Samedi 7 octobre à 17h30 Conférence-débat de Jean RIVIERE

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Samedi 7 octobre à 17h30
Conférence-débat de Jean RIVIERE
sur le Jardin Naturel
à la librairie L’AN DEMAIN
4 rue Cabirol 11100 NARBONNE

Jean Rivière est un jardinier depuis 40 ans, qui s’est chargé de la belle mission de nous ramener à l’évidence et la simplicité dans un jardin qui n’a finalement besoin de presque rien pour offrir abondance de récoltes.
Il s’agit de jardiner, conscients que notre interaction d’amateurs crée la plupart du temps des déséquilibres ou des disharmonies qui engendrent alors des invasions de nuisibles ou de maladies ou autres problèmes de carence

 

Gilles Clément  « Toujours la vie invente »
éditions Locus Solus  20 euros

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Depuis trente ans, Gilles Clément a largement remis en cause notre relation de domination face à la nature, prônant la coopération et l’observation, conduisant le jardinier à « observer plus et jardiner moins » pour garantir la sauvegarde de notre planète. Toujours la vie invente est un livre qui nous introduit au coeur de sa pensée visionnaire, fondée sur une écologie humaniste et déclinée autour des concepts : Jardin Planétaire, Jardin en Mouvement et Tiers-Paysage. Ouvrage très pédagogique et graphique, conçu en chapitres courts et très illustrés, à la fois de dessins, de plans paysagers, de détails et de photos de plantes, arbres et jardins. Le paysagiste nous fait ainsi partager la singularité de son métier qui doit prendre en compte la transformation de l’espace dans la durée, sous l’action du vivant, lequel agit en toute liberté et en toute inventivité, d’où le titre du livre… Ses réalisations et ses voyages sont présentés, retraçant le parcours d’un créateur hors norme, et livrant le portrait d’un jardinier artiste du vivant.

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Le vélo pour changer le monde ?

Le vélo peut-il changer nos sociétés ?
Prenons l’occasion de la sortie de deux livres importants pour reposer la question.

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« Le pouvoir de la pédale » de Olivier Razemon qui vient de paraitre en édition de poche (éditions de l’échiquier) à 7,50 euros est sous-titré « comment le vélo transforme nos sociétés cabossées »

Le livre « Bike Nation » de Peter Walker, paru il y a quelques mois au Royaume Uni, est sous titré « How Cycling Can Save The World »  (comment le vélo peut sauver le monde).

Et ce n’est pas par hasard que les auteurs de ces livres sont des journalistes travaillant à Paris et Londres pour les « quotidiens de référence » : Le Monde pour Olivier Razemon, « The Guardian » pour Peter Walker.
Il sont tous deux rédacteurs de blog très suivis:
The guardian Bike Blog 
L’interconnexion n’est plus assurée

Leur métier et leur pratique quotidienne du vélo dans une grande ville leur a permis de synthétiser des éléments connus mais disséminés et les a conduit à une conclusion évidente : le vélo est l’avenir des transports, mais aussi la clé pour refaire nos villes et le monde (et bien plus, vous en lirez de belles démonstrations)
Leur curiosité et leur métier les a incités à tenter dans un livre « grand public » de convaincre et éduquer largement. Tous deux ont la volonté de s’adresser au plus grand nombre et utilisent donc les méthodes et les moyens du journalisme d’investigation, le style simple du quotidien, l’humour, l’émotion, l’appel à la propre expérience du lecteur…
Tous deux espèrent, par leurs écrits, aider à « changer la vie »…

Ce sont deux livres de lecture facile  (enfin pour le cas du livre de Peter Walker, il faut être anglophone car il n’est pas -ou pas encore- traduit en français!!!), des livres qu’on a envie de partager, des livres qui redonnent confiance dans l’avenir….

Voilà donc le rôle nous est imparti, simples cyclistes du quotidien et militants d’un monde plus doux : achetons ces livres, offrons les, commentons les sur nos blogs et nos pages Facebook….
Et merci à Peter Walker et Olivier Razemon de les avoir écrits….

