Dire non ne suffit plus….

Dire non ne suffit plus !

Le nouveau livre de Naomi Klein vient de paraitre en français aux éditions Actes Sud
(224 pages, 21,80 euros)
Important, comme d’habitude…

Le site Bastamag publie une interview de Naomi Klein à lire  ici 
En voici le début

 

Pour la journaliste canadienne Naomi Klein, l’élection de Donald Trump n’est pas un accident de l’histoire. Dans son nouveau livre, Dire non ne suffit plus (Actes Sud), elle analyse les processus délétères qui ont abouti à l’élection d’un homme dont la vision du monde est fondée sur la domination et l’impunité. « Le risque serait de considérer qu’il suffit de se débarrasser de ce monstre pour que tout s’arrange » alerte t-elle, dans un contexte où la montée des politiques autoritaires et xénophobes est un phénomène mondial. Comment agir pour sortir des crises multiples qui nous assaillent ? Entretien.

Basta ! : En quoi les politiques de Donald Trump sont-elles à la fois nouvelles et la poursuite des pires tendances de ces dernières décennies ?

Naomi Klein : Il est dangereux d’analyser l’élection de Trump comme une rupture. Trump est bien une nouvelle sorte de politicien : il est la fusion de l’homme et de la grande entreprise. Il a besoin d’apposer sa marque dans tous les espaces disponibles et a réussi à faire de son nom le symbole de la réussite matérielle, le héros par excellence de la success story capitaliste. Mais au final, Trump est entièrement le produit de la culture nord-américaine, l’étape ultime d’un processus engagé depuis longtemps. Aussi excessif soit-il, il est moins une aberration qu’une conséquence logique, la créature d’un système de pensée puissant qui se sert de la race pour mettre en œuvre des politiques économiques impitoyables…..

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Le vélo pour changer le monde ?

Le vélo peut-il changer nos sociétés ?
Prenons l’occasion de la sortie de deux livres importants pour reposer la question.

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« Le pouvoir de la pédale » de Olivier Razemon qui vient de paraitre en édition de poche (éditions de l’échiquier) à 7,50 euros est sous-titré « comment le vélo transforme nos sociétés cabossées »

Le livre « Bike Nation » de Peter Walker, paru il y a quelques mois au Royaume Uni, est sous titré « How Cycling Can Save The World »  (comment le vélo peut sauver le monde).

Et ce n’est pas par hasard que les auteurs de ces livres sont des journalistes travaillant à Paris et Londres pour les « quotidiens de référence » : Le Monde pour Olivier Razemon, « The Guardian » pour Peter Walker.
Il sont tous deux rédacteurs de blog très suivis:
The guardian Bike Blog 
L’interconnexion n’est plus assurée

Leur métier et leur pratique quotidienne du vélo dans une grande ville leur a permis de synthétiser des éléments connus mais disséminés et les a conduit à une conclusion évidente : le vélo est l’avenir des transports, mais aussi la clé pour refaire nos villes et le monde (et bien plus, vous en lirez de belles démonstrations)
Leur curiosité et leur métier les a incités à tenter dans un livre « grand public » de convaincre et éduquer largement. Tous deux ont la volonté de s’adresser au plus grand nombre et utilisent donc les méthodes et les moyens du journalisme d’investigation, le style simple du quotidien, l’humour, l’émotion, l’appel à la propre expérience du lecteur…
Tous deux espèrent, par leurs écrits, aider à « changer la vie »…

Ce sont deux livres de lecture facile  (enfin pour le cas du livre de Peter Walker, il faut être anglophone car il n’est pas -ou pas encore- traduit en français!!!), des livres qu’on a envie de partager, des livres qui redonnent confiance dans l’avenir….

Voilà donc le rôle nous est imparti, simples cyclistes du quotidien et militants d’un monde plus doux : achetons ces livres, offrons les, commentons les sur nos blogs et nos pages Facebook….
Et merci à Peter Walker et Olivier Razemon de les avoir écrits….

 

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Je dois rendre hommage aussi à Frédéric Héran et son livre « Le retour de la Bicyclette » paru aux éditions La Découverte. Ce livre d’un chercheur est lumineux et passionnant.
C’est la « bible » indispensable à toute personne intéressée par la question des transports dans nos sociétés.

