Portraits…

« Portraits » est une exposition des peintures récentes de Anne-Marie Jaumaud, parmi lesquelles une série de portraits en format unique sur bois, exécutés en glacis à l’huile et pigments.
S’y ajoutent des peintures sur toile en grand format de de 2018 et 2019 jamais exposées.

On retrouvera également des œuvres majeures sur bois : « la grande bleue », « le couillu » qui ont marqué les visiteurs des expositions précédentes.
Et quelques surprises …

L’exposition débute le 1er mai et sera visible tout l’été jusqu’au 31 août.
Elle sera l’occasion de plusieurs animations dont vous serez informés.
Dont un  « non-vernissage » qui est envisagé pour bientôt…..Cinquième séance des « P’tits jardiniers du savoir », les ateliers philo pour enfants de 8 à 12 ans animés par Alexandra Ibanès. Ce samedi 11 mai : « Une lune artificielle pour éclairer une ville. Les progrès techniques et la nature ».

 

Le mardi 14 mai à l’Assoc’épicée à 18h30 j’animerai une conférence-débat sur la Commune de Narbonne de 1871, en en rappelant les grandes lignes pour ouvrir le débat sur une interrogation que nombre d’entre nous partagent : l’histoire peut elle nous aider à comprendre le présent ? Nous en débattrons…

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LES P’TITS JARDINIERS DU SAVOIR

LES P’TITS JARDINIERS DU SAVOIR
Philosopher autour de l’environnement
Enfants de 8 à 12 ans

19 janvier : Pourquoi aimons-nous la nature ?
9 février : C’est quoi la pollution ?
16 mars : Comment sait-on qu’une chose est vivante ?
13 avril : Avons-nous des devoirs envers les animaux ?
11 mai : Une lune artificielle pour éclairer une ville. Les progrès techniques et la nature
8 juin : La nature en ville

De 15 heures à 16 heures 30.

Les débats sont suivis d’une animation en lien avec le sujet de réflexion et d’un mini goûter bio.
Les débats sont animés par Alexandra Ibanès enseignante.
Pratiques philosophiques en classe de façon mensuelle depuis 2002.
De nombreux articles pour la revue pédagogique Ecole des lettres.

Limité à 10 participants. Participation gratuite. Inscription préalable par mail ou téléphone. 

« Nature morte »: 50 ans…

En 1965 paraissait « Avant que nature meure » de Jean Dorst, professeur au Muséum d’histoire naturelle. Ce fut le premier ouvrage en français mettant en avant le risque mortel que la disparition de la biodiversité crée pour l’avenir de l’humanité.
Ce fut un peu le pendant francophone du « Printemps Silencieux », livre de la biologiste Rachel Carlson publié aux Etats-unis en 1963, qui est reconnu pour avoir contribué à l’émergence du mouvement écologiste.

Si le livre de Jean Dorst eut une influence limitée dans le grand public francophone, il fut à l’origine du scénario que Claude Guillemot, jeune cinéaste de 30 ans à l’époque, proposa à divers partenaires sous le titre de « Nature Morte ».

Les laboratoires pharmaceutiques Sandoz participèrent ainsi au financement d’un court métrage de 30 minutes, sous la supervision scientifique de Roger Heim, le directeur du Muséum d’histoire naturelle.

Ayant des moyens limités, Claude Guillemot décida de tourner en 35mm couleurs, en France et en Centrafrique, avec une équipe réduite, pariant sur la force des images, du montage et de la bande sonore.

Le film eut un succès d’estime, reçut un grand prix à un festival de cinéma, puis… tomba dans l’oubli, et disparut complètement …
50 ans plus tard une copie est retrouvée dans un service archives de Sandoz et il est numérisé.
La copie est défraichie,  rayée et décolorée.
Mais la force de l’oeuvre est intacte et puissante.

