« petite » histoire de Narbonne…

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La Petite Histoire de Narbonne écrite par David-Pierre Roou et publiée par les éditions Cairn n’est « petite » que par le format du livre, propre à cette collection (18 x 12 cm !!).

C’est un livre étonnant et réussi qui raconte la grande histoire de Narbonne dans l’ordre chronologique, mais en analysant les époques de telle manière qu’en refermant le livre on se sent soudain plus riche et plus apte à comprendre Narbonne,  avec l’envie d’en savoir plus, livres ou conférences aidant.
Et même si on croit déjà tout savoir de la complexe histoire de la ville, on admire la sureté des analyses et la clarté pédagogique du propos.

Un livre à se procurer fissa, à lire, à relire et partager !!!

Petite Histoire de Narbonne  par David-Pierre Roou
éditions Cairn  164 pages   12 euros

Une critique de lecteur :

J’ai acheté ce livre en pensant aux livres sur Narbonne parus ces dernières années, en particulier ceux de Gilbert Gaudin ou Chantal Alibert en collectif ou non, et j’étais curieux de voir comment il se situerait. D’entrée rien de très nouveau et des illustrations avec des photos connues mais l’écriture étant fluide et agréable, j’ai poursuivi. Je dois dire que j’ai lu la suite quasi d’une seule traite tant le fil conducteur de cette ville tôt enserrée dans des murailles et qui ne s’en est libérée que récemment, m’a captivé. J’ai apprécié que le récit soit largement documenté. C’est la marque d’un travail de recherche approfondi et argumenté. Pour autant le rythme du récit, les rebondissements historiques, permettent une lecture distrayante. Les livres de Chantal Alibert et de Gilbert Gaudin m’avaient livré des facettes et des analyses toutes différentes et passionnantes sur Narbonne et le narbonnais, ce livre de David-Pierre Roou « Petite Histoire de Narbonne » en donne encore une autre et complète pertinemment l’ensemble. Je garderai ce livre dans ma bibliothèque de référence.
Bernard Maurice

Une interview de l’auteur dans l’Indépendant du 23 juin :

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Discovering Narbonne est paru !

La version anglaise de notre guide de Narbonne : Discovering Narbonne, A walk through the town in twelve stages est disponible à partir du 10 avril en librairie.

La traduction est l’oeuvre de deux amoureux de Narbonne, Marguerite Paffard et Claude Bernaus, qui ont su en faire un texte en langue anglaise qui parlera au coeur des nombreux visiteurs anglophones de Narbonne, et sera accessible et  utile aux visiteurs de toutes nationalités. Merci à eux.

La version anglaise de ce guide répond à un besoin évident, car il existe très peu d’ouvrages en langue étrangère sur l’histoire et le patrimoine de Narbonne.
Une version en espagnol est envisagée pour l’an prochain… peut être…

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Presentation :
The discovery of a town steeped in history is always an emotional journey and is best
undertaken following a guided path which helps us interpret the signs of the past. Over the centuries Narbonne developed, sometimes being rebuilt on the same foundations
within the constraints of its walls and at times from its own ruins. All is present but much is hidden from view. The raison d’être of this book is to guide the visitor on an exploration of the town.
Twelve Stages in space : this guide invites you to discover the town by providing a walking itinerary which can be completed in a few hours or dipped into at leisure.
Twelve stages in time : each stop is illustrated by a simple description of the elements and events which have forged the history of the sites visited.  Few people are left indifferent to the story of Narbonne. If you do not yet know the town and its history you will not be disappointed; the discovery is a beautiful adventure.
Martin Guillemot

Titre : Discovering Narbonne, A walk through the town in twelve stages
Auteur : Martin Guillemot
Traduction : Marguerite Paffard et Claude Bernaus
32 pages
21 cm  x 29,7 cm
ISBN : 979-10-92610-30-7
Prix : 9,90 euros
Éditions L’An Demain

Le livre peut être commandé sur le site de la Librairie l’An Demain  ici 
(frais de port par lettre verte : 3 euros)

 

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Conférence-débat Frédéric Héran samedi 23 mai à 18h30

L’ association Vélocité Narbonne et la librairie L’An Demain organisent
une conférence-débat proposée par Frédéric Héran intitulée
« Le retour de la bicyclette en milieu urbain en France et en Europe »
le Samedi 23 Mai à 18h30
au Palais du travail  Salle Elie Sermet

affiche_heranFrédéric Héran est maître de conférences en économie à l’Université de Lille 1, chercheur au Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques.
Son dernier livre intitulé « Le retour de la bicyclette, » est sous-titré une histoire des déplacements urbains en France et en Europe de 1917 à 2050.

