Article du Midi Libre

Dans le Midi Libre, un dossier à lire sur les librairies indépendantes sétoises.
Copies d’écran (pour les non abonnés) de l’article présentant L’An Demain et son libraire, votre serviteur.
Merci à Isabelle Jupin.

Vous pouvez également télécharger l’article en PDF ici

Video de présentation

La librairie l’An Demain, librairie de l’écologie et des alternatives, et les éditions L’An Demain déménagent à Sète s’installent au 5 quai d’Alger.

Après sept années à Narbonne durant lesquelles la librairie a acquis une certaine réputation et les éditions ont publié plusieurs dizaines d’ouvrages et de catalogues d’artistes, l’aventure se poursuit à Sète où le gérant et créateur, Martin Guillemot, vient de déménager avec son épouse artiste peintre qui installe son atelier juste à côté au 4 quai d’Alger.

On trouve dès à présent dans le local rénové du 5 quai d’Alger
-les ouvrages publiés par les éditions L’An Demain depuis 6 ans
-les livres dans les domaines de l’écologie
-le nouveau rayon « livres d’occasion » -en français et en anglais-

La librairie L’An Demain organisera par la suite des débats et rencontres sur des thèmes liés à l’écologie.

Les éditions L’An Demain poursuivront leur activité de publication, et seront également à la disposition des artistes pour la création et l’impression de catalogues originaux de qualité.

OUVERT du mercredi au samedi (et sur rendez-vous pour les éditions L’AN DEMAIN)
mercredi : 9h30 – 19h
jeudi : 9h30 -12h30 et 15h – 19h
vendredi: 9h30 -12h30 et 15h – 19h
samedi : 9h30 – 19h

Voici une petite video de présentation sur YouTube, à partager…

 

Communiqué de presse

Communiqué de presse, le 8 octobre 2019 :
La Librairie L’An Demain s’installe à Sète


La librairie l’An Demain, librairie de l’écologie et des alternatives, et les éditions L’An Demain déménagent à Sète et s’installent au 5 quai d’Alger à partir du 9 octobre.

Après sept années à Narbonne durant lesquelles la librairie a acquis une certaine réputation et les éditions ont publié plusieurs dizaines d’ouvrages et de catalogues d’artistes, l’aventure se poursuit à Sète où le gérant et créateur, Martin Guillemot, vient de déménager avec son épouse artiste peintre qui installe son atelier juste à côté au 4 quai d’Alger.

On trouve dès à présent dans le local rénové du 5 quai d’Alger
-les ouvrages publiés par les éditions L’An Demain depuis 6 ans
-les livres dans les domaines de l’écologie provenant du stock patiemment créé depuis 6 années à Narbonne, pour un nouvelle vie.
-le nouveau rayon « livres d’occasion » -en français et en anglais-

La librairie L’An Demain organisera par la suite des débats et rencontres sur des thèmes liés à l’écologie.

Les éditions L’An Demain poursuivront leur activité de publication, et seront également à la disposition des artistes pour la création et l’impression de catalogues originaux de qualité.

OUVERT du mercredi au samedi (et sur rendez-vous pour les éditions L’AN DEMAIN)
mercredi : 9h30 – 19h
jeudi : 9h30 -12h30 et 15h – 19h
vendredi: 9h30 -12h30 et 15h – 19h
samedi : 9h30 -19h

5 quai d’Alger SÈTE
contact@landemain.com
www.landemain.com

04 48 08 92 77

Avant première : l’An Demain à Sète

« AVANT PREMIÈRE »
Dimanche 6 Octobre

14h – 19h
Thé ou café offert

Pour fêter son arrivée à Sète L’An Demain organise une « avant-première » dimanche 6 octobre de 14h à 19h.

Seront présentés:
-les ouvrages publiés par les éditions L’An Demain depuis 6 ans
-les livres dans les domaines de l’écologie restant du stock patiemment créé depuis 6 années à Narbonne, pour un nouvelle vie.
-le nouveau rayon « livres d’occasion » -en français et en anglais-

Venez faire connaissance autour d’un café ou d’un thé offert pour l’occasion…..

