LES P’TITS JARDINIERS DU SAVOIR

LES P’TITS JARDINIERS DU SAVOIR
Philosopher autour de l’environnement
Enfants de 8 à 12 ans

19 janvier : Pourquoi aimons-nous la nature ?
9 février : C’est quoi la pollution ?
16 mars : Comment sait-on qu’une chose est vivante ?
13 avril : Avons-nous des devoirs envers les animaux ?
11 mai : Une lune artificielle pour éclairer une ville. Les progrès techniques et la nature
8 juin : La nature en ville

De 15 heures à 16 heures 30.

Les débats sont suivis d’une animation en lien avec le sujet de réflexion et d’un mini goûter bio.
Les débats sont animés par Alexandra Ibanès enseignante.
Pratiques philosophiques en classe de façon mensuelle depuis 2002.
De nombreux articles pour la revue pédagogique Ecole des lettres.

Limité à 10 participants. Participation gratuite. Inscription préalable par mail ou téléphone. 

« Nature morte »: 50 ans…

En 1965 paraissait « Avant que nature meure » de Jean Dorst, professeur au Muséum d’histoire naturelle. Ce fut le premier ouvrage en français mettant en avant le risque mortel que la disparition de la biodiversité crée pour l’avenir de l’humanité.
Ce fut un peu le pendant francophone du « Printemps Silencieux », livre de la biologiste Rachel Carlson publié aux Etats-unis en 1963, qui est reconnu pour avoir contribué à l’émergence du mouvement écologiste.

Si le livre de Jean Dorst eut une influence limitée dans le grand public francophone, il fut à l’origine du scénario que Claude Guillemot, jeune cinéaste de 30 ans à l’époque, proposa à divers partenaires sous le titre de « Nature Morte ».

Les laboratoires pharmaceutiques Sandoz participèrent ainsi au financement d’un court métrage de 30 minutes, sous la supervision scientifique de Roger Heim, le directeur du Muséum d’histoire naturelle.

Ayant des moyens limités, Claude Guillemot décida de tourner en 35mm couleurs, en France et en Centrafrique, avec une équipe réduite, pariant sur la force des images, du montage et de la bande sonore.

Le film eut un succès d’estime, reçut un grand prix à un festival de cinéma, puis… tomba dans l’oubli, et disparut complètement …
50 ans plus tard une copie est retrouvée dans un service archives de Sandoz et il est numérisé.
La copie est défraichie,  rayée et décolorée.
Mais la force de l’oeuvre est intacte et puissante.

Depuis le combat écologique a pris l’ampleur que l’on connaît. Le cinéma a réalisé, avec des grand moyens, des films grand public ambitieux pour alerter sur le sujet (Yann Arthus Bertrand, Nicolas Hulot, Al Gore etc.…).
Mais « Nature morte », l’ancêtre de tous, conserve sa jeunesse, sa sincérité et son efficacité.

Mais depuis, surtout, la crise écologique a atteint un stade inégalé, inimaginable en 1967. L’espèce humaine s’est suicidée collectivement par son aveuglement : il y a 50 ans il était encore temps de redresser le cours des choses, on savait que c’était une nécessité, et on a continué les destructions, les pillages et les pollutions.

La force des images du film « Nature Morte », que nous avons projeté en exclusivité à la librairie L’An Demain la semaine d’avant Noël, nous met face à notre responsabilité ultime : agissons très vite ou mourrons !

 

Post scriptum:

C’est pendant le tournage de « Nature Morte » qu’a eu lieu la première très grande marée noire de l’histoire : le naufrage du Torrey canyon le 18 mars 1967.
120000 tonnes de brut se sont déversées en mer et ont pollué les côtes bretonnes et détruit la vie marine. Des dizaines de milliers d’oiseaux marine en sont morts.

Les images diffusées sur les télévisions ont provoqué une prise de conscience du public, mais les marées noires se sont succédées depuis lors, et la situation s’est aggravée avec les gaz et pétroles de schistes : l’homme continue de payer sa dépendance au pétrole par la destruction de la planète et par le réchauffement climatique.