Le retour de la bicyclette en ville au XXIème siècle est largement entamé, plus avancé cependant dans d’autres pays européens. Il est important de comprendre et analyser les atouts et les blocages pour utiliser le potentiel des déplacements doux dans les politiques d’aménagement urbain.

Loin d’être une relique d’un temps passé, le vélo est un atout formidable pour le ville de demain.
La conférence de Frédéric Héran à Narbonne précède de quelques jours l’ouverture à Nantes de la conférence mondiale VELO-CITY 2015 (2 au 5 juin) dont la ligne directrice cette année sera « le vélo, créateur de futur ».
Elle s’inscrit aussi dans le cadre de l’année du climat qui se terminera par la COP21 (conférence internationale des nations unies pour le climat) à Paris à l’automne.

La conférence est co-organisée avec l’association Vélocité Narbonne qui oeuvre pour le développement des déplacements doux dans le Grand Narbonne.

Avec Ceux d’Argeliers : « C’est dans le peuple assemblé que réside la force »

Le 11 Mars 1907, Marcelin Albert et 86 personnes partent d’Argeliers pour rencontrer la commission d’enquête qui étudie la situation viticole à Narbonne. De retour à Argeliers, déçus, ces « 87 » créent le Comité d’initiative de défense viticole.

Narbonne_mai_1907Le 24 Mars ils réunissent 300 personne à Sallèles d’Aude.
Le 31 Mars le meeting à Bize Minervois rassemble 600 personnes
Le 14 Avril, 8000 manifestants se rassemblent à Coursan
Le 21 avril, ils sont 15000 personnes à Capestang
Le 5 Mai 80 à 100000 personnes sont rassemblées à Narbonne
Le 12 Mai on compte 160000 personnes rassemblées à Béziers
Le 19 Mai 180000 à Perpignan
Le 26 Mai 220 à 250000 à Cascassonne
Le 2 juin 250 à 300000 personnes à Nimes
Le 9 Juin 600 à 800000 manifestants à Montpellier
Le 19 Juin, les membres du Comité d’Argeliers sont arrêtés, et le 30 Juin la troupe tire sur les manifestants à Narbonne faisant 5 morts et de nombreux blessés.

L’histoire fut racontée par de nombreux historiens depuis, et elle est dans les mémoires. Mais relire, grâce à cette réédition, le témoignage de Jean Fournel est un moment d’émotion pure.

« C’est dans le peuple assemblé que réside la force », sous titre emblématique du livre, cette phrase résonne en nous tous.
Car loin d’être un échec, la révolte de 1907 a débouché sur des lois importantes réglementant la vigne et le vin qui restent fondamentales aujourd’hui, même si les négociations du Grand Marché transatlantique menacent les avancées obtenues à l’époque.

Mais cette révolte de 1907 racontée par un témoin contemporain fait résonner en nous tous d’autres réflexions. Un siècle plus tard, le peuple cherche à s’assembler face à une crise économique et écologique sans précédent qui crée chômage et misère. En Espagne, en Grèce, e peuple s’est assemblé par millions de manière imprévue par les puissants, et les graines que ces grandes manifestations ont semées germent dans les consciences.

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Grâce à ses relations intimes avec Ceux d’Argeliers, Jean Fournel, journaliste de métier au quotidien régional l’Éclair (ancêtre de Midi Libre) nous livre un témoignage rare. Dans un style fluide, précis et agréable – mais avec un  parler « vrai » – il décrit avec précision les caractères de chacun, les habitudes, l’ambiance des villages du Midi au début du XXe siècle et surtout l’organisation du Comité d’Argeliers dont le siège se trouve au Café de Marcelin Albert.
On comprend mieux comment un village a pu organiser une révolte, prête à faire basculer le pouvoir central.
L’auteur, qui a assisté aux événements, connait bien Marcelin Albert et les « 87 ». Au fil des jours, il a tout noté sur ses carnets : les détails, les anecdotes et les phrases prononcées qui apportent proximité et vie à sa narration…
Ce texte exceptionnel de Jean Fournel, publié de façon confidentielle en 1908 et ensuite tombé dans l’oubli, nous plonge dans le quotidien de ceux qui ont impulsé la révolte du peuple vigneron pour un vin naturel de qualité.