 

La librairie ouvrira officiellement le mercredi 9 octobre.

Les horaires : OUVERT du mercredi au samedi
mercredi : 9h30 – 19h
jeudi : 9h30 -12h30 et 15h – 19h
vendredi: 9h30 – 19h
samedi : 9h30 -12h30 et 15h – 19h

 

5 quai d’Alger SÈTE
www.landemain.com

04 48 08 92 77

Clôtures et renaissances… de Narbonne à Sète

Après que la galerie AMJ ait cessé son activité il y a huit mois, la librairie l’An Demain a fermé définitivement à Narbonne fin juillet.
Un aventure de six années s’achève ainsi, laissant une traînée de bons souvenirs et de belles rencontres, mais aussi un goût amer d’inachevé…

Nous connaissons nos responsabilités dans l’échec, cette impossibilité d’un équilibre économique nous permettant de payer les charges et dégager un petit revenu en échange de beaucoup de travail.
Nous avons privilégié notre engagement, philosophique et artistique, nous refusant à céder aux mirages de l’art commercial ou de la littérature facile. Notre approche exigeante et ambitieuse a réduit à trop peu le nombre de visiteurs et encore plus le nombre d’acheteurs.

La première cause de cette cessation d’activité est donc notre entêtement, assumé.
Mais nous ne pouvons pas ne pas évoquer brièvement les autres causes : le centre ville de Narbonne est bien malade, les galeries d’art commerciales privées sont en voie de disparition dans toute l’Europe, les librairies indépendantes sont en difficultés presque partout.
Nous avons beaucoup analysé ces faits, sur le blog, dans nos lettres d’information, et au cours de maintes discussions à la librairie et à la galerie.
Il est illusoire de penser qu’on peut seuls lutter contre une vague destructrice qui emporte tout, alimentée en permanence par internet et le commerce en ligne, par le développement non contrôlé des zones commerciales de périphérie, mais aussi par les choix individuels moutonniers des consommateurs, sans oublier la baisse de pouvoir d’achat pour une très grande majorité de la population.

Peut être qu’un peu de soutien ou de rêve des politiques locales envers les initiatives des acteurs culturels eut pu promouvoir Narbonne au rang de phare artistique et culturel. Mais ce moment n’était probablement pas encore venu.

 

Nous remercions de tout coeur les milliers de personnes qui nous ont suivis et soutenus ces dernières années, beaucoup sont devenus des amis, et bien des rencontres nous ont enrichis.

Pour ne pas ruminer trop longtemps au bout de ce cul de sac, nous voilà donc arrivés à Sète, quai d’Alger, face au port, tournés vers la Méditerranée.

Anne-Marie installe actuellement son atelier de peintre au numéro 4, dans un bâtiment historique du XIXème siècle. L’Atelier sera ouvert lors d’événements, ou pour les amis et les curieux, ou bien sur rendez-vous…
Elle se coule ainsi dans une tradition fertile d’artistes sétois ou installés à Sète, délibérément à l’écoute des clameurs de la Méditerranée.

Martin a trouvé asile au numéro 5 du même quai d’Alger, juste à côté, au rez-de-chaussée d’un bâtiment moderne, pour y loger les éditions L’An Demain, avec des nouveaux livres en projet.
Le local assez grand permet de ré-installer le stock des livres de la librairie pour une nouvelle vie sous une forme à préciser.
Les travaux d’aménagements à réaliser font imaginer que ce L’An Demain sétois sera inauguré fin septembre, et vous serez bien entendu tenus informés.

Adieux à Narbonne donc !
On t’aimait bien, on t’avait choisi, on te laisse sans regrets et sans rancoeur.
A Sète, nous serons pareillement curieux, éveillés, militants et exigeants.
Au bonheur de vous y accueillir, cher récipiendaires de cette « newsletter » glanés au cours des nos années narbonaises.

