Des arbres et des microbes….

La survie de l’espèce humaine sur terre ne tient plus qu’à un fil…
Pourquoi ce fait évident continue à passer inaperçu de nos concitoyens qui élisent des hommes politiques qui nient l’évidence (Trump aux USA, mais aussi Macron en France), inaperçu aussi des décideurs et des journalistes faiseurs d’opinion ?

Comment peut on encore ne pas voir que tout ce que l’homme continue à détruire nous approche inexorablement du point de non retour.
Les rythmes des grands cycles du climat, des grands cycles des éléments, des forêts, des  populations bactériennes ou de l’extinction des espèces sont si largement différents de la durée d’une vie humaine que l’homme égo-centré a perdu toute compréhension du monde qui l’entoure.

Pour retrouver un sens, l’homme n’a plus que son cerveau, son raisonnement, ses pensées. Les livres peuvent alors jouer un grand rôle, s’il sont lus !
Mais le sont-ils encore ?

91d7-MBTdSL

 

 

La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben a été acheté par plus de 650000 personnes en Allemagne et traduit en 32 langues. Ses millions de lecteurs en tireront-il les conclusions qui s’imposent à sa lecture : l’homme n’est pas le centre de tout mais sa vie dépend des autres formes de vie sur Terre…

éditions Les Arènes
264 pages 20,90 euros

 

 

 

 

41m9kas4zVL

 

 

 

Le manifeste pour une agriculture durable de Lydia et Claude Bourguignon fait moins de 70 pages et n’aura pas le même succès.
Il le mériterait : ce manifeste crie à l’humanité qu’elle court à la famine si elle continue de détruire ses sols et leur vie microbienne comme elle le fait depuis un siècle.
Mais les deux auteurs l’affirment (et ce fut le sens de toute leur vie engagée) : il est encore (tout juste) temps de tout changer !

éditions Actes Sud
70 pages  9 euros

 

Lisons, partageons ces deux livres et bien d’autres puisque le monde semble sourd….

Publicités

« Le business de la terre »

A1Rx3UNf6YL

Le business de la terre, en photos et textes de grande qualité
dans le numéro  9  de la revue 6mois disponible à la librairie L’An Demain.

6Mois est une revue semestrielle de qualité, qui « renoue le lien entre le journalisme et la photo ». Le modèle économique de cette publication est basé sur l’unique participation de ses lecteurs sans avoir recours ni à la publicité ni au mécénat.

Dans ce numéro quatre dossiers ont consacrés au business de la terre:

  • LE MEILLEUR DES MONDES
    Ces images ne sont pas de la science-fiction. Elles ont été réalisées par le photographe américain George Steinmetz qui a visité les usines à nourriture de la planète. Du poulet à la salade, l’alimentation est devenue un produit industriel mondialisé.
  • POULET AU CHLORE ET SOUPE FÉCALE
    Oiseaux blessés, drogués, gonflés d’eau, marinant dans leurs excréments… L’écrivain américain Jonathan Safran Foer a enquêté durant près de trois ans sur l’élevage industriel aux Etats-Unis. Dans « Faut-il manger les animaux ? », il décrit une réalité insoutenable.
  • POISON LÉGAL
    Troisième producteur mondial de soja, l’Argentine utilise massivement des produits chimiques dans l’agriculture, en fermant les yeux sur les conséquences sanitaires. Dans certains villages, chaque famille compte un enfant mal formé. Alvaro Ybarra Zavala a enquêté pendant trois ans avec la journaliste Silvina Heguy.
    91EejKZA6DL
  • LES INVISIBLES
    On se croirait en Afrique, on est dans le sud de l’Italie. Des Pouilles à la Calabre, Alessandro Penso a accompagné les Burkinabé, souvent clandestins, qui récoltent les tomates et les oranges à la place des Italiens.

    Il y a bien d’autres pépites à découvrir dans les 320 pages de ce numéro…  25.50 euros

Notre-Dame-des Landes : L’abandon, c’est maintenant !

affiche

Ce post de blog est entièrement offert à la coordination des opposants à l’aéroport de Notre dame des Landes.
Un victoire de cette lutte exemplaire donnera un élan gigantesque aux opposants aux grands projets inutiles partout en Europe, donnera courage et reconnaissance à tous les citoyens et groupes qui oeuvrent au qutidien pour préparer le monde d’après….

En avant vers l’abandon définitif du projet !

La préparation de notre événement de l’été se situe dans une phase charnière, où nous avons marqué des points en terme de retard des travaux, sans avoir arraché l’abandon définitif, objectif fédérateur de notre lutte.

Nous avons tenu ! Tenu sur nos trois piliers !