J’en ai déjà longuement parlé sur ce blog , et vendu un grand nombre à la librairie : mais si vous ne l’avez pas encore lu, vous savez ce qui vous reste à faire !!!!

 

« Algorithme mon amour … »

La bombe atomique d’Hiroshima a marqué un tournant dans le XXème siècle, qu’Alain Resnais a élégamment mis en scène dans son film « Hiroshima mon amour… »
Et depuis chacun sait que les dangers du nucléaire sont une épée de Damoclès permanente sur l’avenir de l’humanité.

La fascination actuelle pour le numérique  risque de nous cacher les dangers pour l’avenir de l’humanité que ces technologies recèlent. La bombe numérique n’a pas explosé, mais les dégâts humains sont déjà là. Et l’asservissement se fait de manière subtile et indolore…

La lecture de ces deux livres est essentielle.
Je les conseille absolument, car seule la compréhension des enjeux par les citoyens permettra (peut-être) d’arrêter cette nouvelle machine à broyer l’homme.

51c5RM2dXxLLa nouvelle servitude volontaire

Philippe Vion-Dury

Avec comme crédo la volonté de changer le monde, c’est au coeur de la Silicon Valley que se façonne la société numérique. Portées par une spectaculaire réussite économique, les entreprises de haute technologie veulent dessiner un monde meilleur en prenant en main la majorité des aspects de notre quotidien, en généralisant la prédiction algorithmique. L’homme devient intégralement transparent, immatériel. La liberté de choisir, la créativité et l’émancipation sont désormais remplacées par l’anticipation, la prédiction et la régulation. C’est bien plus qu’une révolution numérique ; c’est un véritable projet politique qui est à l’oeuvre. Avec rigueur et précision, Philippe Vion-Dury révèle que les technologies sont porteuses d’une idéologie et d’un projet de civilisation. Il démontre que les modèles prédictifs, les algorithmes et les objets connectés instaurent une société du contrôle dans laquelle l’individu, comme le collectif, abandonne la maîtrise de son destin. Il explique comment la peur de se confronter à la solitude, à l’altérité et à l’échec nous conduit à une nouvelle servitude volontaire.
255 pages – 20 euros
Editeur : FYP EDITIONS (octobre 2016)

 

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critique de la raison numérique
Eric Sadin

Le mouvement de numérisation à l’oeuvre depuis une trentaine d’années gagne aujourd’hui des pans de plus en plus étendus de la réalité via l’extension des capteurs et des objets connectés. Dorénavant, les flux de data témoignent de la quasi-intégralité des phénomènes, s’érigeant comme l’instance primordiale de l’intelligibilité du réel. Une connaissance sans cesse approfondie s’instaure, orientant en retour les décisions individuelles et collectives au prisme d algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés. Les technologies informationnelles imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une raison numérique établie sur l’appréhension et l’évaluation en temps réel des faits ordonne désormais les pratiques du commerce, de l’enseignement, de la médecine, les rapports aux autres, à soi-même, à la ville, à l’habitat…
Ce livre examine, en s’appuyant sur une foultitude d’exemples, la quantification et la marchandisation intégrales de la vie qui s’instituent, soutenues par l’industrie du traitement des données, aujourd’hui dotée d’un pouvoir qui perturbe nombre d’acquis démocratiques fondamentaux.
Avec une rare lucidité et une écriture d’une précision clinique, Éric Sadin dévoile les impensés, analyse les processus en cours, dresse une cartographie détaillée des forces à l’ oeuvre… Observations et réflexions qui dessinent une nouvelle condition humaine, et en appellent à la politisation des enjeux induits par la puissance toujours plus totalisante détenue par les systèmes computationnels. 
278 pages – 17 euros
Editeur : L’ECHAPPEE (2015)

Pour ne pas oublier….

Pour ne pas oublier….

Notre monde va si vite, que le présent disparait poussé par la recherche permanente de l’illusion du bonheur apportée par la consommation de nouveautés…
Tout notre système consumériste libéral est basé sur cette insatisfaction pernicieuse qu’entretient le désir de neuf et d’émotions nouvelles.