Anne-Marie Jaumaud
Martin Guillemot

LES P’TITS JARDINIERS DU SAVOIR

LES P’TITS JARDINIERS DU SAVOIR
Philosopher autour de l’environnement
Enfants de 8 à 12 ans

19 janvier : Pourquoi aimons-nous la nature ?
9 février : C’est quoi la pollution ?
16 mars : Comment sait-on qu’une chose est vivante ?
13 avril : Avons-nous des devoirs envers les animaux ?
11 mai : Une lune artificielle pour éclairer une ville. Les progrès techniques et la nature
8 juin : La nature en ville

De 15 heures à 16 heures 30.

Les débats sont suivis d’une animation en lien avec le sujet de réflexion et d’un mini goûter bio.
Les débats sont animés par Alexandra Ibanès enseignante.
Pratiques philosophiques en classe de façon mensuelle depuis 2002.
De nombreux articles pour la revue pédagogique Ecole des lettres.

Limité à 10 participants. Participation gratuite. Inscription préalable par mail ou téléphone. 

Le pas de côté de L’An Demain

L’AN DEMAIN
livres – expositions – éditions – rencontres

Comme annoncé précédemment, la librairie l’An Demain a effectué son « pas de côté ».

-géographique, d’abord : en se déplaçant de quelques mètres pour retrouver le local où elle a débuté à Narbonne voici cinq ans, qu’elle a ensuite partagé avec la galerie AMJ, local qui a hébergé la galerie ces trois dernières années.

-constitutif ensuite : dans ce nouveau lieu, plus grand et plus convivial, l’espace a été réfléchi pour vous offrir

1- les livres, dans les thèmes chers à l’an demain, présentés et mis en valeur dans deux espaces sur deux niveaux

2- des espaces de consultation et de lecture agréables, qui pourront aussi accueillir des rencontres, des débats, des conférences….

3-des murs et des éclairages adaptés pour recevoir des expositions d’art, organisées parfois par l’An Demain (réminiscences des expositions heureuses de l’aventure des cinq années de la galerie AMJ) et plus souvent proposés en location pour une semaine, quinze jours ou un mois à des artistes ou collectifs.

Cette nouvelle aventure résulte de la difficulté que nous rencontrons à céder nos locaux commerciaux, et nous tentons de transformer cet écueil en une belle nouvelle proposition pour tous les amis de la librairie l’an demain et de la galerie AMJ et en direction de tous ceux que nous n’avons pas encore rencontrés…

Pour remercier tous nos soutiens, nous vous invitons à participer à une petite soirée inaugurale autour d’un verre vendredi 7 décembre de 18 heures à 20 heures.

Nous serons ouvert en décembre du mardi au dimanche de 9h30 à 19h.
Au plaisir de vous faire découvrir des œuvres d’artistes que nous avons appréciés ces dernières années…

Martin Guillemot

Nous voulons des coquelicots !

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Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Le refus par la majorité parlementaire d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi, les mots d’adieu de Nicolas Hulot lors de sa démission mettant en cause les lobbies et appelant à l’implication citoyenne, les statistiques d’utilisation des pesticides en France qui montrent une augmentation constante en dépit des engagements passés, l’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux, les hécatombes d’abeilles dans les ruchers…. tous ces éléments sont des petites gouttes d’eau qui sont en train de faire déborder le vase : il est temps d’interdire tous les pesticides de synthèse, pas dans 5 ans, pas dans 10 ans, mais il faut le décider maintenant !

Bien sûr, ce n’est pas le seul combat urgent à mener dans le domaine écologique.
L’arrivée du Tour Alternatiba à Bayonne les 6 et 7 octobre sera un autre moment exceptionnel d’engagement citoyen pour le climat et en faveur des alternatives qui devrait rassembler plus de 30000 personnes et qui parachèvera l’exceptionnelle réussite des 200 étapes du tour, dont l’étape de Narbonne le 21 septembre (le communiqué)

Mais l’appel « nous voulons des coquelicots » doit être soutenu par tous : les initiateurs ont fixé un objectif de cinq millions de signatures et il peut être atteint !
Signons, partageons, engageons nous en apposant le coquelicot « stop pesticides » partout dans notre vie quotidienne…

LE TEXTE DE L’APPEL
Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

 