Avec Ceux d’Argeliers de Jean Fournel, Editions Chstian Salès  192 pages 19.90 euros

L’ère du peuple

Un autre livre vient de sortir. Il offre aussi une réflexion importante sur le retour du peuple sur le devant de la scène.
« L’ère du peuple » de Jean-Luc Mélenchon, publié par les éditions Fayard, doit être lu sans arrière pensée. En ce début de siècle, la crise écologique ne nous laisse pas de choix, le peuple doit à nouveau s’assembler et imposer l’intérêt général humain comme priorité absolue face à l’oligarchie qui dirige le monde et nous conduit dans une impasse.
Le livre de Jean-Luc Mélenchon est une démonstration brillante qui s’adresse à tous, qui parle à l’intelligence et à la générosité de chaque lecteur.

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4ème de couverture:
Que François Hollande soit menteur, fourbe, servile, et que son projet soit glauque, est-ce une raison pour nous condamner à ne penser qu’à lui et au risque de la disparition de l’idée de gauche qu’ il a usurpée ?
Je propose de voir plus loin que l’horizon désespérant du présent. Regardons le monde fascinant qui s’est constitué sous nos yeux en quelques décennies.
Un monde plein d’êtres humains, couvert de villes, où l’ occupation de la mer elle-même a débuté. Mais un monde engagé dans un changement climatique irréversible et un bouleversement de la hiérarchie des puissances qui menacent l’existence même de la civilisation humaine.
Un monde où surgit un acteur nouveau : le peuple.
Les puissants se moquent de lui, le méprisent, lui bourrent le crâne et insultent tous ceux qui lui donnent la priorité.
Mais si les puissants n’ont plus peur de la gauche édentée par Hollande, ils ont plus peur que jamais du peuple. Sa révolution citoyenne peut tout changer, en commençant par faire entrer la France dans la 6ème République.

L’ère du peuple, de Jean-Luc Mélenchon,  éditions Fayard  140 pages 10 euros

Connaissez-vous Lewis Mumford ?

MumfordPour réfléchir au présent et imaginer un avenir soutenable, il est souvent utile de regarder dans le rétroviseur les pensées de visionnaires du passé.
C’est un exercice délicat et ces dernières semaines plusieurs éditeurs ou revues s ‘y sont adonné brillamment dans le large domaine de l’écologie politique. J’ai envie de mettre en avant deux de ces initiatives.

Les éditions L’Échappée ont publié un livre important dont je reparlerai : « Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques » qui pour 25 euros et en 400 pages nous fait retrouver ou rencontrer vingt penseurs, en découvrir la vie, l’action et les idées …

Le journal « La décroissance » dans son numéro double de l’été (N°111) a publié un supplément de 16 pages sur les précurseurs de la décroissance.. Chaque petit article de présentation est un condensé très pédagogique et donnant envie d’en savoir plus….
Une éducation citoyenne de qualité.

Bien sûr il y a de nombreux noms en communs, surtout les plus connus commne Illich, Orwell, Ellul….

 

 
Et parmi les moins connus, j’ai découvert Lewis Mumford.
Son livre « La cité à travers l’histoire » publié en français par les éditions Agone en 2011, date de 1961, plus de 50 ans !
Il faut certes du temps pour en savourer les 900 pages, et je n’en ai malheureusement pas encore trouvé le temps.
Mais ma curiosité est aiguisée…

Alors connaissez vous Lewis Mumford ?
Pas encore (comme beaucoup de ce coté de l’atlantique)…mais bientôt oui !

Le quatrième de couverture:

Qu’est-ce que la cité ? Comment a-t-elle commencé ? Quelles ont été les phases de son développement ? Est-elle destinée à disparaître, ou notre planète se transformera-t-elle en une immense ruche urbaine, ce qui serait, pour les villes individualisées, une autre façon de disparaître ? Les besoins qui conduisirent les hommes vers ce mode d’existence recevront-ils un jour les satisfactions qu’ont pu promettre autrefois Jérusalem, Athènes ou Florence ? Est-il encore possible de construire une cité permettant à l’homme de poursuivre un développement harmonieux ? Avant de penser un nouveau mode d’existence urbaine, il faut comprendre la nature historique de la cité et l’évolution de son rôle primitif. Nous serons mieux à même alors d’envisager les décisions qui nous incombent. Il nous appartient de diriger nos efforts vers l’accomplissement de la plus profonde valeur humaine ; ou sinon de subir l’automatisme des forces que nous avons déclenchées. Par l’analyse de la formation des regroupements urbains, ce classique fait apparaître les limites démographiques, technologiques et économiques au-delà desquelles la cité ne rend plus possible la survie d’une unité communautaire. Critique d’une organisation économique qui sacrifie le progrès de l’humanité au perfectionnement des machines, l’auteur revient au souci du bien public, à la recherche d’un équilibre écologique et à la coopération sociale comme base de notre milieu de vie.
Biographie de l’auteur
Historien américain spécialisé dans l’histoire de l’urbanisme et de la technologie, Lewis Mumford (1895-1990) est également l’auteur d’un essai sur Herman Melville (2006) et des Transformations de l’homme (2008).

La présentation du journal « La décroissance »  (Cliquer sur la photo pour agrandir)

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Le château fantôme

AVANT PREMIERE !
Le Château fantôme, vie et mort de la forteresse de Leucate, est déjà disponible à la librairie L’An Demain, avant son lancement officiel à une date à surveiller…
C’est le deuxième ouvrage édité par les éditions l’An Demain.

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4ème de couverture

Comment une forteresse d’intérêt stratégique pour le royaume de France, siège de nombreuses batailles, a disparu si vite des mémoires, et même de l’histoire de France ?
Pourquoi le site lui même a été délaissé depuis près de quatre siècles ?

Tour à tour récit historique de la grande et des petites histoires, traité sur l’art de la guerre et l’architecture militaire, émouvante restitution des vies des bâtisseurs, défenseurs et démolisseurs du château de Leucate, guide touristique précis et rigoureux, ce livre offre au visiteur les clés d’une visite étonnante et envoûtante du passé de la presqu’ile de Leucate.

Claude GUILLEMOT n’était ni historien ni simple touriste. Il a découvert le site du château de Leucate avec des yeux d’enfants et l’expérience de toute une vie d’artiste cinéaste.
Il nous a quitté en Janvier 2014 à l’age de 79 ans, quelques jours après avoir fini les dernières corrections de ce livre, qui restitue son existence au château de Leucate et souhaite en raconter l’histoire au plus grand nombre.

 

Le 15 mars 1944, il y a 70 ans ……

cnrIl y a 70 ans, le 15 Mars 1944, le conseil national de la résistance adoptait dans la clandestinité, son programme, qui allait après la libération devenir la base des grandes réformes sociales de 1945/1946…

Il y a deux ans, le 6 mai 2012, François Hollande devenait président de la République, et nous savons maintenant qu’il continue depuis le travail de destruction et de dénigrement des idéaux du Conseil National de la Résistance à la suite des coups brutaux portés par Nicolas Sarkozy les 5 années précédentes.

Le livre « Les jours heureux » paru aux éditions de la Découverte en 2010 est toujours d’actualité, je vous le conseille….

Allez voir le film de Gilles Perret « Les jours heureux » s’il passe près de chez vous.

L’éducation populaire est la condition d’un changement, 70 ans c’était hier, mais il nous faut maintenir la flamme vivante !

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Quelques extraits du programme :

Afin de promouvoir les réformes indispensables :

A Sur le plan économique :

  • l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
  • une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;
  • l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
  • le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
  • le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
  • le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

B Sur le plan social :

  • le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
  • un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
  • la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
  • la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
  • un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
  • la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
  • l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
  • une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
  • le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

C Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

D La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée,quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Le monde d’après …

Tiens,on se réveille en 2014 et le chômage n’a pas baissé…
« C’est la faute à la crise, c’est dû à l’absence de croissance, ça ira mieux quand les charges des entreprises baisseront, il faut libéraliser l’économie, baisser les impôts… »
Que n’entend-on pas comme commentaires désolants de conformisme, de tous horizons?
Proposer le retour de la croissance « comme avant » comme solution, c’est un peu comme se taper sur la tête avec un marteau quand on a la migraine!
Notre librairie est remplie de livres qui pour beaucoup ouvrent d’autres perspectives, qui analysent et dénoncent les dégâts écologiques et humains du « progrès » pour d’autres.