Tenu sur la zone !
Après le séisme de l’automne 2012, et son opération César, nous avons préservé collectivement le territoire de la Zad, paysans résistants depuis longtemps installés, habitants récents, citoyens-soutiens très présents. La vie a pu continuer et des projets agricoles pérennes ont pris forme, grâce à Sème ta ZAD et au COPAIN sur la ferme de Bellevue et sur les terres menacées. Des travaux variés sur le terrain notamment avec les Naturalistes en lutte ont encore enrichi notre expertise collective et mis sérieusement à mal les propositions de « compensation » d’AGO-Vinci. Des liens se sont noués, la Zad est plus peuplée, mieux cultivée au printemps 2014 qu’elle ne l’a jamais été. La manifestation du 22 février a montré l’énormité du soutien, tant paysan que populaire, à la défense du territoire menacé. La mobilisation éclair pour Saint Jean du Tertre a sauvé la ferme et donné des garanties pour l’avenir !

Tenu sur le juridique !
Après la décision de garder ouvertes les pétitions par la Commission des Pétitions à Bruxelles en septembre 2013, et malgré la volonté des porteurs du projet de vider à nouveau la ZAD, les arrêtés autorisant le début des travaux ont tardé jusqu’à fin décembre 2013 : peut-être le préfet avait-il conscience de leur fragilité juridique… Ils ont été immédiatement attaqués, tandis que les diverses procédures concernant les expropriations – appel en Tribunal Administratif, Conseil d’État et Cassation – se poursuivent opiniâtrement. Nous venons d’apprendre le lancement par la Commission Européenne d’une procédure d’infraction contre la France, pour cause de fractionnement du dossier et d’insuffisance d’étude d’impact environnemental global !

Tenu sur le plan politique !
Si les porteurs régionaux (CR, CG, Nantes métropole…) n’ont pas été ébranlés sur leurs (mauvaises) bases, les instances politiques nationales ne peuvent plus ignorer ce dossier. Un accord politique capital a été arraché au PS, au prix d’une grève de la faim de 28 jours, en mai 2012 ; il stipulait qu’il ne pouvait y avoir d’expulsions tant que certains recours n’étaient pas menés à leur terme.
Faute peut-être d’autres choix, Jean-Marc Ayrault, encore premier ministre, a acté en février que le début des travaux attendrait le rendu de tous les recours déposés. Cette position a été confirmée par les accords de deuxième tour entre le PS et EELV lors des élections municipales de mars à Nantes et Rennes. Enfin elle a été reprise par Ségolène Royal, nouveau ministre de l’environnement. La volonté politique affichée de respecter le déroulement des procédures juridiques en cours est un premier pas. Nous attendons donc fermement et sereinement, en ne lâchant rien sur le terrain, que tous les recours, notamment ceux concernant la Loi sur l’Eau et l’autorisation de destruction d’espèces protégées, soient apurés aux niveaux national et européen.

S’ils ne peuvent en eux-mêmes représenter la victoire définitive, les retards annoncés sont néanmoins très positifs, tant il devient de plus en plus éclatant, au fur et à mesure que le temps passe, que ce projet est d’un autre âge, périmé jusqu’à l’absurde au vu des actuelles connaissances et législations !

Mais c’est l’abandon pur et simple du projet qu’il nous faut obtenir ! Celui qui permettra que les paysans et habitants vivant sur la zone puissent se projeter enfin dans l’avenir et y fassent émerger de nouveaux projets durables ; celui qui permettra l’optimisation de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique si elle s’avérait un jour nécessaire !
Cet abandon confortera la détermination et l’espoir de tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre les Grands Projets Inutiles et Imposés, dévoreurs de terres, de biodiversité, de ressources aquatiques ou fossiles, de subventions publiques !

Le rassemblement des 5 et 6 juillet sur les terres de Bellevue à Notre Dame des Landes sera précédé par des évènements et des caravanes de convergence partant de plusieurs lieux de luttes emblématiques partout en France. Soyons nombreux à les accompagner !

En 2012, nous avons dit « La lutte, c’est maintenant ! »
En 2013, « toujours présents, toujours résistants, plus légitimes que jamais ! Enterrons le projet ! »
En 2014, osons dire : « l’abandon, c’est maintenant ! »
Maintenant qu’il faut l’arracher ! La victoire définitive est à la portée de nos efforts !
Réussissons lors du rassemblement – convergences 2014 une nouvelle mobilisation exceptionnelle !

Coordination des opposants au projet de Notre Dame des Landes : 50 groupes (associations, syndicats et mouvements politiques)

 

Gardarem lo Larzac !

28 décembre 2012
9782708969186
La lutte des paysans du Larzac contre l’extension du camp militaire a commencé il y a 40 ans, et la victoire date de trente ans… Pour les « jeunes », cela semble de l’histoire ancienne !
Pourtant rien de plus actuel, et je souhaite vous présenter mes voeux pour 2013 en rappelant ces luttes et en en retirant des espoirs ENORMES pour l’année qui vient.