Depuis le combat écologique a pris l’ampleur que l’on connaît. Le cinéma a réalisé, avec des grand moyens, des films grand public ambitieux pour alerter sur le sujet (Yann Arthus Bertrand, Nicolas Hulot, Al Gore etc.…).
Mais « Nature morte », l’ancêtre de tous, conserve sa jeunesse, sa sincérité et son efficacité.

Mais depuis, surtout, la crise écologique a atteint un stade inégalé, inimaginable en 1967. L’espèce humaine s’est suicidée collectivement par son aveuglement : il y a 50 ans il était encore temps de redresser le cours des choses, on savait que c’était une nécessité, et on a continué les destructions, les pillages et les pollutions.

La force des images du film « Nature Morte », que nous avons projeté en exclusivité à la librairie L’An Demain la semaine d’avant Noël, nous met face à notre responsabilité ultime : agissons très vite ou mourrons !

 

Post scriptum:

C’est pendant le tournage de « Nature Morte » qu’a eu lieu la première très grande marée noire de l’histoire : le naufrage du Torrey canyon le 18 mars 1967.
120000 tonnes de brut se sont déversées en mer et ont pollué les côtes bretonnes et détruit la vie marine. Des dizaines de milliers d’oiseaux marine en sont morts.

Les images diffusées sur les télévisions ont provoqué une prise de conscience du public, mais les marées noires se sont succédées depuis lors, et la situation s’est aggravée avec les gaz et pétroles de schistes : l’homme continue de payer sa dépendance au pétrole par la destruction de la planète et par le réchauffement climatique.

Nommer les choses….

Cette semaine où l’actualité est pour le moins inquiétante voire effrayante (par exemple l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite au Brésil ou les horreurs de la guerre au Yemen….), je propose une réflexion qui semblera plus futile ; il m’est apparu qu’enfin on va nommer la chose pour analyser sérieusement le déclin voire la mort des centre-villes en France.
On sera loin encore d’agir et de mettre en place des politiques différentes, mais tout au moins le débat va pouvoir exister.

D’abord un livre tout juste sorti (et que je n’ai pas encore reçu !)

Le jour où les zones commerciales auront dévoré nos villes
de Franck Gintrand
aux éditions Thierry Souccar

Les premières lignes du 4éme de couverture :

NOS VILLES SE MEURENT ET NOUS REGARDONS AILLEURS…
Des villes moyennes qui ont mis des siècles à se bâtir sont en passe d’être rayées de la carte. En cause : la prolifération des zones commerciales en périphérie qui aspirent la clientèle des centres-villes. Les petits commerces ferment, la population déserte des cœurs de ville qui se paupérisent. En l’espace de quelques années, le phénomène aura transformé plus radicalement la France que ne l’aura fait l’exode rural d’après-guerre. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Ecoutez l’interview de l’auteur sur France Inter le 31 octobre…

 

 

L’Agora du Biterrois, journal citoyen gratuit distribué à 20000 exemplaires (journal à suivre et à soutenir), consacre son dossier dans son numéro 3 à ce sujet dont le titre est
Une catastrophe nommée « grande distribution ».

Je vous conseille de le lire ici

Un petit extrait :
Une certaine frénésie urbaine a disparu
De nos jours, Béziers (qui oscillait entre droite et gauche dans les années 70) est cernée par les hypermarchés et les zones commerciales… Dans cette ville qui comptait des milliers de boutiques au moment de sa belle époque en forme de « pays de cocagne», une certaine frénésie urbaine a disparu. Les samedis, avec une foule de 5.000 passants se bousculant en même temps sur les allées Paul Riquet, sont envolés.
Au lieu des boutiques de centre villes, nous avons les caddys, les allées des hypermarchés dans lesquelles personne ne connaît plus personne, dans lesquelles, surtout, les gens ne sont rien de plus que des consommateurs anonymes…Les hypermarchés portent ainsi une lourde part de responsabilité dans le fait que les gens, les classes sociales, et les catégories ethniques ne se parlent plus, ni dans les allées, ni devant les caisses, ni dans les froides galeries marchandes…

 

Le succès en librairie du livre d’Olivier Razemon « « Comment la france a tué ses villes » paru en 2016 aux éditions Rue de l’échiquier avait ouvert la voie.

