Fête de l’arbre de Lagrasse le 2 décembre

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La troisième édition de la fête de l’arbre à Lagrasse se tient le Dimanche 2 décembre.
La librairie L’An Demain y sera à nouveau, avec un stand de livres consacrés, entre autres,  à l’arbre, à l’agroforesterie, au sol vivant, à la permaculture…..

Mais la raison principale de se rendre à Lagrasse ce dimanche, c’est d’abord les pépiniéristes exceptionnels, une ambiance chaleureuse, et  des conférences et démonstrations passionnantes …

Cette année, la thématique principale est
« La vie des sols » 

Le programme complet peut être téléchargé ici

 

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pourquoi

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Qu’est ce qu’on attend ?

Qu’est ce qu’on attend ?,  le premier film que Marie-Monique Robin a réalisé pour le cinéma, vient de sortir en DVD, sous forme d’un double DVD avec le film et 50 mn de bonus inédits.

C’est un film à voir,  à regarder avec des amis, en famille…

La situation du monde est bien trop grave pour être pessimistes, nous n’avons plus le temps de nous le permettre !!!

En vente 19,90 euros à la librairie L’An Demain….

Présentation :
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Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune  française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit.
« Qu’est-ce qu’on attend ? » est le premier film réalisé par Marie-Monique Robin pour le cinéma. Il raconte comment une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique.
À l’initiative de la municipalité, Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis).
*Qu’est-ce qu’on attend ?* est un hommage à ces élus locaux, éclairés et courageux, qui savent mobiliser l’enthousiasme de leurs concitoyens dans le sens du bien commun.

Plus de détails sur le site de Marie Monique Robin

Nous voulons des coquelicots !

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Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Le refus par la majorité parlementaire d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi, les mots d’adieu de Nicolas Hulot lors de sa démission mettant en cause les lobbies et appelant à l’implication citoyenne, les statistiques d’utilisation des pesticides en France qui montrent une augmentation constante en dépit des engagements passés, l’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux, les hécatombes d’abeilles dans les ruchers…. tous ces éléments sont des petites gouttes d’eau qui sont en train de faire déborder le vase : il est temps d’interdire tous les pesticides de synthèse, pas dans 5 ans, pas dans 10 ans, mais il faut le décider maintenant !

Bien sûr, ce n’est pas le seul combat urgent à mener dans le domaine écologique.
L’arrivée du Tour Alternatiba à Bayonne les 6 et 7 octobre sera un autre moment exceptionnel d’engagement citoyen pour le climat et en faveur des alternatives qui devrait rassembler plus de 30000 personnes et qui parachèvera l’exceptionnelle réussite des 200 étapes du tour, dont l’étape de Narbonne le 21 septembre (le communiqué)

Mais l’appel « nous voulons des coquelicots » doit être soutenu par tous : les initiateurs ont fixé un objectif de cinq millions de signatures et il peut être atteint !
Signons, partageons, engageons nous en apposant le coquelicot « stop pesticides » partout dans notre vie quotidienne…

LE TEXTE DE L’APPEL
Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

 

Nous parlerons pesticides, Roundup et biodiversité à Azillanet le samedi 6 octobre lors de la Foire Paysanne d’Automne où la librairie L’An Demain sera présente…
à 11h Lors de la projection de film de Marie-Monique ROBIN « Le roundup face à ses juges », à 15h au cours de la conférence-débat qu’elle animera « Pourquoi se passer du Glyphosate et comment ? » et toute la journée lors des ateliers, rencontres et autour des livres du stand de l’An Demain…

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Le Samedi 6 octobre, la librairie sera présente à la
FÊTE PAYSANNE D’AUTOMNE d’Azillanet
Marché paysan et artisanal, ateliers, troc de semences etc…

et la présence exceptionnelle de
Marie-Monique ROBIN
pour une conférence et une projection de son dernier film « Le round’up face à ses juges »

Livres et DVD en dédicace au stand de la librairie L’An demain
Programme détaillé:

