires, des réserves de grains, et à une expansion inconsidérée des cultures d’exportation. Elle est due aussi aux dépenses abusives des élites qui veulent vivre à l’occidentale aux dépens de l’équipement agricole et industriel de leur pays………

9782363830821

Ceci est un petit extrait d’un tract distribué en 1974 pendant la première campagne présidentielle d’un candidat écologiste René Dumont.
René Dumont recueillit 1,32% des suffrages.

Quarante ans ont passés… avons nous avancé ?

Le livre de Jean-Paul Besset « René Dumont, une vie saisie par l’écologie » a été réédité en 2013 par les éditions Les petits matins.

Un livre à lire. Une vie à méditer.
Et j’espère des envies d’actions !

Présentation de l’éditeur :

 » Je suis un honnête homme du XVIIIe siècle égaré au XXe siècle « , disait René Dumont de lui-même. Témoin et acteur d’un siècle dont il a partagé de bout en bout les révolutions, les drames et les désillusions, l’agronome de la faim est resté intensément fidèle à l’horizon qu’il s’était fixé dès sa jeunesse : nourrir les hommes en se préoccupant d’abord des multitudes paysannes des pays du Sud, ces nouveaux damnés de la terre auxquels même la terre se dérobe. Dix ans après sa mort, au moment où le vieux monde s’effondre, on s’aperçoit que les lucidités de ce crapahuteur des savanes et des steppes éclairent crûment les principales tendances de l’époque. Les vérités de Dumont, tirées d’innombrables voyages d’étude sur les terrains de la planète, constituent autant de morceaux de bravoure qui sont devenus aujourd’hui les repères d’un nouveau monde qui peine à naître. Cet homme rétif à tous les dogmatismes, réformateur radical, moraliste intransigeant, accompagna les grandes causes de l’humanité – le socialisme, le pacifisme, le tiers – mondisme, le féminisme – jusqu’à devenir, lui le héraut du productivisme agricole, un pionnier flamboyant de l’écologie, dont il fut le premier à porter les couleurs lors de l’élection présidentielle de 1974. . Un homme à part, un homme libre.

La fameuse vidéo du verre d’eau :

Amoureux du bien vivre….

Je recommande absolument ce livre de Paul Ariès, « Amoureux du bien vivre » qui sous des dehors simples nous offre une réflexion lumineuse sur un avenir à trouver pour la planète et ses habitants.

9782354721633

La présentation de Paul Ariès:
Je suis un Objecteur de croissance amoureux du Bien-vivre. Ce positionnement tient à la conviction que quelque chose se cherche au sein des multiples forces qui luttent pour la justice sociale et écologique en Europe, mais aussi en Asie, en Afrique et dans les Amériques. Nos amis sud-américains parlent désormais ouvertement d’un « socialisme du Buen-vivir » et plus seulement de « Buen-vivir », ancrant ainsi ce nouveau mouvement dans une longue tradition révolutionnaire. Nos amis africains puisent dans la philosophie négro-africaine de l’existence de qui nourrir un socialisme africain pour le 21e siècle, un socialisme nécessairement antiétatique, un socialisme nécessairement communautaire, un socialisme fondé sur l’être davantage que sur l’avoir. Nos amis asiatiques se retrouvent derrière des notions comme la pauvreté écologique pour penser aussi un monde égalitaire et fraternel. Le moment est venu d’opposer en France, comme dans les autres continents, une écologie des pauvres à l’écologie des riches, une écologie des pauvres qui ait la capacité de changer l’objet même de l’écologie, une écologie des pauvres qui ouvre de nouveaux chemins. Les gauches ont en réserve des potentialités considérables tant la difficulté de marier le « rouge » et le « vert » ne tient pas au retard mais au double fléau du social-libéralisme et du stalinisme anticommuniste. Des Amériques à l’Afrique en passant par l’Asie et l’Europe de nouveaux chemins sont frayés qui conduisant à une nouvelle articulation de la justice sociale et de la justice écologique sur la base d’une remise en cause conjointe du capitalisme, du productivisme et de l’étatisme. Ce nouvel essai est donc un cri d’espoir

Le monde d’après …

Tiens,on se réveille en 2014 et le chômage n’a pas baissé…
« C’est la faute à la crise, c’est dû à l’absence de croissance, ça ira mieux quand les charges des entreprises baisseront, il faut libéraliser l’économie, baisser les impôts… »
Que n’entend-on pas comme commentaires désolants de conformisme, de tous horizons?
Proposer le retour de la croissance « comme avant » comme solution, c’est un peu comme se taper sur la tête avec un marteau quand on a la migraine!
Notre librairie est remplie de livres qui pour beaucoup ouvrent d’autres perspectives, qui analysent et dénoncent les dégâts écologiques et humains du « progrès » pour d’autres.