Le pas de côté de L’An Demain

L’AN DEMAIN
livres – expositions – éditions – rencontres

Comme annoncé précédemment, la librairie l’An Demain a effectué son « pas de côté ».

-géographique, d’abord : en se déplaçant de quelques mètres pour retrouver le local où elle a débuté à Narbonne voici cinq ans, qu’elle a ensuite partagé avec la galerie AMJ, local qui a hébergé la galerie ces trois dernières années.

-constitutif ensuite : dans ce nouveau lieu, plus grand et plus convivial, l’espace a été réfléchi pour vous offrir

1- les livres, dans les thèmes chers à l’an demain, présentés et mis en valeur dans deux espaces sur deux niveaux

2- des espaces de consultation et de lecture agréables, qui pourront aussi accueillir des rencontres, des débats, des conférences….

3-des murs et des éclairages adaptés pour recevoir des expositions d’art, organisées parfois par l’An Demain (réminiscences des expositions heureuses de l’aventure des cinq années de la galerie AMJ) et plus souvent proposés en location pour une semaine, quinze jours ou un mois à des artistes ou collectifs.

Cette nouvelle aventure résulte de la difficulté que nous rencontrons à céder nos locaux commerciaux, et nous tentons de transformer cet écueil en une belle nouvelle proposition pour tous les amis de la librairie l’an demain et de la galerie AMJ et en direction de tous ceux que nous n’avons pas encore rencontrés…

Pour remercier tous nos soutiens, nous vous invitons à participer à une petite soirée inaugurale autour d’un verre vendredi 7 décembre de 18 heures à 20 heures.

Nous serons ouvert en décembre du mardi au dimanche de 9h30 à 19h.
Au plaisir de vous faire découvrir des œuvres d’artistes que nous avons appréciés ces dernières années…

Martin Guillemot

Fête de l’arbre de Lagrasse le 2 décembre

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La troisième édition de la fête de l’arbre à Lagrasse se tient le Dimanche 2 décembre.
La librairie L’An Demain y sera à nouveau, avec un stand de livres consacrés, entre autres,  à l’arbre, à l’agroforesterie, au sol vivant, à la permaculture…..

Mais la raison principale de se rendre à Lagrasse ce dimanche, c’est d’abord les pépiniéristes exceptionnels, une ambiance chaleureuse, et  des conférences et démonstrations passionnantes …

Cette année, la thématique principale est
« La vie des sols » 

Le programme complet peut être téléchargé ici

 

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Nommer les choses….

Cette semaine où l’actualité est pour le moins inquiétante voire effrayante (par exemple l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite au Brésil ou les horreurs de la guerre au Yemen….), je propose une réflexion qui semblera plus futile ; il m’est apparu qu’enfin on va nommer la chose pour analyser sérieusement le déclin voire la mort des centre-villes en France.
On sera loin encore d’agir et de mettre en place des politiques différentes, mais tout au moins le débat va pouvoir exister.

D’abord un livre tout juste sorti (et que je n’ai pas encore reçu !)

Le jour où les zones commerciales auront dévoré nos villes
de Franck Gintrand
aux éditions Thierry Souccar

Les premières lignes du 4éme de couverture :

NOS VILLES SE MEURENT ET NOUS REGARDONS AILLEURS…
Des villes moyennes qui ont mis des siècles à se bâtir sont en passe d’être rayées de la carte. En cause : la prolifération des zones commerciales en périphérie qui aspirent la clientèle des centres-villes. Les petits commerces ferment, la population déserte des cœurs de ville qui se paupérisent. En l’espace de quelques années, le phénomène aura transformé plus radicalement la France que ne l’aura fait l’exode rural d’après-guerre. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Ecoutez l’interview de l’auteur sur France Inter le 31 octobre…

 

 

L’Agora du Biterrois, journal citoyen gratuit distribué à 20000 exemplaires (journal à suivre et à soutenir), consacre son dossier dans son numéro 3 à ce sujet dont le titre est
Une catastrophe nommée « grande distribution ».