 

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Je dois rendre hommage aussi à Frédéric Héran et son livre « Le retour de la Bicyclette » paru aux éditions La Découverte. Ce livre d’un chercheur est lumineux et passionnant.
C’est la « bible » indispensable à toute personne intéressée par la question des transports dans nos sociétés.

J’en ai déjà longuement parlé sur ce blog , et vendu un grand nombre à la librairie : mais si vous ne l’avez pas encore lu, vous savez ce qui vous reste à faire !!!!

 

« Algorithme mon amour … »

La bombe atomique d’Hiroshima a marqué un tournant dans le XXème siècle, qu’Alain Resnais a élégamment mis en scène dans son film « Hiroshima mon amour… »
Et depuis chacun sait que les dangers du nucléaire sont une épée de Damoclès permanente sur l’avenir de l’humanité.

La fascination actuelle pour le numérique  risque de nous cacher les dangers pour l’avenir de l’humanité que ces technologies recèlent. La bombe numérique n’a pas explosé, mais les dégâts humains sont déjà là. Et l’asservissement se fait de manière subtile et indolore…

La lecture de ces deux livres est essentielle.
Je les conseille absolument, car seule la compréhension des enjeux par les citoyens permettra (peut-être) d’arrêter cette nouvelle machine à broyer l’homme.

51c5RM2dXxLLa nouvelle servitude volontaire

Philippe Vion-Dury

Avec comme crédo la volonté de changer le monde, c’est au coeur de la Silicon Valley que se façonne la société numérique. Portées par une spectaculaire réussite économique, les entreprises de haute technologie veulent dessiner un monde meilleur en prenant en main la majorité des aspects de notre quotidien, en généralisant la prédiction algorithmique. L’homme devient intégralement transparent, immatériel. La liberté de choisir, la créativité et l’émancipation sont désormais remplacées par l’anticipation, la prédiction et la régulation. C’est bien plus qu’une révolution numérique ; c’est un véritable projet politique qui est à l’oeuvre. Avec rigueur et précision, Philippe Vion-Dury révèle que les technologies sont porteuses d’une idéologie et d’un projet de civilisation. Il démontre que les modèles prédictifs, les algorithmes et les objets connectés instaurent une société du contrôle dans laquelle l’individu, comme le collectif, abandonne la maîtrise de son destin. Il explique comment la peur de se confronter à la solitude, à l’altérité et à l’échec nous conduit à une nouvelle servitude volontaire.
255 pages – 20 euros
Editeur : FYP EDITIONS (octobre 2016)

 

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critique de la raison numérique
Eric Sadin

Le mouvement de numérisation à l’oeuvre depuis une trentaine d’années gagne aujourd’hui des pans de plus en plus étendus de la réalité via l’extension des capteurs et des objets connectés. Dorénavant, les flux de data témoignent de la quasi-intégralité des phénomènes, s’érigeant comme l’instance primordiale de l’intelligibilité du réel. Une connaissance sans cesse approfondie s’instaure, orientant en retour les décisions individuelles et collectives au prisme d algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés. Les technologies informationnelles imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une raison numérique établie sur l’appréhension et l’évaluation en temps réel des faits ordonne désormais les pratiques du commerce, de l’enseignement, de la médecine, les rapports aux autres, à soi-même, à la ville, à l’habitat…
Ce livre examine, en s’appuyant sur une foultitude d’exemples, la quantification et la marchandisation intégrales de la vie qui s’instituent, soutenues par l’industrie du traitement des données, aujourd’hui dotée d’un pouvoir qui perturbe nombre d’acquis démocratiques fondamentaux.
Avec une rare lucidité et une écriture d’une précision clinique, Éric Sadin dévoile les impensés, analyse les processus en cours, dresse une cartographie détaillée des forces à l’ oeuvre… Observations et réflexions qui dessinent une nouvelle condition humaine, et en appellent à la politisation des enjeux induits par la puissance toujours plus totalisante détenue par les systèmes computationnels. 
278 pages – 17 euros
Editeur : L’ECHAPPEE (2015)

Pour ne pas oublier….

Pour ne pas oublier….