9782707175472« Une autre Histoire des trente Glorieuse » est un livre très original et extrêmement utile que je recommande vivement à tous les « commentateurs » précités.
Ce retour en arrière critique et documenté analyse les trente glorieuses dans les faits et aussi dans la tête des acteurs. Car si la foi dans la croissance avait quelques raisons d’être au sortir de la guerre (encore que les conséquences prévisibles avaient été analysées depuis longtemps par de nombreux écrivains et philosophes depuis le XVIIIème siècle), la poursuite de la folie et son accélération dans les années 70 et 80 n’a pu se faire qu ‘en écrasant les oppositions par la force souvent, par la corruption des esprits toujours.
Et comprendre cette époque récente est une aide précieuse pour se libérer des réactions pavloviennes qu’on nous impose face à la situation de ce début de siècle.

Présentation de l’éditeur

Comme était doux le temps des « Trente Glorieuses » ! La démocratisation de la voiture et de la viande ! L’électroménager libérant la femme ! La mécanisation agricole éradiquant la famine ! La Troisième Guerre mondiale évitée et la grandeur nationale restaurée grâce à la dissuasion nucléaire ! Etc. Telle est aujourd’hui la vision dominante de cette période d’« expansion », objet d’une profonde nostalgie passéiste… au risque de l’aveuglement sur les racines de la crise contemporaine.
À rebours d’une histoire consensuelle de la modernisation, cet ouvrage dévoile l’autre face, noire, du rouleau compresseur de la « modernité » et du « progrès », qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradié.e.s des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvrier.ère.s de l’amiante ou des mines d’uranium contaminé.e.s, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d’ordre de la « croissance » et de la publicité…
Les conséquences sociales et environnementales des prétendues « Trente Glorieuses », de leur mythologie savamment construite par les « modernisateurs » eux-mêmes, de leurs choix technico-économiques et de leurs modes de vie, se révèlent aujourd’hui très lourdes. Il nous faut donc réévaluer la période et faire resurgir la voix des vaincu.e.s et des critiques du « progrès » (de l’atome, des pollutions, du productivisme et du consumérisme) antérieures à 1968. L’enjeu est non seulement de démonter les stratégies qui permirent alors de les contourner, mais aussi de les réinscrire dans les combats politiques et écologiques contemporains.

Une autre histoire des « Trente Glorieuses »
Modernisation, contestations et pollutions dans la France d’après-guerre

Céline Pessis, Sezin Topçu, Christophe Bonneuil

Editions La Découverte

Saison des soldes…

zero

Les soldes d’hiver ont commencé. Nos livres restent au même prix, Zéro pour cent sur tous les rayons !!!

Depuis l’introduction de la loi Lang en 1985, le prix du livre est fixe en France (un des derniers exemples de prix encadré dans un océan de libéralisme sauvage et de capitalisme débridé!)
Est ce que cela a sauvé les petites librairies?
Sujet souvent débattu, mais comme dans tous les cas de verre à moitié plein, on se demande s’il n’est pas à moitié vide.
« Could be worse! » disent les anglos-saxons (ça pourrait être pire), et c’est en effet pire aux Usa ou en Angleterre où l’absence de prix unique a quasiment tué toutes les librairies indépendantes. Mais le sort des petites librairies sera le sujet d’un autre post un autre jour, aujourd’hui, c’est les soldes…

Tout autour de nous, tout se vend en solde à moins 50% ou moins 80%.
Le consommateur semble content, mais en arrière fond, pendant qu’il paye à la caisse, il se dit « mais alors en temps normal, je me fait rouler et le commerçant se fait plein de fric sur mon dos ».
Et ce n’est pas une argumentation sur « le prix moyen annuel rapporté au prix d’achat moyen moins les pertes et les démarques inconnues » qui ne va l’éclairer.
La vraie question me semble un peu plus philosophique : doit on accorder une valeur au prix de vente, l’argent représente-t-il la valeur des choses ?
A travers cette débauches d’affiches gigantesques avec d’énormes -50% rouges partout dans nos villes, nos boites aux lettres, nos boites mail, nos radios, que dévalorise-t-on en premier?
La vraie valeur des biens, c’est d’un coté le travail des gens qui ont contribué à sa production, et de l’autre l’utilité personnelle ou sociale du bien lui même, associée à sa durabilité.
Alors -50%, ça pourrait signifier le mépris et l’exploitation des travailleurs d’un coté, et l’inutilité sociale et l’obsolescence du produit de l’autre coté?

Le prix de nos livres ne bouge pas: ils sont le juste prix qui rémunère (peu) l’auteur, l’éditeur, l’imprimeur, le libraire, et les livres sont utiles et durables, durables, durables, on peut les prêter, les relire, les échanger… (enfin, si ce ne sont pas des livres numériques! Autre vaste sujet)

Vive les livres et la lecture!