Je vous conseille de le lire ici

Un petit extrait :
Une certaine frénésie urbaine a disparu
De nos jours, Béziers (qui oscillait entre droite et gauche dans les années 70) est cernée par les hypermarchés et les zones commerciales… Dans cette ville qui comptait des milliers de boutiques au moment de sa belle époque en forme de « pays de cocagne», une certaine frénésie urbaine a disparu. Les samedis, avec une foule de 5.000 passants se bousculant en même temps sur les allées Paul Riquet, sont envolés.
Au lieu des boutiques de centre villes, nous avons les caddys, les allées des hypermarchés dans lesquelles personne ne connaît plus personne, dans lesquelles, surtout, les gens ne sont rien de plus que des consommateurs anonymes…Les hypermarchés portent ainsi une lourde part de responsabilité dans le fait que les gens, les classes sociales, et les catégories ethniques ne se parlent plus, ni dans les allées, ni devant les caisses, ni dans les froides galeries marchandes…

 

Le succès en librairie du livre d’Olivier Razemon « « Comment la france a tué ses villes » paru en 2016 aux éditions Rue de l’échiquier avait ouvert la voie.

Le gouvernement annonçait il y a quelques mois un plan de revitalisation des centre-villes, probablement voué à l’échec car ne s’attaquant pas au vraies causes (la proposition d’un simple moratoire d’un an sur la création ou l’agrandissement de zones commerciales avait été recalée!).

Puisque les choses ont dites, nous voilà au pied du mur : villes vivantes ou zones commerciales : il va falloir choisir !!!

Qu’est ce qu’on attend ?

Qu’est ce qu’on attend ?,  le premier film que Marie-Monique Robin a réalisé pour le cinéma, vient de sortir en DVD, sous forme d’un double DVD avec le film et 50 mn de bonus inédits.

C’est un film à voir,  à regarder avec des amis, en famille…

La situation du monde est bien trop grave pour être pessimistes, nous n’avons plus le temps de nous le permettre !!!

En vente 19,90 euros à la librairie L’An Demain….

Présentation :
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Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune  française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit.
« Qu’est-ce qu’on attend ? » est le premier film réalisé par Marie-Monique Robin pour le cinéma. Il raconte comment une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique.
À l’initiative de la municipalité, Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis).
*Qu’est-ce qu’on attend ?* est un hommage à ces élus locaux, éclairés et courageux, qui savent mobiliser l’enthousiasme de leurs concitoyens dans le sens du bien commun.

Plus de détails sur le site de Marie Monique Robin

Nous voulons des coquelicots !

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Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Le refus par la majorité parlementaire d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi, les mots d’adieu de Nicolas Hulot lors de sa démission mettant en cause les lobbies et appelant à l’implication citoyenne, les statistiques d’utilisation des pesticides en France qui montrent une augmentation constante en dépit des engagements passés, l’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux, les hécatombes d’abeilles dans les ruchers…. tous ces éléments sont des petites gouttes d’eau qui sont en train de faire déborder le vase : il est temps d’interdire tous les pesticides de synthèse, pas dans 5 ans, pas dans 10 ans, mais il faut le décider maintenant !

Bien sûr, ce n’est pas le seul combat urgent à mener dans le domaine écologique.
L’arrivée du Tour Alternatiba à Bayonne les 6 et 7 octobre sera un autre moment exceptionnel d’engagement citoyen pour le climat et en faveur des alternatives qui devrait rassembler plus de 30000 personnes et qui parachèvera l’exceptionnelle réussite des 200 étapes du tour, dont l’étape de Narbonne le 21 septembre (le communiqué)

Mais l’appel « nous voulons des coquelicots » doit être soutenu par tous : les initiateurs ont fixé un objectif de cinq millions de signatures et il peut être atteint !
Signons, partageons, engageons nous en apposant le coquelicot « stop pesticides » partout dans notre vie quotidienne…

LE TEXTE DE L’APPEL
Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

 