Notre monde va si vite, que le présent disparait poussé par la recherche permanente de l’illusion du bonheur apportée par la consommation de nouveautés…
Tout notre système consumériste libéral est basé sur cette insatisfaction pernicieuse qu’entretient le désir de neuf et d’émotions nouvelles.

Y’a t il encore une place pour la préservation de la mémoire et du patrimoine ?

alaricJe n’ai pas encore présenté sur ce blog la collection des ouvrages écrits et édités par l’association « Vilatges al pais« .
Depuis des dizaines d’années cette association, aidée par le Conseil Général, travaille à préserver, enregistrer et diffuser la mémoire des villages de l’Aude.
Les livres qui synthétisent ce travail, qui a comporté en amont de nombreuses réunions et entretiens, sont des objets éditoriaux inclassables.
Le dernier opus est consacré à l’Alaric et s’intéresse aux communes de Barbaira, Camplond’Aude, Capendu, Comigne, Douzens, Fabrezan, Floure, Fontcouverte, Fontiès d’Aude, Largesse, Montlaur, Monze, Moux, Pradelles-en-Val et Ribaute.
Venez les feuilleter à la librairie, vous découvrirez tout un monde …

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Il reste quelques exemplaires à la librairie du volume consacré au Canton de Coursan qui date de 2005 et qui est quasi épuisé…

Mais sera-il réimprimé? Et le travail de l’association Villages al Pais pourra-t-il continuer?
Car comme signe supplémentaire de l’oubli, le Conseil Général et autres financeurs ont réduit leur aide et l’avenir n’est pas sûr pour ces retours vers le passé.

 

 

 

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Jacques-Michel DUCROS est un autre cas à part !
Retraité, il s’est mis à écrire, rechercher, rassembler, photographier sa région d’adoption et a écrit des ouvrages sur le patrimoine des Corbières, de Narbonne, de Perpignan…
Il pensait au début s’adresser aux touristes: ses livres, dont il a lui-même réalisé les cartes, les photos et les textes si rigoureux qu’ils en deviennent poétiques, s’adressent en fait à nous tous, à notre besoin de nous retrouver les pieds sur sur terre…
Auto-édités, imprimés à Narbonne, distribués par l’auteur, ces livres méritent l’attention de chacun…

 

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Les éditions du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise font depuis des années un travail remarquable avec leurs Cahiers du Parc.
Collection pluridisciplinaire, ouvrages souvent collectifs, travail éditorial qui s’affirme d’année en année, mais diffusion bien trop confidentielle (compliquée par le caractère public du PNR).
Apportons tous notre soutien à ce travail irremplaçable…

 

La fin du patrimoine ?

Si vous avez des doutes sur les risques de disparaisse cette relation indispensable avec le passé et le territoire, allez jeter un oeil sur le site internet « touristique » chargé de vanter auprès des touristes la région le territoire du Grand Narbonne
Visit-lanarbonnaise.com

Un prochain post de blog reviendra bientôt sur cette question : voulons-nous vraiment comprendre et conserver les expériences du passé, connaitre et diffuser l’histoire pour agir au présent de manière à préserver l’avenir de la planète et de notre humanité ?

En attendant, soutenons, pendant qu’il est encore temps, les passeurs du patrimoine et leurs publications « à l’ancienne » sans site internet ni quadrichromie cliquante !!!
Tous ces livres sont en vente à la librairie L’AN DEMAIN en plein coeur historique et patrimonial de Narbonne…..

 

 

 

 

La résistance au progrès, hier, aujourd’hui et… demain

Certains d’entre nous ont un peu plus de temps en été pour lire et penser.
Et nous en aurions tous bien besoin face à l’impasse de la civilisation humaine.

Voici quatre livres, choisis dans les rayonnages de la Librairie L’An Demain (parmi bien d’autres sur le sujet)
Regarder dans le rétroviseur, analyser les luttes et les échecs, chercher à comprendre dans le siècle passé les causes et des solutions peut-être…
Des livres que je vous conseille : lire, partager et en parler…….