Cette année, un film « Tous au Larzac » nous a replongé dans l’histoire des luttes de résistance au Larzac et a été l’occasion de nombreux débats.

La revue « Silence » ce mois ci présente les « Alternatives en Aveyron, Lot, Tarn et Tarn et Garonne », et bien sûr regarde le Larzac en 2012 et y décrit une nouvelle génération de têtes dures.
http://www.revuesilence.net/

Et parmi les livres récents, le livre de Pierre-Marie Terral aux éditions Privat « Larzac, De la lutte paysanne à l’altermondialisme » est une lecture indispensable qui répond fort bien à la question qu’il pose « que reste-t-il du Larzac ? »

Et plein de souvenirs sont revenus encore lors de la manifestation de ré-occupation à Notre Dame des Landes du 17 novembre où 40000 personnes d’âges, d’origines, d’histoires personnelles extrêmement variées ont ensemble affirmé un engagement citoyen très large en soutien à une résistance admirable des opposants à l’Aéroport et aux grands projets inutiles.

Et en cette fin d’année, plus de 180 comités locaux de soutient à NDDL sont apparus dans toute la France qui, avec des modalités d’actions variées et inventives, informent et motivent de plus en plus de monde.
La résistance à L’aéroport de Notre dame des landes offre à chaque citoyen un moyen d’expressions très fort :

  • Le refus absolu d’un projet imposé, inutile, ruineux, anti-écologique, offert aux financiers.
  • L’exigence d’une autre politique de développement de la société, dont les formes d’occupation alternative des terrains et les résistances des paysans présents sont des symboles puissants.
  • La proclamation que seule la démocratie directe et l’engagement citoyen (et son corolaire, l’éducation populaire) pourront inverser les tendances autocratiques des pouvoirs en place en Europe.

Lorsque les 103 paysans du Larzac ont signé leur serment,  le 28 mars 1972, s’engageant à résister pacifiquement, leur force était dans leur engagement et leur détermination, car ils s’attaquaient au lobby de l’armée d’une puissance incroyable.
Le soutien national et international s’est développé ensuite, et un combat qui semblait perdu d’avance a été gagné pacifiquement.

En cette année 2013, les citoyens-résistants, parfois découragés, ont besoin d’une victoire dans leurs luttes.
Le mouvement de résistance à l’aéroport de Notre Dame des landes ne représente bien évidemment qu’un élement de ces luttes populaires.
Mais c’est un symbole si fort que en se l’appropriant tous nous donneront une puissance énorme à toutes les résistances .

BONNE ANNEE 2013 A TOUS !

VINCI DEHORS !
GARDAREM LO LARZAC !

Il faut cultiver notre jardin…

27 novembre 2012

9782897190033

Une surface équivalente à un département français est urbanisée tous les 7 ans.
Routes, ronds-points, lotissements, zones commerciales, aéroports remplacent à grande vitesse champs, forets, garrigues, zones humides…
Est il réellement possible de continuer ainsi ? Qui peut le croire ?

Les luttes contre l’aéroport de Notre Dames des Landes rencontrent un grand écho car, outre la volonté d’arrêter un projet fou, elles mettent en exergue une prise de conscience qui se développe à grande vitesse parmi les européens, et particulièrement parmi les jeunes générations.
Ces citoyens exigent partout qu’on arrête une fuite en avant vers le chaos.

Sur la Zone à Défendre de Notre Dames des Landes s’étaient installés un boulanger, des potagers collectif, des maraîchers bio. Les principaux soutiens des occupants sont les agriculteurs locaux, présents depuis des générations ou installés dans les années 70.
Les membres des collectifs innombrables qui se créent partout viennent de différents horizons, associatifs ou politiques, mais tous militent pour une ré-orientation de notre modes de développement.
Les initiatives citoyennes de transition écologique de la société par en bas fleurissent.
Des expériences innombrables commencent à se fédérer.
Demain sera différent, et même si les représentants politiques européens sont partout sourds à ces aspirations, le mouvement est inéluctable.

Parmi les nouveaux livres qui me viennent à l’esprit sur ce sujet, vendus à la librairie et en ligne

« Le jardinier maraîcher » , un livre venu du Québec

« Manuel de transition »  de la dépendance au pétrole à la résilience locale », présentation d’un mouvement parti du Royaume Uni

« Le socialisme Gourmand » Le Bien-vivre : nouveau projet politique de Paul ARIES
« Ce livre est un appel à favoriser les dynamiques de décrochage et les actes de « désadhésion », un appel à l’expérimentation et à l’insurrection des existences.«