Le gouvernement annonçait il y a quelques mois un plan de revitalisation des centre-villes, probablement voué à l’échec car ne s’attaquant pas au vraies causes (la proposition d’un simple moratoire d’un an sur la création ou l’agrandissement de zones commerciales avait été recalée!).

Puisque les choses ont dites, nous voilà au pied du mur : villes vivantes ou zones commerciales : il va falloir choisir !!!

Cette semaine, on va au cinéma !

Pas de télé cette semaine, pas de soirées videos militantes sur YouTube
(enfin, moins !)…
Cette semaine on sort en ville,  pour voir sur grand écran,  avec des vrais gens…
Et on débat ensemble après….

Le monde de demain est déjà dans celui ci.
Halte à la résignation…

Et bravo et merci aux associations et entreprises qui permettent cela :
Colibris11, la Biocoop, Le Cers, le CGR pour le mardi 12 juin
Nature et Progrès et le Théâtre-Cinéma pour ce jeudi 14 juin

MARDI 12 JUIN  à 20h  au CCR
« Vivre autrement » un film de Camille Teixeira et Jérémy Lesquelen

Le CGR vous propose en partenariat avec le groupe local Colibris du Narbonnais, Le Cers et Biocoop Narbonne la dernière programmation de la saison 2017/2018 (reprise des projections à la rentrée scolaire)  un ciné-débat le 12 juin 2018, autour du film « VIVRE AUTREMENT ».

Dans le contexte actuel où la crise du logement sévit, des hommes et des femmes, nomades ou sédentaires, vivent dans des habitats dits légers.

Au programme de la soirée 19h30 : buffet 100% bio offert par la Biocoop.
20h00 : projection du film suivie d’un débat animé par les colibris 11 narbonnais accompagnés par des acteurs locaux.

Il est vivement recommandé de réserver sa place afin d’accueillir tout le monde dans une salle ad hoc :
http://www.cgrcinemas.fr/narbonne/film/vivre-autrement-2016/

 

JEUDI 14 JUIN   à 20h  au Théatre + Cinéma
« Nul homme n’est une île » un film de Dominique Marchais

 

Synopsis :

« … chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » Nul nomme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement. Des agriculteurs de la coopérative les Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des Alpes suisses et du Voralberg en Autriche : tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le local serait-il le dernier territoire de l’utopie ?

Au Theatre+Cinéma
Jeudi 14 juin à 20h

Séance suivie d’une discussion
En association avec Nature & Progrès

 

 

 

Vu de L’An Demain : épisode 1

Vu de L’An Demain :
quelques observations sur le livre, Narbonne, la planète et l’humanité

 

lib02Lorsque j’ai créé à Narbonne , il y a cinq ans, la librairie L’An Demain, librairie spécialisée dans le domaine de l’écologie, je ne connaissais presque rien de Narbonne et de la vie d’une ville moyenne, je savais très peu sur le métier de libraire, et je croyais savoir beaucoup dans le domaine de l’écologie, résultat de 35 années dévolues à ces sujets après des études d’agronomie, une vie de paysan et de militant, des engagements écologistes en France et en Europe.

Aujourd’hui, au moment où la librairie va devoir fermer, je souhaite par ce texte écrit à la première personne rendre au public tout ce que m’a apporté l’expérience, vue de mon poste d’observation.

Car je ne pensais pas, accroché à mon siège de la librairie comme un arapède sur son rocher, me retrouver à un poste d’observation adéquat pour regarder notre monde et en peut être au delà du rôle de témoin, contribuer à la recherche de solutions…

Trois grandes têtes de chapitre pour présenter mon propos feront l’objet d’une publication en « feuilleton », puis d’une publication complète sous forme de petit livre plus documenté…  peut-être !