Nous parlerons pesticides, Roundup et biodiversité à Azillanet le samedi 6 octobre lors de la Foire Paysanne d’Automne où la librairie L’An Demain sera présente…
à 11h Lors de la projection de film de Marie-Monique ROBIN « Le roundup face à ses juges », à 15h au cours de la conférence-débat qu’elle animera « Pourquoi se passer du Glyphosate et comment ? » et toute la journée lors des ateliers, rencontres et autour des livres du stand de l’An Demain…

Azillanet1

Le Samedi 6 octobre, la librairie sera présente à la
FÊTE PAYSANNE D’AUTOMNE d’Azillanet
Marché paysan et artisanal, ateliers, troc de semences etc…

et la présence exceptionnelle de
Marie-Monique ROBIN
pour une conférence et une projection de son dernier film « Le round’up face à ses juges »

Livres et DVD en dédicace au stand de la librairie L’An demain
Programme détaillé:

Azillanet2A

Azillanet2B

Vu de l’An demain : épisode 3

Vu de L’An Demain :
quelques observations sur le livre,
Narbonne, la planète et l’humanité

Lorsque j’ai créé à Narbonne , il y a cinq ans, la librairie L’An Demain, librairie spécialisée dans le domaine de l’écologie, je ne connaissais presque rien de Narbonne et de la vie d’une ville moyenne, je savais très peu sur le métier de libraire, et je croyais savoir beaucoup dans le domaine de l’écologie, résultat de 35 années dévolues à ces sujets après des études d’agronomie, une vie de paysan et de militant, des engagements écologistes en France et en Europe.

Aujourd’hui, au moment où la librairie va devoir fermer, je souhaite par ce texte écrit à la première personne rendre au public tout ce que m’a apporté l’expérience, vue de mon poste d’observation.

Car je ne pensais pas, accroché à mon siège de la librairie comme un arapède sur son rocher, me retrouver à un poste d’observation adéquat pour regarder notre monde et en peut être au delà du rôle de témoin, contribuer à la recherche de solutions…

Trois grandes têtes de chapitre pour présenter mon propos feront l’objet d’une publication en « feuilleton », puis d’une publication complète sous forme de petit livre plus documenté… peut-être !

La fin des librairies indépendantes et le déclin du livre
La mort des centre-villes et les dégâts de l’étalement urbain
La destruction de la biosphère mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

ÉPISODE 3
La destruction de la biosphère
mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

En cinq années, à la librairie l’An Demain, j’ai vu passer une quantité impressionnante de livres ayant pour sujet l’avenir de l’Humanité face à la crise écologique.
J’ai vu et vendu « Demain , un nouveau monde en marche », et puis « Le monde qui émerge, les alternatives qui peuvent tout changer », et bien d’autres livres encore à l’optimisme assumé…
J’ai aussi lu et recommandé « L’événement anthropocène », « Requiem pour l’espèce humaine » ou bien « Comment tout peut s’effondrer, petit manuel de collapsologie à l’attention des générations présentes», analyses lucides et érudites du monde d’aujourd’hui.
Et tant d’autres !!

En cinq ans années la crise écologique mondiale s’est aggravée fortement (c’est le propre des courbes exponentielles!). Face aux bouleversements du climat, à la réduction de la biodiversité ou aux pollutions chimiques ou nucléaires, comment croire encore à l’existence d’un « An Demain » pour l’humanité.
Scientifiques, philosophes, écrivains, penseurs de tous horizons ont pris leurs plumes et leurs bâtons de pèlerins.
L’édition, le cinéma, les revues, les blogs sont surchargés d’appels à une prise de conscience : s’il n’est peut être pas trop tard, il est tout juste encore temps d’inverser les courbes.
Reste-t-il un espoir ?

La situation est grave, mais pas désespérée
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A côté de la profusion éditoriale de livres sur la crise écologique, j’ai vu, ces dernières années, surgir comme « mode » des vocables qui recyclent et modernisent des idées que les années 70 avaient vu fleurir.