Y’a t il encore une place pour la préservation de la mémoire et du patrimoine ?

alaricJe n’ai pas encore présenté sur ce blog la collection des ouvrages écrits et édités par l’association « Vilatges al pais« .
Depuis des dizaines d’années cette association, aidée par le Conseil Général, travaille à préserver, enregistrer et diffuser la mémoire des villages de l’Aude.
Les livres qui synthétisent ce travail, qui a comporté en amont de nombreuses réunions et entretiens, sont des objets éditoriaux inclassables.
Le dernier opus est consacré à l’Alaric et s’intéresse aux communes de Barbaira, Camplond’Aude, Capendu, Comigne, Douzens, Fabrezan, Floure, Fontcouverte, Fontiès d’Aude, Largesse, Montlaur, Monze, Moux, Pradelles-en-Val et Ribaute.
Venez les feuilleter à la librairie, vous découvrirez tout un monde …

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Il reste quelques exemplaires à la librairie du volume consacré au Canton de Coursan qui date de 2005 et qui est quasi épuisé…

Mais sera-il réimprimé? Et le travail de l’association Villages al Pais pourra-t-il continuer?
Car comme signe supplémentaire de l’oubli, le Conseil Général et autres financeurs ont réduit leur aide et l’avenir n’est pas sûr pour ces retours vers le passé.

 

 

 

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Jacques-Michel DUCROS est un autre cas à part !
Retraité, il s’est mis à écrire, rechercher, rassembler, photographier sa région d’adoption et a écrit des ouvrages sur le patrimoine des Corbières, de Narbonne, de Perpignan…
Il pensait au début s’adresser aux touristes: ses livres, dont il a lui-même réalisé les cartes, les photos et les textes si rigoureux qu’ils en deviennent poétiques, s’adressent en fait à nous tous, à notre besoin de nous retrouver les pieds sur sur terre…
Auto-édités, imprimés à Narbonne, distribués par l’auteur, ces livres méritent l’attention de chacun…

 

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Les éditions du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise font depuis des années un travail remarquable avec leurs Cahiers du Parc.
Collection pluridisciplinaire, ouvrages souvent collectifs, travail éditorial qui s’affirme d’année en année, mais diffusion bien trop confidentielle (compliquée par le caractère public du PNR).
Apportons tous notre soutien à ce travail irremplaçable…

 

La fin du patrimoine ?

Si vous avez des doutes sur les risques de disparaisse cette relation indispensable avec le passé et le territoire, allez jeter un oeil sur le site internet « touristique » chargé de vanter auprès des touristes la région le territoire du Grand Narbonne
Visit-lanarbonnaise.com

Un prochain post de blog reviendra bientôt sur cette question : voulons-nous vraiment comprendre et conserver les expériences du passé, connaitre et diffuser l’histoire pour agir au présent de manière à préserver l’avenir de la planète et de notre humanité ?

En attendant, soutenons, pendant qu’il est encore temps, les passeurs du patrimoine et leurs publications « à l’ancienne » sans site internet ni quadrichromie cliquante !!!
Tous ces livres sont en vente à la librairie L’AN DEMAIN en plein coeur historique et patrimonial de Narbonne…..

 

 

 

 

La résistance au progrès, hier, aujourd’hui et… demain

Certains d’entre nous ont un peu plus de temps en été pour lire et penser.
Et nous en aurions tous bien besoin face à l’impasse de la civilisation humaine.

Voici quatre livres, choisis dans les rayonnages de la Librairie L’An Demain (parmi bien d’autres sur le sujet)
Regarder dans le rétroviseur, analyser les luttes et les échecs, chercher à comprendre dans le siècle passé les causes et des solutions peut-être…
Des livres que je vous conseille : lire, partager et en parler…….

TECHNO-CRITIQUES 
Histoire de la résistance au « progrès » technique
François Jarrige
Editions La découverte 28 euros

Techno-critiquesLes techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique.
Contre l’immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s’est ainsi constituée : ce livre d’histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une  » croissance  » aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.