La fin des librairies indépendantes et le déclin du livre
La mort des centre-villes et les dégâts de l’étalement urbain
La destruction de la biosphère mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

 

Épisode 1 : La fin des librairies indépendantes
et le déclin du livre

Le déclin des livres et de la lecture

lib01Avant d’être moi même libraire, je n’avais pas imaginé l’état d’extrême fragilité de la filière du livre. Mais, au-delà, j’ai observé avec stupeur la disparition de l’envie et du besoin de lire des livres.

Cette remarque n’est pas originale, mais je crois que l’effet sur la société dans son ensemble est grandement sous estimé : la crise de l’édition, de la presse, de la poste sont le résultat d’un changement fondamental : le papier n’est plus la source principale du partage des connaissances entre humains.

Il ne s’agit pas d’une disparition de l’écrit : les montagnes d’e-mail reçues dans nos boites à lettres virtuelles, les SMS et autres messageries instantanées, les avalanches de publications et de commentaires sur les réseaux sociaux, le foisonnement de blogs personnels, les réussites de sites internet dans tous les domaines, sont une preuve éclatante que l’écrit résiste (voire se développe) face à l’image pourtant omniprésente sur nos écrans ou face à la radio toujours vaillante.
Mais est-ce le même écrit ?
Sans même parler de la qualité (littéraire ou seulement grammaticale) des écrits qui remplacent petit à petit nos livres, nos journaux, nos lettres, chacun voit qu’il ne s’agit plus du même mode de pensée. Immédiateté, rapidité, zapping, attention distraite, papillonnage sont devenus la norme : de moins en moins de monde fait l’effort, ou même se sent capable, de lire un livre entièrement, de lire un article de plusieurs pages dans une revue.
Et cela touche tous les domaines de l’écrit : la littérature, les sciences humaines, mais aussi les manuels de cuisine ou de jardinage, les guides touristiques ou les cartes routières et bien sûr aussi les encyclopédies et les dictionnaires.

On observe partout un double perte de quantité et de qualité de contenu, et de capacité d’attention et de mémorisation.
Jusque bien entendu à l’école et l’université, nous avons assisté en quelques dizaines d’années à un recul sidérant de l’usage des livres et de l’apprentissage culturel « classique ». Remplacé par un «autre chose» dont personne ne sait où il mène l’humanité.

Je ne porterai pas de jugement sur cette évolution : des professeurs, des chercheurs, des écrivains ont beaucoup écrit sur ces sujets, dans des livres épais et passionnants ou dans des vidéos sur YouTube… et il en ressort beaucoup de craintes et de questionnements mais aucune certitude.
Je peux affirmer cependant que cette évolution condamne à elle seule les librairies indépendantes, qui pourtant ont bien d’autre causes de fragilité que j’ai découvertes et vais présenter maintenant. Au delà cela met aussi en danger de mort la presse et l’édition.

La fin des librairies indépendantes

lib04.jpg« Vous, les libraires, vous avez de la chance : la loi Lang sur le prix unique du livre, exception française qui est un des seul exemple de résistance de l’état face à l’utralibéralisme, vous protège »

Combien de fois ai-je entendu cette phrase ?
Et accompagnée parfois de ce juste constat que dans les pays anglo-saxons les librairies indépendantes ont quasi-disparu.

Le prix unique du livre, mais aussi des lois et règlements particuliers négociés par la profession sur les relations commerciales entre éditeurs, diffuseurs et librairies, sur l’organisation du transport de livres, sur l’interdiction des soldes. Et tout cela sans résultats apparents, car la librairie est l’activité commerciale où la marge nette est la plus faible, où les salaires sont bas par rapport au niveau de qualification, où la situation financière des entreprises est très fragile, où la transmission des entreprises est quasi impossible.