TECHNO-CRITIQUES 
Histoire de la résistance au « progrès » technique
François Jarrige
Editions La découverte 28 euros

Techno-critiquesLes techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique.
Contre l’immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s’est ainsi constituée : ce livre d’histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une  » croissance  » aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.

 

LA REVOLTE LUDDITE  Briseurs de machines à l’ère de l’industrialisation
Kirkpatrick Sale
Editions L’Echappée  19 euros

luddites21811. Alors que la révolution industrielle s’apprête à rendre l’Angleterre méconnaissable, bris de machines, incendies et émeutes se multiplient dans les manufactures. Des redresseurs de torts viennent de déclarer la guerre aux «machines préjudiciables à la communauté». Puisque les artisans doivent faire le deuil de leur savoir-faire et migrer vers les villes, les Luddites se dressent contre la dépossession machinique. À l’heure de la biométrie, du tout-numérique et des technologies du vivant, le récit de Kirkpatrick Sale, journaliste et écrivain américain, est un cinglant plaidoyer contre le capitalisme industriel.
«Une éruption violente des sensibilités contre le capitalisme industriel débridé».

E. P. Thompson, historien anglais.

 

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LES LUDDITES EN FRANCE
Résistances à l’industrialisation et à l’informatisation
Collectif
Editions l’Echappée  22 euros

Alors que la révolution industrielle s’apprête à bouleverser tous les rapports sociaux, bris de machines, incendies et émeutes se multiplient dans les manufactures. Des artisans refusent de faire le deuil de leurs savoir-faire et de migrer vers les villes. Ils déclarent la guerre aux  » machines préjudiciables à la communauté  » qu’ils détruisent à coups de masse. Si les luddites anglais sont passés à la postérité, leurs homologues français briseurs de machines –  » primitifs  » selon les uns,  » réactionnaires  » selon les autres – ont été jetés aux oubliettes de l’histoire. Ce livre entend les réhabiliter et leur redonner une juste place dans une histoire du socialisme jalonnée de grandes batailles durant lesquelles ils se sont illustrés : de la Révolution française aux récentes résistances à la tyrannie technologique, en passant par les journées de juillet 1830, la révolution de 1848 ou encore les années 1980. Cette histoire méconnue du luddisme à la française nous révèle des mouvements souvent peu organisés et parfois spontanés, mais farouches défenseurs de l’égalité sociale et de la liberté quotidienne. Contrairement aux idées reçues, on arrête parfois le progrès…

 

L’AGE DES LOW TECH
Philippe Bihouix
Editions du Seuil  19,50 euros

low techFace aux signaux alarmants de la crise globale – croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée – on cherche à nous rassurer. Les technologies  » vertes  » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les  » basses technologies « . Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

 

L’Aude à la bio à Couiza 29-30 juillet

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La foire bio de COUIZA se tient cette année les 29 et 30 juillet.
« Le sol, un trésor insoupçonné » en est le sujet principal.

La librairie L’AN DEMAIN sera présente avec de nombreux livres sur ce sujet et sur de nombreux sujets lié à l’environnement.

Vous pouvez télécharger le programme complet avec la liste des exposants et le programme complet des débats et des animations : ici

 

Des arbres et des microbes….

La survie de l’espèce humaine sur terre ne tient plus qu’à un fil…
Pourquoi ce fait évident continue à passer inaperçu de nos concitoyens qui élisent des hommes politiques qui nient l’évidence (Trump aux USA, mais aussi Macron en France), inaperçu aussi des décideurs et des journalistes faiseurs d’opinion ?

Comment peut on encore ne pas voir que tout ce que l’homme continue à détruire nous approche inexorablement du point de non retour.
Les rythmes des grands cycles du climat, des grands cycles des éléments, des forêts, des  populations bactériennes ou de l’extinction des espèces sont si largement différents de la durée d’une vie humaine que l’homme égo-centré a perdu toute compréhension du monde qui l’entoure.

Pour retrouver un sens, l’homme n’a plus que son cerveau, son raisonnement, ses pensées. Les livres peuvent alors jouer un grand rôle, s’il sont lus !
Mais le sont-ils encore ?