« Permaculture » et « véganisme » sont, par exemple, le symptôme d’une nouvelle prise de conscience qui complète et enrichit les valeur de l’humanisme écologique. Termes bien plus larges que agriculture biologique ou végétarisme (mais aussi sujets à de grandes confusions, voire à des récupérations), ils apportent leur vision systémique et globale.

« Décroissance », mot obus apparu il y a quelques dizaines d’années, a joué un grand rôle dans la prise de conscience de la finitude de notre planète, finitude que l’écologie politique avait mis en avant sans réussir à en éviter la récupération par le système dominant qui inventa les oxymores que sont les expressions « capitalisme vert » et «développement durable ».

Le mouvement des « Villes en Transition », dont l’appellation est tout un programme, conscientise et entraine dans l’action des millions de citoyens, de même que les mouvements SlowFood puis CittaSlow.

Le terme « Anthropocène », maintenant largement accepté et utilisé, est une avancée conceptuelle décisive pour une prise de conscience générale de la responsabilité humaine face à la crise écologique.

Le mot et le concept « low tech » modernisent des réflexions qui, des luddites «destructeurs de machines» du XIXe siècle aux dessins de Reiser dans « La Gueule Ouverte », en passant par les travaux d’innombrables chercheurs et avec les apports d’expérimentations de modes de vie différents aux quatre coins de la planète, font partie du fond commun de l’humanité.

Autant de symptômes qui démontrent que la recherche d’une sortie par le haut est dominante, plutôt que le défaitisme ou le découragement.
Mais, bien sûr, l’avenir n’est pas dans les livres, mais dans des actes décisifs, partagés par les habitants de la planète. Alors, qu’est ce qui coince ?

Le modèle économique dominant n’a pas de solutions à proposer : il est le problème.

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La journaliste Naomi Klein a écrit en 2014 un livre important : « This changes everything, Capitalism vs Climate » (Ceci change tout : le capitalisme contre le climat) qui démontre que notre modèle économique est en guerre contre la vie sur terre.

La traduction française du titre « Tout peut changer, capitalisme et changement climatique » est un quasi contresens.
On mesure ainsi l’ampleur de la tâche  de conviction encore à venir, car de partout on lit, on entend « encore une minute, monsieur le bourreau, on peut changer, on va changer, tout peut changer ! »

L’écologie politique peut sembler en crise en 2018, pour des observateurs extérieurs.
Mon avis est qu’au contraire, partout dans le monde, nous sortons des ambiguïtés nées des origines sociales et occidentales de nombreux penseurs et militants de l’écologie politique : l’écologie est devenue le nouvel humanisme global.

La planète, considérée dans son ensemble comme un bien commun de l’humanité, doit voir sa gestion rendue collective, égalitaire, démocratique, permettant le retour à l’équilibre avec l’arrêt immédiat des destructions et la mise en œuvre des réparations….
Dans ce domaine, l’apport des philosophies venues des peuples dominés, en Amérique du Sud, en Océanie et ailleurs, est extrêmement fertile.

Vaste programme, bien trop grand pour être résumé ici, mais qu’on trouve proposé de mille façons dans des écrits dans toutes les langues de l’humanité….

L’éducation populaire et la démocratie réelle, pour la survie de l’humanité

autor1Puisque ce texte, écrit à la première personne et fruit d’une vie d’engagements, se veut utile et si possible positif, je propose ici quelques pistes pour boucler ce troisième épisode.

Rien n’est possible sans une éducation indépendante et une information libre permettant le débat démocratique. Ces deux piliers du libre arbitre sont en grand danger de disparaître.

        – L’éducation publique, de l’école à l’université, ne peut plus jouer son rôle, concurrencée et anesthésiée par des adversaires plus puissants : la publicité, le marketing, les écrans numériques, le divertissement commercial, le sport spectacle…

      – Les médias, l’édition, l’audiovisuel sont très majoritairement asservis aux puissances financières qui les possèdent ou les contrôlent.