 

LA REVOLTE LUDDITE  Briseurs de machines à l’ère de l’industrialisation
Kirkpatrick Sale
Editions L’Echappée  19 euros

luddites21811. Alors que la révolution industrielle s’apprête à rendre l’Angleterre méconnaissable, bris de machines, incendies et émeutes se multiplient dans les manufactures. Des redresseurs de torts viennent de déclarer la guerre aux «machines préjudiciables à la communauté». Puisque les artisans doivent faire le deuil de leur savoir-faire et migrer vers les villes, les Luddites se dressent contre la dépossession machinique. À l’heure de la biométrie, du tout-numérique et des technologies du vivant, le récit de Kirkpatrick Sale, journaliste et écrivain américain, est un cinglant plaidoyer contre le capitalisme industriel.
«Une éruption violente des sensibilités contre le capitalisme industriel débridé».

E. P. Thompson, historien anglais.

 

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LES LUDDITES EN FRANCE
Résistances à l’industrialisation et à l’informatisation
Collectif
Editions l’Echappée  22 euros

Alors que la révolution industrielle s’apprête à bouleverser tous les rapports sociaux, bris de machines, incendies et émeutes se multiplient dans les manufactures. Des artisans refusent de faire le deuil de leurs savoir-faire et de migrer vers les villes. Ils déclarent la guerre aux  » machines préjudiciables à la communauté  » qu’ils détruisent à coups de masse. Si les luddites anglais sont passés à la postérité, leurs homologues français briseurs de machines –  » primitifs  » selon les uns,  » réactionnaires  » selon les autres – ont été jetés aux oubliettes de l’histoire. Ce livre entend les réhabiliter et leur redonner une juste place dans une histoire du socialisme jalonnée de grandes batailles durant lesquelles ils se sont illustrés : de la Révolution française aux récentes résistances à la tyrannie technologique, en passant par les journées de juillet 1830, la révolution de 1848 ou encore les années 1980. Cette histoire méconnue du luddisme à la française nous révèle des mouvements souvent peu organisés et parfois spontanés, mais farouches défenseurs de l’égalité sociale et de la liberté quotidienne. Contrairement aux idées reçues, on arrête parfois le progrès…

 

L’AGE DES LOW TECH
Philippe Bihouix
Editions du Seuil  19,50 euros

low techFace aux signaux alarmants de la crise globale – croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée – on cherche à nous rassurer. Les technologies  » vertes  » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les  » basses technologies « . Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

 

Dédicace Julie Matignon samedi 1er juillet


 

 

 

Julie Matignon, écrivaine Narbonnaise, dédicace son recueil de nouvelles « Même moi » à la librairie L’An Demain Samedi 1er juillet à partir de 15h

Même Moi  nouvelles de Julie Matignon
publié par les éditions L’An Demain
144 pages 15 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite vidéo de présentation du livre « Découvrir Narbonne  »

publié par les éditions de l’An Demain.
à partager largement…. pour faire connaitre le livre et la librairie,
car les temps sont durs pour le petit commerce indépendant !!!

Des arbres et des microbes….

La survie de l’espèce humaine sur terre ne tient plus qu’à un fil…
Pourquoi ce fait évident continue à passer inaperçu de nos concitoyens qui élisent des hommes politiques qui nient l’évidence (Trump aux USA, mais aussi Macron en France), inaperçu aussi des décideurs et des journalistes faiseurs d’opinion ?

Comment peut on encore ne pas voir que tout ce que l’homme continue à détruire nous approche inexorablement du point de non retour.
Les rythmes des grands cycles du climat, des grands cycles des éléments, des forêts, des  populations bactériennes ou de l’extinction des espèces sont si largement différents de la durée d’une vie humaine que l’homme égo-centré a perdu toute compréhension du monde qui l’entoure.

Pour retrouver un sens, l’homme n’a plus que son cerveau, son raisonnement, ses pensées. Les livres peuvent alors jouer un grand rôle, s’il sont lus !
Mais le sont-ils encore ?

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La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben a été acheté par plus de 650000 personnes en Allemagne et traduit en 32 langues. Ses millions de lecteurs en tireront-il les conclusions qui s’imposent à sa lecture : l’homme n’est pas le centre de tout mais sa vie dépend des autres formes de vie sur Terre…

éditions Les Arènes
264 pages 20,90 euros

 

 

 

 

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Le manifeste pour une agriculture durable de Lydia et Claude Bourguignon fait moins de 70 pages et n’aura pas le même succès.
Il le mériterait : ce manifeste crie à l’humanité qu’elle court à la famine si elle continue de détruire ses sols et leur vie microbienne comme elle le fait depuis un siècle.
Mais les deux auteurs l’affirment (et ce fut le sens de toute leur vie engagée) : il est encore (tout juste) temps de tout changer !