9782707175472« Une autre Histoire des trente Glorieuse » est un livre très original et extrêmement utile que je recommande vivement à tous les « commentateurs » précités.
Ce retour en arrière critique et documenté analyse les trente glorieuses dans les faits et aussi dans la tête des acteurs. Car si la foi dans la croissance avait quelques raisons d’être au sortir de la guerre (encore que les conséquences prévisibles avaient été analysées depuis longtemps par de nombreux écrivains et philosophes depuis le XVIIIème siècle), la poursuite de la folie et son accélération dans les années 70 et 80 n’a pu se faire qu ‘en écrasant les oppositions par la force souvent, par la corruption des esprits toujours.
Et comprendre cette époque récente est une aide précieuse pour se libérer des réactions pavloviennes qu’on nous impose face à la situation de ce début de siècle.

Présentation de l’éditeur

Comme était doux le temps des « Trente Glorieuses » ! La démocratisation de la voiture et de la viande ! L’électroménager libérant la femme ! La mécanisation agricole éradiquant la famine ! La Troisième Guerre mondiale évitée et la grandeur nationale restaurée grâce à la dissuasion nucléaire ! Etc. Telle est aujourd’hui la vision dominante de cette période d’« expansion », objet d’une profonde nostalgie passéiste… au risque de l’aveuglement sur les racines de la crise contemporaine.
À rebours d’une histoire consensuelle de la modernisation, cet ouvrage dévoile l’autre face, noire, du rouleau compresseur de la « modernité » et du « progrès », qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradié.e.s des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvrier.ère.s de l’amiante ou des mines d’uranium contaminé.e.s, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d’ordre de la « croissance » et de la publicité…
Les conséquences sociales et environnementales des prétendues « Trente Glorieuses », de leur mythologie savamment construite par les « modernisateurs » eux-mêmes, de leurs choix technico-économiques et de leurs modes de vie, se révèlent aujourd’hui très lourdes. Il nous faut donc réévaluer la période et faire resurgir la voix des vaincu.e.s et des critiques du « progrès » (de l’atome, des pollutions, du productivisme et du consumérisme) antérieures à 1968. L’enjeu est non seulement de démonter les stratégies qui permirent alors de les contourner, mais aussi de les réinscrire dans les combats politiques et écologiques contemporains.

Une autre histoire des « Trente Glorieuses »
Modernisation, contestations et pollutions dans la France d’après-guerre

Céline Pessis, Sezin Topçu, Christophe Bonneuil

Editions La Découverte

Révolutions citoyennes

19 février 2013
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Le livre d’Eric Hazan « une histoire de la révolution française » est paru il y moins d’un an, mais chaque jour qui passe rend sa lecture un peu plus indispensable.

Eric Hazan nous offre une leçon d’histoire en nous racontant ces six années qui ont changé sinon le cours de l’histoire, du moins de l’histoire européenne.
Et c’est d’abord de connaissance réelle de cette histoire, soit en ravivant nos souvenirs d’école, soit en la découvrant comme on lit un roman policier, dont nous avons besoin, et ce livre est formidable pour ça.

A coté, il y a l’analyse, et c’est alors qu’on a vu des polémiques surgir.
Certes, ce  livre est un outil engagé pour le restauration d’une idée de la révolution française et une analyse des enseignements à en tirer.
Mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’actuellement il y a une sorte de révisionnisme historique qui imposerait à tous une analyse de la révolution française qui minimise les enjeux et rabougrit les débats, et qu’à ce titre ce livre est salutaire.
Alors débattons, même si nous ne sommes pas tous d’accord.
Débattons sur l’histoire, débattons sur le présent aussi.

Car la révolution citoyenne est à nouveau à l’ordre du jour en ce début de 21ème siècle, à un moment ou la crise économique dont on nous parle est un en fait bouleversement systémique global de l’humanité, une croisée des chemins très semblable à 1789 ou 1917.

Dimanche dernier, la révolution citoyenne  en Équateur s’est vue confirmée démocratiquement dans les urnes par plus de 56% des électeurs, après des résultats équivalents au Vénézuela précédemment.
Dans les années qui viennent, on va reparler de révolution en Europe aussi.

Le livre d’Eric Hazan est un ouvrage d’éducation populaire inestimable pour se préparer en citoyen informé et conscients.
Lisez le, offrez le, partagez le.

http://www.landemain.com/economiedevelop3/page6.html