La culture de l’individualisme et le mythe de l’individu libre et tout-puissant ont contaminé une grande partie de l’humanité.
Les smartphones ont conquis la planète (plus de 2,5 milliards!). Au delà des dégâts écologiques et sociaux que leur fabrication et leur développement ont générés, leur usage, s’il a certes apporté des sources nouvelles d’information au plus grand nombre, a aussi instillé le discours dominant à tous et partout.

La démocratie ne fonctionne plus .
L’abstention, qui dépasse 50 % dans de nombreuses démocraties, délégitime les élus ; le lobbyisme tout puissant, et la corruption parfois, les discréditent. L’influence des puissances financières dans les campagnes électorales, sous forme de financement direct, de mainmise sur les médias ou sur les instituts de sondage, dénature le vote . Les traités de libre échange et les abandons de souveraineté des états leurs confisquent les moyens d’agir, sur le quotidien comme sur long terme.
Les institutions déséquilibrées empêchent de prendre en compte les enjeux écologiques et les cycles longs.

Me suis-je éloigné de mon projet initial de regarder le monde depuis le poste d’observation privilégié de ma petite librairie de ma petite ville de Narbonne ?
Je ne crois pas….

Au premier épisode, j’ai tenté de comprendre pourquoi les librairies indépendantes ferment et le goût de la lecture disparaît.

Dans le deuxième épisode, nous avons assisté à l’agonie, voire à la mort, des centres villes, à la disparition des commerces et des artisans indépendants, à la dissolution du lien social dans un urbanisme déshumanisé.

Ce troisième épisode se termine par un constat rude : sans le retour rapide à l’éducation et la culture libre pour tous, sans le rétablissement d’un esprit de solidarité entre les humains et envers la nature, le renouveau démocratique indispensable n’adviendra pas et la pente prise par nos sociétés les mène à leur disparition.

Mais tout au long de ces cinq années, j’ai découvert et rencontré des auteurs, d’hier et d’aujourd’hui, aux analyses époustouflantes. La richesse de la pensée, le foisonnement des initiatives, la curiosité partout grandissante sont de signes formidables que tout est présent pour le renouveau.
Nul ne peut prédire si ce sera après l’effondrement ou si la transition sera maitrisée, nul ne sait si ce sera long ou rapide…


archeologieMais plus personne ne peut l’ignorer : ces dix dernières année ont vu une accélération inédite des périls écologiques et nous sommes face à un choix simple mais dont la mise en œuvre est difficile, et exigeante. La biosphère est un bien commun de l’humanité, et nous devons en reprendre le contrôle citoyen des griffes du système économique qui la détruit pour le profit financier d’une infime minorité.

À tous les niveaux d’organisation des sociétés humaines, dans l’entreprise, dans ville, dans les régions ou les états, c’est un renouveau démocratique complet et une implication citoyenne éduquée qui sont nécessaires.

À ces conditions, le monde va changer demain, et nous retrouverons le goût de la lecture et de la transmission, nous revivrons la convivialité de villes revivifiées et le bonheur du partage, de la solidarité et du vivre ensemble.
Et l’écosystème « Terre » évoluera à nouveau vers un équilibre global, avec toute sa biodiversité, ses capacités de renouvellement… et une juste place pour l’humanité.

Illustrations extraites du DVD « Archéologie du Futur » réalisé en 1995 par Claude Guillemot

Téléchargements PDF : episode1episode2episode3
l’article en entier (3épisodes)

Donner du sens à ses idées….

Un « Portraits croisés » très sensible de Véronique Durand dans l’Indépendant et le Midi Libre de ce dimanche 13 mai (dans l’édition de Narbonne dans le cadre de la série « La Figure Libre du Dimanche » en page 3).
Notre aventure avec la librairie L’An Demain et la GalerieAMJ va s’achever dans quelques semaines (quelques mois tout au plus) pour, nous l’espérons, être poursuivie sous une autre forme par d’autres personnalités qui à leur tour y mettront leurs enthousiasmes…

Merci à tous ceux qui nous ont accompagnés.
Et un merci particulier à Véronique Durand qui  a su bâtir une confiance réciproque qui nous a conduits à nous raconter un peu…

L’article en PDF peut être consulté et téléchargé ici :  indep-13mai

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