Nous parlerons pesticides, Roundup et biodiversité à Azillanet le samedi 6 octobre lors de la Foire Paysanne d’Automne où la librairie L’An Demain sera présente…
à 11h Lors de la projection de film de Marie-Monique ROBIN « Le roundup face à ses juges », à 15h au cours de la conférence-débat qu’elle animera « Pourquoi se passer du Glyphosate et comment ? » et toute la journée lors des ateliers, rencontres et autour des livres du stand de l’An Demain…

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Le Samedi 6 octobre, la librairie sera présente à la
FÊTE PAYSANNE D’AUTOMNE d’Azillanet
Marché paysan et artisanal, ateliers, troc de semences etc…

et la présence exceptionnelle de
Marie-Monique ROBIN
pour une conférence et une projection de son dernier film « Le round’up face à ses juges »

Livres et DVD en dédicace au stand de la librairie L’An demain
Programme détaillé:

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Deux livres

81ueup5eYCLGratuité VS Capitalisme
Paul Ariès  éditions Larousse  20€

Présentation de l’éditeur
Economique, sociale, politique, écologique, existentielle… La crise systémique sonne la fin du modèle capitaliste. Fervent défenseur de l’écologie du bien vivre, Paul Ariès propose un modèle alternatif fondé sur la gratuité, proposition qui croise les revendications montantes en faveur d’un revenu universel inconditionnel. Ni utopiste ni doux rêveur, Paul Ariès fonde sa démonstration sur de multiples initiatives réussies en France et à l’étranger : gratuité de l’eau et de l’énergie élémentaire, des transports en commun, de la restauration scolaire, des services culturels et funéraires, de la santé, du beau… Et s’emploie à dénoncer les idées reçues : non la gratuité ne conduit pas au gaspillage ni à la déresponsabilisation ! Un plaidoyer joyeux pour transformer en profondeur notre société et remplacer la jouissance d’avoir par une jouissance d’être.

Biographie de l’auteur
Politologue, essayiste et rédacteur en chef du mensuel Les Zindigné.e.s, Paul Ariès dirige l’Observatoire International de la Gratuité (OIG). Il a participé à la mise en place et au suivi de nombreuses expériences de gratuité tant en France qu’à l’étranger. Ses essais et conférences en font l’un des intellectuels de référence du courant de la décroissance et de l’écologie.

 

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Gérard Noiriel
Une histoire populaire de la France
De la guerre de Cent Ans à nos jours
éditions Agone
832 pages (14 x 21 cm) 28.00 € 

Extraits de l’introduction :

« L’ambition ultime de cette Histoire populaire de la France est d’aider les lecteurs non seulement à penser par eux-mêmes, mais à se rendre étrangers à eux-mêmes, car c’est le meilleur moyen de ne pas se laisser enfermer dans les logiques identitaires. »

« La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle, dans cette histoire populaire de la France, j’ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires. Le but étant de mettre cette vaste réflexion à la disposition du plus large public, j’ai adopté la forme du récit en m’efforçant de présenter sous une forme simple des questions parfois très compliquées. »

« Pour moi, le “populaire” ne se confond pas avec les “classes populaires”. L’identité collective des classes populaires a été en partie fabriquée par les dominants et, inversement, les formes de résistance développées au cours du temps par “ceux d’en bas” ont joué un rôle majeur dans les bouleversements de notre histoire commune. Cette perspective m’a conduit à débuter cette histoire de France à la fin du Moyen Âge, c’est-à-dire au moment où l’État monarchique s’est imposé. Appréhendé sous cet angle, le “peuple français” désigne l’ensemble des individus qui ont été liés entre eux parce qu’ils ont été placés sous la dépendance de ce pouvoir souverain, d’abord comme sujets puis comme citoyens. »

« Ce qui permet d’affirmer le caractère « populaire » de l’histoire de France, c’est le lien social, c’est-à-dire les relations qui se sont nouées au cours du temps entre des millions d’individus assujettis à un même État depuis le XVe siècle, et grâce auxquelles a pu se construire un « nous » Français. Les classes supérieures et moyennes ont été dans l’obligation de tenir compte des activités, des points de vue, des initiatives, des résistances, propres aux classes populaires, afin de mettre en œuvre des formes de développement autres que celles qu’elles avaient imaginées au départ. Et réciproquement, les représentations du peuple français que les élites ont construites au cours du temps, les politiques qu’elles ont conduites, ont profondément affecté l’identité, les projets, les rêves et les cauchemars des individus appartenant aux classes populaires. »

Feuille d’automne…

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Le tour Alternatiba fait étape à Narbonne le vendredi 21 septembre.