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Deux livres

81ueup5eYCLGratuité VS Capitalisme
Paul Ariès  éditions Larousse  20€

Présentation de l’éditeur
Economique, sociale, politique, écologique, existentielle… La crise systémique sonne la fin du modèle capitaliste. Fervent défenseur de l’écologie du bien vivre, Paul Ariès propose un modèle alternatif fondé sur la gratuité, proposition qui croise les revendications montantes en faveur d’un revenu universel inconditionnel. Ni utopiste ni doux rêveur, Paul Ariès fonde sa démonstration sur de multiples initiatives réussies en France et à l’étranger : gratuité de l’eau et de l’énergie élémentaire, des transports en commun, de la restauration scolaire, des services culturels et funéraires, de la santé, du beau… Et s’emploie à dénoncer les idées reçues : non la gratuité ne conduit pas au gaspillage ni à la déresponsabilisation ! Un plaidoyer joyeux pour transformer en profondeur notre société et remplacer la jouissance d’avoir par une jouissance d’être.

Biographie de l’auteur
Politologue, essayiste et rédacteur en chef du mensuel Les Zindigné.e.s, Paul Ariès dirige l’Observatoire International de la Gratuité (OIG). Il a participé à la mise en place et au suivi de nombreuses expériences de gratuité tant en France qu’à l’étranger. Ses essais et conférences en font l’un des intellectuels de référence du courant de la décroissance et de l’écologie.

 

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Gérard Noiriel
Une histoire populaire de la France
De la guerre de Cent Ans à nos jours
éditions Agone
832 pages (14 x 21 cm) 28.00 € 

Extraits de l’introduction :

« L’ambition ultime de cette Histoire populaire de la France est d’aider les lecteurs non seulement à penser par eux-mêmes, mais à se rendre étrangers à eux-mêmes, car c’est le meilleur moyen de ne pas se laisser enfermer dans les logiques identitaires. »

« La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle, dans cette histoire populaire de la France, j’ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires. Le but étant de mettre cette vaste réflexion à la disposition du plus large public, j’ai adopté la forme du récit en m’efforçant de présenter sous une forme simple des questions parfois très compliquées. »

« Pour moi, le “populaire” ne se confond pas avec les “classes populaires”. L’identité collective des classes populaires a été en partie fabriquée par les dominants et, inversement, les formes de résistance développées au cours du temps par “ceux d’en bas” ont joué un rôle majeur dans les bouleversements de notre histoire commune. Cette perspective m’a conduit à débuter cette histoire de France à la fin du Moyen Âge, c’est-à-dire au moment où l’État monarchique s’est imposé. Appréhendé sous cet angle, le “peuple français” désigne l’ensemble des individus qui ont été liés entre eux parce qu’ils ont été placés sous la dépendance de ce pouvoir souverain, d’abord comme sujets puis comme citoyens. »

« Ce qui permet d’affirmer le caractère « populaire » de l’histoire de France, c’est le lien social, c’est-à-dire les relations qui se sont nouées au cours du temps entre des millions d’individus assujettis à un même État depuis le XVe siècle, et grâce auxquelles a pu se construire un « nous » Français. Les classes supérieures et moyennes ont été dans l’obligation de tenir compte des activités, des points de vue, des initiatives, des résistances, propres aux classes populaires, afin de mettre en œuvre des formes de développement autres que celles qu’elles avaient imaginées au départ. Et réciproquement, les représentations du peuple français que les élites ont construites au cours du temps, les politiques qu’elles ont conduites, ont profondément affecté l’identité, les projets, les rêves et les cauchemars des individus appartenant aux classes populaires. »

Feuille d’automne…

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Le tour Alternatiba fait étape à Narbonne le vendredi 21 septembre.

À cette occasion un Village des Alternatives est organisé Cours Mirabeau de 14 h à tard dans la soirée, avec la présence de trentaine de stands d’associations, des conférences, des concerts…

et un stand de la librairie L’AN DEMAIN avec des livres sur les alternatives « pour changer le système, pas le climat !… ».