éditions Actes Sud
70 pages  9 euros

 

Lisons, partageons ces deux livres et bien d’autres puisque le monde semble sourd….

Humeurs et Portraits

Les éditions de L’An Demain viennent de sortir deux livres en ce début décembre…

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Le 2 décembre, à l’ouverture de l’exposition Jean-Louis Engels-Philippe Kandel à la galerie AMJ, a été dévoilé le livre de Philippe Kandel « Portraits » qui présente sous forme d’un ouvrage simple et élégant des portraits-nus, dont une grande partie est exposée à la galerie AMJ sous forme de tirages originaux.
Ce livre est un souvenir magnifique à conserver après la visite de l’exposition, mais c’est aussi un magnifique cadeau pour Noël à offrir à ceux qui ne pourront visiter la galerie.

64 pages  16,5 x 24cm
prix : 20 euros
Éditions L’An Demain en association avec la galerie AMJ

 

‘Bonjour, je suis photographe de portraits-nus, voulez-vous poser pour moi ?’
La question étonne, fait sourire, suscite méfiance ou rires mais provoque le plus souvent une discussion avec la personne interpellée. La question n’est jamais rejetée. De cette première approche découle, ou non, un rendez-vous photographique. Le lendemain ou quelques jours plus tard, une femme ou un homme se met à nu devant mon appareil photographique. Par leur acte volontaire ces inconnus se dévoilent dans l’espace fermé et dépourvu de tout artifice de mon studio. D’autres préfèrent la liberté offerte par la nature. Simple observateur d’une métamorphose dont ils sont les acteurs, je mets en place tous les éléments permettant de créer l’instant d’émotion qui permettra à l’image de naître. Je ne fais que saisir ce qui m’est donné, la force d’un regard, l’ombre d’un sourire, le mal-être d’un corps vieillissant ou sa joie sans contrainte, le triomphe d’un sein, la quiétude ou la plénitude de la vie. La beauté. Un temps photographe scolaire professionnel, je mène ce travail en moyen format, essentiellement en studio.
Philippe Kandel octobre 2016

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Le 9 décembre est sorti en librairie le livre de Patrick Nappez « Humeurs de Narbonne… et d’ailleurs »

Entre 2001 et 2008, le journaliste Patrick Nappez régalait les lecteurs
narbonnais du journal Midi Libre
de ses billets d’humeur.
Des textes courts, percutants, acides,
drôles ou tendres, selon l’air du temps.
Environ cent cinquante de ces billets
ont été réunis dans ce livre.
Si l’humeur souvent varie, l’objet de ces
oscillations reste bien souvent immuable…

176 pages  14,8 x 21 cm
Prix : 12 euros
Éditions L’An Demain

 

Un belle idée de cadeau de fin d’années à offrir aux « vieux » narbonnais comme aux nouveaux arrivants qui retrouveront ou découvriront la plume élégante de Patrick Nappez et qui, sous la légèreté apparente du propos, plongeront dans des réflexions salutaires sur les enjeux de Narbonne…et d’ailleurs !

Un été pour re-découvrir Narbonne ?

La ville de Narbonne est elle en train de se retrouver une place au soleil ?
D’innombrables indices ces derniers mois nous permettent de se poser la question, sinon d’apporter une réponse.

Commençons par voir du côté des livres (c’est le blog d’une librairie après tout, et de plus notre maison d’édition est au centre du sujet!)

Trois livres sur Narbonne sont sortis ces derniers mois, et ont été conçu sans concertation même si maintenant les auteurs/éditeurs se retrouvent.

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-Découvrir Narbonne, publié par les éditions L’An Demain.