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La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben a été acheté par plus de 650000 personnes en Allemagne et traduit en 32 langues. Ses millions de lecteurs en tireront-il les conclusions qui s’imposent à sa lecture : l’homme n’est pas le centre de tout mais sa vie dépend des autres formes de vie sur Terre…

éditions Les Arènes
264 pages 20,90 euros

 

 

 

 

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Le manifeste pour une agriculture durable de Lydia et Claude Bourguignon fait moins de 70 pages et n’aura pas le même succès.
Il le mériterait : ce manifeste crie à l’humanité qu’elle court à la famine si elle continue de détruire ses sols et leur vie microbienne comme elle le fait depuis un siècle.
Mais les deux auteurs l’affirment (et ce fut le sens de toute leur vie engagée) : il est encore (tout juste) temps de tout changer !

éditions Actes Sud
70 pages  9 euros

 

Lisons, partageons ces deux livres et bien d’autres puisque le monde semble sourd….

Histoires de printemps

Histoires de printemps

Partout le printemps montre le bout de son nez…
La nature, bien sûr, rappelle à chaque instant qu’il est temps s’occuper de la survie des espèces et de lancer le cycle de la vie et de la reproduction…

Notre société aussi qui, s’adaptant au cycle quinquennal de la Vème République, s’intéresse en ce printemps, concentrée sur la date du 23 avril, aux enjeux de la survie de notre écosystème.
Enfin, pas toujours, car ce thème fondamental est mis de côté par certains, voire instrumentalisé…
Pourtant le retard pris à agir face la crise écologique née d’une fuite en avant productiviste forcenée dans tous les domaines des activités humaines, dont l’agriculture, nous oblige à fondamentalement inverser la trajectoire du développement humain.

Tant de précurseurs de cette prise de conscience écologique, philosophes et scientifiques, qui depuis des décennies mettent en garde et proposent d’autres solutions, ont été moqués, oubliés…
Leurs écrits sont pourtant incroyablement d’actualité et ils remplissent plusieurs étagères de notre librairie.
Nous avons le plaisir de recevoir le vendredi 17 mars à 18 heures, l’un de ces pionniers, Robert MOREZ, qui vient de raconter sa vie et ses combats dans un livre intitulé « Mémoires d’un bourricot, les tribulations d’un agronome hors des sentiers battus ». Il présentera et dédicacera son ouvrage.

Quant au rendez vous du 23 avril, peut être sera-t-il indispensable de penser nous aussi à sortir des sentiers battus et nous engager pour un vrai nouveau chemin et une nouvelle République…. mais ceci est une autre histoire !

Martin Guillemot

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C’est plusieurs pages de temps dans l’histoire d’une vie qui commence avec les premiers souvenirs d’avant-guerre en 1939, images précises, mais pas un film qui va se dérouler d’une manière plus continue dans les années 40 dans la région parisienne, puis en Belgique où l’auteur a vécu le temps de ses études.
Après le service militaire, la découverte des tropiques aux Antilles et de l’agriculture industrielle avec ses pesticides… Ce qui l’a amené à quitter la recherche agronomique et une fois rentré en métropole, à militer avec Nature et Progrès et Pierre Rabhi pour une agriculture, gestion du vivant.
Agriculteur, l’auteur a refusé la voie du productivisme agricole aux mains des industriels et des financiers et continue à 80 ans passés à militer et enseigner une alternative crédible : l’agroécologie.

Biographie de Robert Morez
Jeune agronome en poste aux Antilles dans les années soixante, l’auteur assiste au matraquage chimique des plantations dont les conséquences se font sentir cruellement à notre époque. Rentré en Europe, il devient un pionnier d’une agriculture, d’une agronomie plus respectueuse de la vie. Sa rencontre avec Pierre Rabhi, pionnier du bio, le conforte dans sa démarche. Il travaille par la suite au Burkina Faso et en Afrique du Nord et de l’Ouest.
Aujourd’hui administrateur de l’association de solidarité internationale CARI, Robert Morez anime plusieurs dizaines de formations par an en agroécologie.
« L’agroécologie est la gestion de la terre nourricière en liaison avec les écosystèmes et la nature dont nous faisons partie. »

Deux revues à soutenir….