Programme complet ici

 

 

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Le Samedi 6 octobre, la librairie sera présente à la FÊTE PAYSANNE D’AUTOMNE d’ Azillanet
Marché paysan et artisanal, ateliers, troc de semences etc…

et la présence exceptionnelle de
Marie-Monique ROBIN
pour une conférence et une projection de son dernier film « Le round’up face à ses juges »

Livres et DVD en dédicace au stand de la librairie L’An demain

Le programme complet ici_

Lectures de rentrée….

L’effondrement de notre civilisation industrielle, si il doit advenir, a des causes connues… et les solutions pour (peut-être) l’éviter sont assez connues aussi, même si on n’a pas trouvé collectivement comment les mettre en oeuvre à l’échelle de la planète !

Ces deux livres font repartir le film un peu en arrière, et c’est très éclairant !!!
Et, en plus, ils se lisent comme des romans…..

Bonne rentrée à tous.

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Entrer une légende

« …L’histoire du risque ici racontée n’est pas celle d’une prise de conscience, mais celle de la construction d’une certaine inconscience modernisatrice….. »

L’Apocalypse joyeuse 
Une histoire du risque technologique
Jean-Baptiste Fressoz
Seuil éditions 23 euros

Sommes-nous les premiers à distinguer dans les lumières éblouissantes du progrès technique, l’ombre de ses dangers ? En occultant la réflexivité environnementale des sociétés passées, ce schéma simpliste dépolitise l’histoire longue de la destruction des environnements et nous empêche de comprendre les ressorts de la crise contemporaine. Pour éviter cette amnésie, une histoire politique du risque technologique et de sa régulation sur la longue durée était nécessaire.

L’Apocalypse joyeuse expose l’entrée de la France et de la Grande-Bretagne dans la modernité industrielle (fin XVIIIe-XIXe siècle) : celle des vaccins, des machines, des usines chimiques et des locomotives. Elle nous plonge au cœur des controverses vives qui surgirent autour des risques et des nuisances de ces innovations, et montre comment les critiques et les contestations furent réduites ou surmontées pour qu’advienne la société industrielle.

L’histoire du risque ici racontée n’est pas celle d’une prise de conscience, mais celle de la construction d’une certaine inconscience modernisatrice.

Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences, des techniques et de l’environnement, maître de conférences à Imperial College (Londres).

 

 

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Techno-critiques  
Francois Jarrige
éditions La Découverte 28 euros

Présentation de l’éditeur:

Depuis une trentaine d’années, les grands projets technologiques suscitent des critiques croissantes et de nombreux conflits. Cet essai d’histoire globale, le premier ouvrage de référence sur la question, entend retracer l’évolution et les spécificités des contestations de la technologie, du XVIIIe siècle à nos jours, en articulant une histoire des pensées critiques et une histoire sociale des contestataires, nourrie de très nombreuses anecdotes édifiantes et peu connues.

Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique.
Contre l’immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s’est ainsi constituée : ce livre d’histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une  » croissance  » aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.

François Jarrige enseigne l’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne. Il fait partie de ces jeunes chercheurs très engagés sur les questions technologiques et écologiques, et est l’auteur de plusieurs ouvrages qui en traitent directement, dont Au temps des  » tueuses de bras  » (2009) ou Face au monstre mécanique (2009).

Elisée Reclus et George Orwell…

EliseeReclusNadarExtrait de Wikipédia :

« Élisée Reclus, de son nom complet Jacques Élisée Reclus, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le  et mort à Torhout en Belgique le , est un géographe libertaire et militant anarchiste français….

…Citoyen du monde avant l’heure, précurseur de la géographie sociale, de la géopolitique, de la géohistoire et de l’écologie, ses ouvrages majeurs sont La Terre en 2 volumes, sa Géographie universelle en 19 volumesL’Homme et la Terre en 6 volumes, ainsi que Histoire d’un ruisseau et Histoire d’une montagne. Mais ce penseur qui vit de sa plume aura également publié environ 200 articles géographiques, 40 articles sur des thèmes divers, et 80 articles politiques dans des périodiques anarchistes….  »

Pour se faire une idée de cet homme, de la force de sa pensée et de ses écrits, lisez cet article qu’il écrivit en 1866 dans « La revue des deux mondes » Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes en le téléchargeant ici
Ce texte écrit il y a 150 ans prévoit ce que l’industrialisation de l’agriculture, l’exode rural, les transports modernes, la publicité, l’urbanisme pavillonnaire, les concentration des industries, le tourisme…. allaient faire de notre planète et de la nature des hommes…..