Pourtant il est facile de voir que la concurrence n’est pas « libre et non faussée » entre Amazon, Carrefour, Auchan, Leclerc, Cultura, la Fnac d’un côté et les libraires indépendants de l’autre.

Amazon et la Fnac peuvent, sur leur site internet, proposer la livraison gratuite (ou 1 centime depuis une nouvelle loi) quand le libraire indépendant doit facturer la livraison au prix du colissimo (plus de 4 euros), prix supérieur à sa marge brute !

Les hypermarchés peuvent attirer les clients avec des montagnes des livres « à la mode » en tête de gondoles, qu’ils commandent par palettes, en payant seulement les exemplaires vendus avec de larges délais de paiement et des marges négociées jusqu’à plus de 50 %, et ne payant ni les frais de retours ni les livres abîmés ou volés !

Le libraire indépendant reçoit ces livres d’office (s’il y souscrit), mais se contente d’une marge d’environ 30 %, paye les frais de livraison et de retour, et a des délais de règlement tels qu’il paye souvent des livres qu’il n’a pas vendus.
Quant au petit libraire indépendant qui refuse le système des offices, qui n’a pas assez de débit pour négocier des contrats avec les distributeurs, il doit souvent se fournir auprès d’un grossiste ou directement auprès des éditeurs et sa marge brute alors oscille entre 10 et 30 % alors qu’il doit payer le transport à fort coût et n’a souvent pas de possibilité de retour des invendus… sans parler des délais de paiement très courts, parfois même avant expédition.

Amazon quant à lui, grâce à sa position dominante, dicte ses conditions aux éditeurs. Évidement très avantageuses pour lui et tenues secrètes…

Vu de loin , la loi Lang a sauvé la librairie indépendante et favorisé l’édition francophone.
Vu de plus près, on verrait certainement que cela a permis des marges et des bénéfices indus pour les grands distributeurs et probablement pour les grands groupes de l’édition, au détriment des petits éditeurs indépendants et de la majorité des auteurs… sans pour autant sauver la librairie indépendante !

Le rôle culturel de la librairie indépendante : rêve ou réalité ?

La survie de la librairie indépendante passe par un développement et une reconnaissance de son rôle social et culturel.

lib05On entend, on lit que c’est par l’organisation de rencontres-débats, ateliers d’écriture, animations diverses que les libraires indépendants sauront se différencier, attirer de nouveaux publics, créer du lien social ….
On assiste à l’éclosion de cafés/librairies ou l’aménagement d’espaces jeux/enfants dans les magasins…
Je me permets ici de jeter un petit pavé dans la mare avec deux remarques à mon avis de bon sens et je tente une analyse un peu plus large.

Oui, un libraire est bien placé, et c’est son rôle, pour être un médiateur culturel voire un militant dans son domaine. J’ai eu de grands bonheurs à organiser des rencontres avec des auteurs, des débats sur des sujets d’actualité.
Mais cette activité n’est généralement « rentable » ni pour le libraire ni pour l’auteur invité, et c’est avant tout un engagement citoyen de l’un et l’autre qui offrent leur temps (et même parfois leur argent en frais et déplacements), car la vente des livres ou la publicité induite sont peu importants.

Si il existe dans certains villages ou quartiers une place pour des cafés-librairies, citoyens et associatifs ou parfois commerciaux, cette « diversification » ne peut être un moyen de survie ou de développement pour la majorité des libraires, débordés par leur travail quotidien qui dépasse souvent le raisonnable.