Reçu cette semaine les derniers numéros de deux revues d’écologie politique qu’il faut aider à paraître. Leur travail est fondamental, indispensable même…
Et ce trimestre/mois, les sujets abordés tombent pile dans l’actualité « politique » et sont source de réflexion salutaire….

La Revue ECOREV’ numéro 44

L’« Anthropocène » a déjà eu lieu, l’événement est passé. C’est toute la Terre et tous ses habitants, nos vies qui sont bouleversées désormais par l’entrée dans cette nouvelle ère. C’est aussi et avant tout l’histoire de notre modernité, d’un « Capitalocène » mortifère. Si les scientifiques en discutent encore la date de son commencement ou en scrutent les traces à même le sol, peu en contestent désormais la réalité – le consensus est total, ou presque.

Dans ce cadre, notre dossier vient prolonger la perspective dessinée par les deux textes de la rubrique Classiques enecorev tâchant d’articuler, comme nous y invite Charles Fourier dans un texte de 1820, la nécessaire prise de conscience des responsabilités du mode de production capitaliste dans cette entrée – et de ses limites à palier aux problématiques qu’elle génère ; avec la recherche de mise en œuvre effective d’une « autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes
et moyens de production et modes de vie » – comme nous y invitait André Gorz à la fin sa vie en 2007 – en abolissant « cet esprit, ces systèmes de domination et de répression qui nous viennent du fond des âge
s et qui ont dressé l’homme contre l’homme et contre la nature », nous dit Murray Bookchin dans un texte de 1969.

Car, même si aujourd’hui les plus exposés aux dérèglements climatiques, aux migrations environnementales, aux dégradations des milieux de vie et aux guerres qui en découlent sont avant tout au Sud – là où pourtant les responsabilités historiques sont incontestablement moindres – le monde entier en subit déjà, et en subira bientôt plus encore, le poids et les effets destructeurs.
Reconstruire un vivre ensemble – désormais inéluctablement globalisé – et des imaginaires politiques propres à porter une sortie civilisée du capitalisme à l’âge de l’Anthropocène, sont sans aucun doute les nouvelles frontières de l’écologie politique, notre ZAD.

C’est à ce projet que ce numéro tente de contribuer, dans un contexte historique où les acteurs du système capitaliste feignent de se pencher sur la problématique environnementale pour in fine mieux ignorer avec arrogance notre entrée dans l’ère de l’anthropocène. Chaque partie de ce numéro, du dossier à la rubrique Utopie(s) 2050, en passant par le Kit Militant et la rubrique Lectures, contribue à faire face à cette nouvelle réalité sans sombrer dans la réaction, le catastrophisme et le nihilisme – qui menacent pourtant chaque jour un peu plus d’effacer la complexité de la situation derrière des discours dangereusement simplistes –, autrement dit à faire de l’écologie politique la première des énergies renouvelables. Une tâche ardue mais stimulante, pour laquelle le comité de rédaction accueille avec grand plaisir à partir de ce numéro 44, trois personnes qui font honneur à notre revue : Alice Sternberg, Michael Löwy et Willy Gianinazzi.

Pour s’abonner ou commander ce numéro c’est ici

La revue SILENCE numéro 453

silenceÉditorial : Le temps de vivre

L’année 2016 aura été marquée par les luttes sociales contre la loi Travail en France. Pourtant, 2016 était aussi la date anniversaire des 80 ans du Front populaire, des premiers congés payés. Si l’on remonte au 19e siècle, on observe une tendance inéluctable à la réduction du temps de travail salarié, allant de pair avec l’augmentation de la productivité. C’est une tendance partagée partsilenceout en Europe. La remise en cause de la réduction du temps de travail représente un recul historique.