Quelques lignes :
La question de savoir ce qui dans l’oeuvre de l’homme sert à embellir ou bien contribue à dégrader la nature extérieure peut sembler futile à des esprits  soi-disant positifs : elle n’en a pas moins une importance de premier ordre. Les développements de l’humanité se lient de la manière la plus intime avec la nature environnante. Une harmonie secrète s’établit entre la terre et les peuples qu’elle nourrit, et quand les sociétés imprudentes se permettent de porter la main sur ce qui fait la beauté de leur domaine, elles finissent toujours par s’en repentir. Là où le sol s’est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s’éteignent, les esprits s’appauvrissent, la routine et la servilité s’emparent des âmes et les disposent à la torpeur et à la mort. Parmi les causes qui dans l’histoire de l’humanité ont déjà fait disparaître tant de civilisations successives, il faudrait compter en première ligne la brutale violence avec laquelle la plupart des nations traitaient la terre nourricière. Ils abattaient les forêts, laissaient tarir les sources et déborder les fleuves, détérioraient les climats, entouraient les cités de zones marécageuses et pestilentielles ; puis, quand la nature, profanée par eux, leur était devenue hostile, ils la prenaient en haine, et, ne pouvant se retremper comme le sauvage dans la vie des forêts, ils se laissaient de plus en plus abrutir par le despotisme des prêtres et des rois.

Microsoft Word - sentiment_nature_soc_mod.doc

George_Orwell_press_photoGeorge Orwell (1903 -1950) est né en Inde deux ans avant la mort d’Elisée Reclus, dans une famille de la bourgeoisie anglaise. Journaliste, écrivain, militant socialiste révolutionnaire et pacifiste, il est plus connu, car il exprimait aussi ses pensées et réflexions sous forme de romans, dont plusieurs devinrent culte (dont La ferme des animaux, 1984…)
1984, écrit en 1946, a permis à plusieurs générations de lecteurs du monde entier de réfléchir au totalitarisme et au progrès (et peut être de s’engager).

Les lecteurs français découvrent aujourd’hui cette oeuvre exceptionnelle dans une traduction nouvelle, plus fidèle à l’esprit original selon certains, plus accessibles aux jeunes générations selon d’autres, et en tous cas une occasion de relire et re-réflechir (et de se re-engager ?)

1984  Georges Orwell , traduction de Josée Kahoun,
éditions Gallimard 370 pages  21 euros

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« petite » histoire de Narbonne…

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La Petite Histoire de Narbonne écrite par David-Pierre Roou et publiée par les éditions Cairn n’est « petite » que par le format du livre, propre à cette collection (18 x 12 cm !!).

C’est un livre étonnant et réussi qui raconte la grande histoire de Narbonne dans l’ordre chronologique, mais en analysant les époques de telle manière qu’en refermant le livre on se sent soudain plus riche et plus apte à comprendre Narbonne,  avec l’envie d’en savoir plus, livres ou conférences aidant.
Et même si on croit déjà tout savoir de la complexe histoire de la ville, on admire la sureté des analyses et la clarté pédagogique du propos.

Un livre à se procurer fissa, à lire, à relire et partager !!!