Notre guide de découverte, sorti le 21 mai et dont on a longuement parlé ici, trouve son public et reçoit des critiques très favorables, et des réactions de lecteurs enthousiastes que votre serviteur, auteur du livre, taiera ici….
Ici le lien vers l’article du Blog de Michel Santo (merci à lui)
 un lien vers l’article de L’Indépendant.
Le guide est dorénavant disponible dans les librairies de Narbonne, dans de nombreux commerces narbonnais et à la boutique du Palais des Archevêques… Nous y reviendrons…

 

ballade a narbonne1Ballade à Narbonne de Frédéric Lheureux est sorti le 23 juin.
L’auteur y présente une vingtaine de lieux emblématiques de Narbonne en alexandrins, en photos originales et en textes traduit en trois langues.
Le livre est bien sûr disponible à la lirairie au prix de 18 euros.

 

Bonneau1Narbonne par Laurent Bonneau , publié par les éditions narbonnaise Passé Simple, est le dernier sorti, présenté au public le 8 juillet.
Pendant un an, jour pour jour, de janvier 2015 à janvier 2016,  Laurent Bonneau a parcouru la ville de Narbonne « par les toits », dessinant une centaine de « vues en hauteur pour se dégager du point de vue habituel que l’on a depuis la rue. »
Ses dessins sont reproduits dans un ouvrage de qualité, sà la mise en page simple et élégante, à un prix sympathique de 20 euros.
Les dessins originaux de Laurent Bonneau seront exposés et mis en vente tout l’été du 13 juillet au 31 août, à la galerie AMJaumaud voisine et dorénavant indépendante au 4 rue Cabirol. Dessins originaux et/ou livre de reproductions, les oeuvres de Laurent Bonneau vont accompagner l’été à Narbonne.

Si on ajoute la récente sortie du livre sur Paul TOURNAL de de Jean Guilaine et Chantal Alibert, paru début Juin aux éditions Odile Jacod,  et la prochaine réédition à l’automne du livre de Chantal Alibert sur Narbonne et son patrimoine, les indices d’un regain d’attention pour Narbonne se précisent…..

 

Côté géographie et politique, la création de la nouvelle région et le choix de son nom ont radicalement modifié la position et la perception de Narbonne en quelques mois.

regionoccitanieCertes Narbonne n’a jamais été historiquement une capitale pour la grande Occitanie, et son rôle de capitale régionale n’a duré « que » quelques siècles après la création de Narbo Martius.
Certes, le canal du Midi a snobé Narbonne et la ligne de chemin de fer a failli l’éviter aussi. Mais la géographie se venge. Narbonne est dorénavant un centre géographique de la nouvelle région, noeud ferroviaire et autoroutier incontournable.
Dès à présent de nombreuses structures associatives, politiques, citoyennes, et même administratives se donnent rendez-vous à Narbonne pour des rencontres, pour faire travailler ensemble les structures des ex-régions.
La nécessité, l’habitude et l’accueil agréable que recevront ces nouveaux visiteurs, tout cela devrait changer d’ici quelques années l’image et l’attractivité de Narbonne.

A suivre…..

 

 

 

 

 

Robert MORAN en dédicace le samedi 2 juillet…

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DÉDICACE
Robert MORAN
Sur une feuille d’érable rouge

Le héros de cette biographie « imaginée », mais fondée sur bon nombre de faits réels, découvre l’Empire du Milieu dans une bande dessinée pour enfants parue en 1940. Dès lors, ce pays et sa civilisation ne quitteront plus ses rêves.
Son diplôme de langue chinoise en poche, il entre au Ministère des Affaires étrangères. La reconnaissance de la République Populaire de Chine par le gouvernement du général de Gaulle et les échanges culturels qui en résultent sont pour lui l’occasion de se porter volontaire et de s’expatrier comme professeur de français à l’université de Pékin.
D’un tempérament très romantique, il imagine une femme idéale, qu’il rencontre en Chine. Elle est eurasienne, fille d’un révolutionnaire espagnol engagé dans la Longue Marche.
Adoptés par un ancien commandant de l’Armée de Libération, ils traversent ensemble la Révolution culturelle, au cours de laquelle le héros tient au jour le jour un journal soigneusement caché qui apporte un éclairage inédit sur cette période terrible.

Venez rencontrer l’auteur, faire dédicacer votre livre
de 11 h à 12h30 et de 16 h à 17h

 

L’Indépendant et le Midi Libre du 26 Juin consacrent une page à la vie et l’oeuvre de Robert MORAN

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