À cette occasion un Village des Alternatives est organisé Cours Mirabeau de 14 h à tard dans la soirée, avec la présence de trentaine de stands d’associations, des conférences, des concerts…

et un stand de la librairie L’AN DEMAIN avec des livres sur les alternatives « pour changer le système, pas le climat !… ».

Programme complet ici

 

 

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Le Samedi 6 octobre, la librairie sera présente à la FÊTE PAYSANNE D’AUTOMNE d’ Azillanet
Marché paysan et artisanal, ateliers, troc de semences etc…

et la présence exceptionnelle de
Marie-Monique ROBIN
pour une conférence et une projection de son dernier film « Le round’up face à ses juges »

Livres et DVD en dédicace au stand de la librairie L’An demain

Le programme complet ici_

Lectures de rentrée….

L’effondrement de notre civilisation industrielle, si il doit advenir, a des causes connues… et les solutions pour (peut-être) l’éviter sont assez connues aussi, même si on n’a pas trouvé collectivement comment les mettre en oeuvre à l’échelle de la planète !

Ces deux livres font repartir le film un peu en arrière, et c’est très éclairant !!!
Et, en plus, ils se lisent comme des romans…..

Bonne rentrée à tous.

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« …L’histoire du risque ici racontée n’est pas celle d’une prise de conscience, mais celle de la construction d’une certaine inconscience modernisatrice….. »

L’Apocalypse joyeuse 
Une histoire du risque technologique
Jean-Baptiste Fressoz
Seuil éditions 23 euros

Sommes-nous les premiers à distinguer dans les lumières éblouissantes du progrès technique, l’ombre de ses dangers ? En occultant la réflexivité environnementale des sociétés passées, ce schéma simpliste dépolitise l’histoire longue de la destruction des environnements et nous empêche de comprendre les ressorts de la crise contemporaine. Pour éviter cette amnésie, une histoire politique du risque technologique et de sa régulation sur la longue durée était nécessaire.

L’Apocalypse joyeuse expose l’entrée de la France et de la Grande-Bretagne dans la modernité industrielle (fin XVIIIe-XIXe siècle) : celle des vaccins, des machines, des usines chimiques et des locomotives. Elle nous plonge au cœur des controverses vives qui surgirent autour des risques et des nuisances de ces innovations, et montre comment les critiques et les contestations furent réduites ou surmontées pour qu’advienne la société industrielle.

L’histoire du risque ici racontée n’est pas celle d’une prise de conscience, mais celle de la construction d’une certaine inconscience modernisatrice.

Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences, des techniques et de l’environnement, maître de conférences à Imperial College (Londres).

 

 

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Techno-critiques  
Francois Jarrige
éditions La Découverte 28 euros

Présentation de l’éditeur:

Depuis une trentaine d’années, les grands projets technologiques suscitent des critiques croissantes et de nombreux conflits. Cet essai d’histoire globale, le premier ouvrage de référence sur la question, entend retracer l’évolution et les spécificités des contestations de la technologie, du XVIIIe siècle à nos jours, en articulant une histoire des pensées critiques et une histoire sociale des contestataires, nourrie de très nombreuses anecdotes édifiantes et peu connues.

Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique.
Contre l’immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s’est ainsi constituée : ce livre d’histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une  » croissance  » aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.

François Jarrige enseigne l’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne. Il fait partie de ces jeunes chercheurs très engagés sur les questions technologiques et écologiques, et est l’auteur de plusieurs ouvrages qui en traitent directement, dont Au temps des  » tueuses de bras  » (2009) ou Face au monstre mécanique (2009).