Petite Histoire de Narbonne  par David-Pierre Roou
éditions Cairn  164 pages   12 euros

Une critique de lecteur :

J’ai acheté ce livre en pensant aux livres sur Narbonne parus ces dernières années, en particulier ceux de Gilbert Gaudin ou Chantal Alibert en collectif ou non, et j’étais curieux de voir comment il se situerait. D’entrée rien de très nouveau et des illustrations avec des photos connues mais l’écriture étant fluide et agréable, j’ai poursuivi. Je dois dire que j’ai lu la suite quasi d’une seule traite tant le fil conducteur de cette ville tôt enserrée dans des murailles et qui ne s’en est libérée que récemment, m’a captivé. J’ai apprécié que le récit soit largement documenté. C’est la marque d’un travail de recherche approfondi et argumenté. Pour autant le rythme du récit, les rebondissements historiques, permettent une lecture distrayante. Les livres de Chantal Alibert et de Gilbert Gaudin m’avaient livré des facettes et des analyses toutes différentes et passionnantes sur Narbonne et le narbonnais, ce livre de David-Pierre Roou « Petite Histoire de Narbonne » en donne encore une autre et complète pertinemment l’ensemble. Je garderai ce livre dans ma bibliothèque de référence.
Bernard Maurice

Une interview de l’auteur dans l’Indépendant du 23 juin :

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Vu de l’An demain : épisode 3

Vu de L’An Demain :
quelques observations sur le livre,
Narbonne, la planète et l’humanité

Lorsque j’ai créé à Narbonne , il y a cinq ans, la librairie L’An Demain, librairie spécialisée dans le domaine de l’écologie, je ne connaissais presque rien de Narbonne et de la vie d’une ville moyenne, je savais très peu sur le métier de libraire, et je croyais savoir beaucoup dans le domaine de l’écologie, résultat de 35 années dévolues à ces sujets après des études d’agronomie, une vie de paysan et de militant, des engagements écologistes en France et en Europe.

Aujourd’hui, au moment où la librairie va devoir fermer, je souhaite par ce texte écrit à la première personne rendre au public tout ce que m’a apporté l’expérience, vue de mon poste d’observation.

Car je ne pensais pas, accroché à mon siège de la librairie comme un arapède sur son rocher, me retrouver à un poste d’observation adéquat pour regarder notre monde et en peut être au delà du rôle de témoin, contribuer à la recherche de solutions…

Trois grandes têtes de chapitre pour présenter mon propos feront l’objet d’une publication en « feuilleton », puis d’une publication complète sous forme de petit livre plus documenté… peut-être !

La fin des librairies indépendantes et le déclin du livre
La mort des centre-villes et les dégâts de l’étalement urbain
La destruction de la biosphère mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

ÉPISODE 3
La destruction de la biosphère
mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

En cinq années, à la librairie l’An Demain, j’ai vu passer une quantité impressionnante de livres ayant pour sujet l’avenir de l’Humanité face à la crise écologique.
J’ai vu et vendu « Demain , un nouveau monde en marche », et puis « Le monde qui émerge, les alternatives qui peuvent tout changer », et bien d’autres livres encore à l’optimisme assumé…
J’ai aussi lu et recommandé « L’événement anthropocène », « Requiem pour l’espèce humaine » ou bien « Comment tout peut s’effondrer, petit manuel de collapsologie à l’attention des générations présentes», analyses lucides et érudites du monde d’aujourd’hui.
Et tant d’autres !!

En cinq ans années la crise écologique mondiale s’est aggravée fortement (c’est le propre des courbes exponentielles!). Face aux bouleversements du climat, à la réduction de la biodiversité ou aux pollutions chimiques ou nucléaires, comment croire encore à l’existence d’un « An Demain » pour l’humanité.
Scientifiques, philosophes, écrivains, penseurs de tous horizons ont pris leurs plumes et leurs bâtons de pèlerins.
L’édition, le cinéma, les revues, les blogs sont surchargés d’appels à une prise de conscience : s’il n’est peut être pas trop tard, il est tout juste encore temps d’inverser les courbes.
Reste-t-il un espoir ?

La situation est grave, mais pas désespérée
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A côté de la profusion éditoriale de livres sur la crise écologique, j’ai vu, ces dernières années, surgir comme « mode » des vocables qui recyclent et modernisent des idées que les années 70 avaient vu fleurir.