Il convient de préciser que nous parlons ici du travail salarié (1), exercé sous l’autorité d’un employeur, encadré par une législation que les contrats doivent respecter. Pour être plus précis, on devrait d’ailleurs parler d’emploi, car le travail pourrait être entendu comme toute activité au sens large, sans qu’elle fasse nécessairement l’objet d’une rémunération sociale ou personnelle. Par exemple, nettoyer une rue, garder des enfants, repeindre un appartement, aider une voisine à faire ses courses : emploi, travail ou activité ? Ce sont les notions de lien de subordination et de salariat qui font la différence, mais pas le contenu même de l’action. Ce qui est alors intéressant quand on élargit sa vision, c’est de mesurer à quel point, même si l’emploi diminue, le travail ne manque pas… Et dans tout ça, quand est-ce qu’on respire ?

Dans ce dossier, nous avons souhaité remettre ce sujet en discussion, partant du constat que la réduction du temps de travail de manière choisie pouvait être un levier puissant pour construire une société décroissante, parce qu’elle pose inéluctablement la question de la consommation (quoi, combien ?), la relation de soi au reste du monde (qu’est-ce que je donne, qu’est-ce que je reçois ?), et finalement du sens (pourquoi ?). Nous proposons pour cela de questionner les représentations, analyser les statistiques, écouter les parcours des gens, observer les expériences européennes, relire les philosophes.

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Humeurs et Portraits

Les éditions de L’An Demain viennent de sortir deux livres en ce début décembre…

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Le 2 décembre, à l’ouverture de l’exposition Jean-Louis Engels-Philippe Kandel à la galerie AMJ, a été dévoilé le livre de Philippe Kandel « Portraits » qui présente sous forme d’un ouvrage simple et élégant des portraits-nus, dont une grande partie est exposée à la galerie AMJ sous forme de tirages originaux.
Ce livre est un souvenir magnifique à conserver après la visite de l’exposition, mais c’est aussi un magnifique cadeau pour Noël à offrir à ceux qui ne pourront visiter la galerie.

64 pages  16,5 x 24cm
prix : 20 euros
Éditions L’An Demain en association avec la galerie AMJ

 

‘Bonjour, je suis photographe de portraits-nus, voulez-vous poser pour moi ?’
La question étonne, fait sourire, suscite méfiance ou rires mais provoque le plus souvent une discussion avec la personne interpellée. La question n’est jamais rejetée. De cette première approche découle, ou non, un rendez-vous photographique. Le lendemain ou quelques jours plus tard, une femme ou un homme se met à nu devant mon appareil photographique. Par leur acte volontaire ces inconnus se dévoilent dans l’espace fermé et dépourvu de tout artifice de mon studio. D’autres préfèrent la liberté offerte par la nature. Simple observateur d’une métamorphose dont ils sont les acteurs, je mets en place tous les éléments permettant de créer l’instant d’émotion qui permettra à l’image de naître. Je ne fais que saisir ce qui m’est donné, la force d’un regard, l’ombre d’un sourire, le mal-être d’un corps vieillissant ou sa joie sans contrainte, le triomphe d’un sein, la quiétude ou la plénitude de la vie. La beauté. Un temps photographe scolaire professionnel, je mène ce travail en moyen format, essentiellement en studio.
Philippe Kandel octobre 2016

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Le 9 décembre est sorti en librairie le livre de Patrick Nappez « Humeurs de Narbonne… et d’ailleurs »

Entre 2001 et 2008, le journaliste Patrick Nappez régalait les lecteurs
narbonnais du journal Midi Libre
de ses billets d’humeur.
Des textes courts, percutants, acides,
drôles ou tendres, selon l’air du temps.
Environ cent cinquante de ces billets
ont été réunis dans ce livre.
Si l’humeur souvent varie, l’objet de ces
oscillations reste bien souvent immuable…

176 pages  14,8 x 21 cm
Prix : 12 euros
Éditions L’An Demain

 

Un belle idée de cadeau de fin d’années à offrir aux « vieux » narbonnais comme aux nouveaux arrivants qui retrouveront ou découvriront la plume élégante de Patrick Nappez et qui, sous la légèreté apparente du propos, plongeront dans des réflexions salutaires sur les enjeux de Narbonne…et d’ailleurs !