« Permaculture » et « véganisme » sont, par exemple, le symptôme d’une nouvelle prise de conscience qui complète et enrichit les valeur de l’humanisme écologique. Termes bien plus larges que agriculture biologique ou végétarisme (mais aussi sujets à de grandes confusions, voire à des récupérations), ils apportent leur vision systémique et globale.

« Décroissance », mot obus apparu il y a quelques dizaines d’années, a joué un grand rôle dans la prise de conscience de la finitude de notre planète, finitude que l’écologie politique avait mis en avant sans réussir à en éviter la récupération par le système dominant qui inventa les oxymores que sont les expressions « capitalisme vert » et «développement durable ».

Le mouvement des « Villes en Transition », dont l’appellation est tout un programme, conscientise et entraine dans l’action des millions de citoyens, de même que les mouvements SlowFood puis CittaSlow.

Le terme « Anthropocène », maintenant largement accepté et utilisé, est une avancée conceptuelle décisive pour une prise de conscience générale de la responsabilité humaine face à la crise écologique.

Le mot et le concept « low tech » modernisent des réflexions qui, des luddites «destructeurs de machines» du XIXe siècle aux dessins de Reiser dans « La Gueule Ouverte », en passant par les travaux d’innombrables chercheurs et avec les apports d’expérimentations de modes de vie différents aux quatre coins de la planète, font partie du fond commun de l’humanité.

Autant de symptômes qui démontrent que la recherche d’une sortie par le haut est dominante, plutôt que le défaitisme ou le découragement.
Mais, bien sûr, l’avenir n’est pas dans les livres, mais dans des actes décisifs, partagés par les habitants de la planète. Alors, qu’est ce qui coince ?

Le modèle économique dominant n’a pas de solutions à proposer : il est le problème.

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La journaliste Naomi Klein a écrit en 2014 un livre important : « This changes everything, Capitalism vs Climate » (Ceci change tout : le capitalisme contre le climat) qui démontre que notre modèle économique est en guerre contre la vie sur terre.

La traduction française du titre « Tout peut changer, capitalisme et changement climatique » est un quasi contresens.
On mesure ainsi l’ampleur de la tâche  de conviction encore à venir, car de partout on lit, on entend « encore une minute, monsieur le bourreau, on peut changer, on va changer, tout peut changer ! »

L’écologie politique peut sembler en crise en 2018, pour des observateurs extérieurs.
Mon avis est qu’au contraire, partout dans le monde, nous sortons des ambiguïtés nées des origines sociales et occidentales de nombreux penseurs et militants de l’écologie politique : l’écologie est devenue le nouvel humanisme global.

La planète, considérée dans son ensemble comme un bien commun de l’humanité, doit voir sa gestion rendue collective, égalitaire, démocratique, permettant le retour à l’équilibre avec l’arrêt immédiat des destructions et la mise en œuvre des réparations….
Dans ce domaine, l’apport des philosophies venues des peuples dominés, en Amérique du Sud, en Océanie et ailleurs, est extrêmement fertile.

Vaste programme, bien trop grand pour être résumé ici, mais qu’on trouve proposé de mille façons dans des écrits dans toutes les langues de l’humanité….

L’éducation populaire et la démocratie réelle, pour la survie de l’humanité

autor1Puisque ce texte, écrit à la première personne et fruit d’une vie d’engagements, se veut utile et si possible positif, je propose ici quelques pistes pour boucler ce troisième épisode.

Rien n’est possible sans une éducation indépendante et une information libre permettant le débat démocratique. Ces deux piliers du libre arbitre sont en grand danger de disparaître.

        – L’éducation publique, de l’école à l’université, ne peut plus jouer son rôle, concurrencée et anesthésiée par des adversaires plus puissants : la publicité, le marketing, les écrans numériques, le divertissement commercial, le sport spectacle…

      – Les médias, l’édition, l’audiovisuel sont très majoritairement asservis aux puissances financières qui les possèdent ou les contrôlent.

La culture de l’individualisme et le mythe de l’individu libre et tout-puissant ont contaminé une grande partie de l’humanité.
Les smartphones ont conquis la planète (plus de 2,5 milliards!). Au delà des dégâts écologiques et sociaux que leur fabrication et leur développement ont générés, leur usage, s’il a certes apporté des sources nouvelles d’information au plus grand nombre, a aussi instillé le discours dominant à tous et partout.

La démocratie ne fonctionne plus .
L’abstention, qui dépasse 50 % dans de nombreuses démocraties, délégitime les élus ; le lobbyisme tout puissant, et la corruption parfois, les discréditent. L’influence des puissances financières dans les campagnes électorales, sous forme de financement direct, de mainmise sur les médias ou sur les instituts de sondage, dénature le vote . Les traités de libre échange et les abandons de souveraineté des états leurs confisquent les moyens d’agir, sur le quotidien comme sur long terme.
Les institutions déséquilibrées empêchent de prendre en compte les enjeux écologiques et les cycles longs.

Me suis-je éloigné de mon projet initial de regarder le monde depuis le poste d’observation privilégié de ma petite librairie de ma petite ville de Narbonne ?
Je ne crois pas….

Au premier épisode, j’ai tenté de comprendre pourquoi les librairies indépendantes ferment et le goût de la lecture disparaît.

Dans le deuxième épisode, nous avons assisté à l’agonie, voire à la mort, des centres villes, à la disparition des commerces et des artisans indépendants, à la dissolution du lien social dans un urbanisme déshumanisé.

Ce troisième épisode se termine par un constat rude : sans le retour rapide à l’éducation et la culture libre pour tous, sans le rétablissement d’un esprit de solidarité entre les humains et envers la nature, le renouveau démocratique indispensable n’adviendra pas et la pente prise par nos sociétés les mène à leur disparition.

Mais tout au long de ces cinq années, j’ai découvert et rencontré des auteurs, d’hier et d’aujourd’hui, aux analyses époustouflantes. La richesse de la pensée, le foisonnement des initiatives, la curiosité partout grandissante sont de signes formidables que tout est présent pour le renouveau.
Nul ne peut prédire si ce sera après l’effondrement ou si la transition sera maitrisée, nul ne sait si ce sera long ou rapide…


archeologieMais plus personne ne peut l’ignorer : ces dix dernières année ont vu une accélération inédite des périls écologiques et nous sommes face à un choix simple mais dont la mise en œuvre est difficile, et exigeante. La biosphère est un bien commun de l’humanité, et nous devons en reprendre le contrôle citoyen des griffes du système économique qui la détruit pour le profit financier d’une infime minorité.

À tous les niveaux d’organisation des sociétés humaines, dans l’entreprise, dans ville, dans les régions ou les états, c’est un renouveau démocratique complet et une implication citoyenne éduquée qui sont nécessaires.

À ces conditions, le monde va changer demain, et nous retrouverons le goût de la lecture et de la transmission, nous revivrons la convivialité de villes revivifiées et le bonheur du partage, de la solidarité et du vivre ensemble.
Et l’écosystème « Terre » évoluera à nouveau vers un équilibre global, avec toute sa biodiversité, ses capacités de renouvellement… et une juste place pour l’humanité.

Illustrations extraites du DVD « Archéologie du Futur » réalisé en 1995 par Claude Guillemot

Téléchargements PDF : episode1episode2episode3
l’article en entier (3épisodes)

Donner du sens à ses idées….

Un « Portraits croisés » très sensible de Véronique Durand dans l’Indépendant et le Midi Libre de ce dimanche 13 mai (dans l’édition de Narbonne dans le cadre de la série « La Figure Libre du Dimanche » en page 3).
Notre aventure avec la librairie L’An Demain et la GalerieAMJ va s’achever dans quelques semaines (quelques mois tout au plus) pour, nous l’espérons, être poursuivie sous une autre forme par d’autres personnalités qui à leur tour y mettront leurs enthousiasmes…

Merci à tous ceux qui nous ont accompagnés.
Et un merci particulier à Véronique Durand qui  a su bâtir une confiance réciproque qui nous a conduits à nous raconter un peu…

L’article en PDF peut être consulté et téléchargé ici :  indep-13mai

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