Il existe une grande confusion, dans le débat public, sur le rôle et le financement de la culture en général et du livre en particulier.
Les bibliothèques et médiathèques, services publics indispensables financés par les impôts, se doivent de participer à la diffusion des livres et de la lecture, favoriser les débats et l’éducation populaire.
L’école est le lieu principal d’apprentissage de la lecture, de la littérature, de la culture.
Les MJC et autres associations d’éducation populaire ont un rôle fondamental pour le lien social et méritent des subventions pour leurs actions.
Dans des centaines d’associations culturelles non subventionnées, des bénévoles agissent dans ces domaines de l’alphabétisation, de la culture…

Faudra-t-il subventionner les librairies indépendantes pour conserver un réseau de distribution de livres neufs permettant de maintenir la diversité de l’offre de livres au-delà des best-sellers mis en avant par la grande distribution, ou au contraire faudra-t-il obliger les grands distributeurs à vendre l’ensemble des livres ?
En l’état actuel de notre société capitaliste, la majorité des librairies indépendantes sont des entreprises commerciales : si elles ne vendent pas assez de livres et/ou si elles n’ont pas assez de marge commerciale, elles ne peuvent survivre ou ne peuvent être transmises.

Il n’y a plus guère de cordonniers dans nos villes et nos villages, les quincailleries de centre ville ont pratiquement disparu.
Il n’est pas inenvisageable que les librairies disparaissent à leur tour.
Est-ce d’abord une question économique, ou bien une question sociétale, d’urbanisme, de mode de vie ?

Depuis mon fauteuil à ma librairie, sur mon vélo pour m’y rendre ces cinq dernières années, j’ai vu mourir à petit feu le centre ville qui m’entoure.
Voilà le deuxième chapitre de mon témoignage qui approche.
Il sera consacré à la mort des centre-villes et les dégâts de l’étalement urbain…

                                                À suivre…

On peut télécharger la version PDF de ce premier épisode ici :  episode1

 

Samedi 7 octobre à 17h30 Conférence-débat de Jean RIVIERE

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Samedi 7 octobre à 17h30
Conférence-débat de Jean RIVIERE
sur le Jardin Naturel
à la librairie L’AN DEMAIN
4 rue Cabirol 11100 NARBONNE

Jean Rivière est un jardinier depuis 40 ans, qui s’est chargé de la belle mission de nous ramener à l’évidence et la simplicité dans un jardin qui n’a finalement besoin de presque rien pour offrir abondance de récoltes.
Il s’agit de jardiner, conscients que notre interaction d’amateurs crée la plupart du temps des déséquilibres ou des disharmonies qui engendrent alors des invasions de nuisibles ou de maladies ou autres problèmes de carence

 

Gilles Clément  « Toujours la vie invente »
éditions Locus Solus  20 euros

Gilles_clement

Depuis trente ans, Gilles Clément a largement remis en cause notre relation de domination face à la nature, prônant la coopération et l’observation, conduisant le jardinier à « observer plus et jardiner moins » pour garantir la sauvegarde de notre planète. Toujours la vie invente est un livre qui nous introduit au coeur de sa pensée visionnaire, fondée sur une écologie humaniste et déclinée autour des concepts : Jardin Planétaire, Jardin en Mouvement et Tiers-Paysage. Ouvrage très pédagogique et graphique, conçu en chapitres courts et très illustrés, à la fois de dessins, de plans paysagers, de détails et de photos de plantes, arbres et jardins. Le paysagiste nous fait ainsi partager la singularité de son métier qui doit prendre en compte la transformation de l’espace dans la durée, sous l’action du vivant, lequel agit en toute liberté et en toute inventivité, d’où le titre du livre… Ses réalisations et ses voyages sont présentés, retraçant le parcours d’un créateur hors norme, et livrant le portrait d’un jardinier artiste du vivant.

Dédicace Julie Matignon samedi 1er juillet


 

 

 

Julie Matignon, écrivaine Narbonnaise, dédicace son recueil de nouvelles « Même moi » à la librairie L’An Demain Samedi 1er juillet à partir de 15h

Même Moi  nouvelles de Julie Matignon
publié par les éditions L’An Demain
144 pages 15 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite vidéo de présentation du livre « Découvrir Narbonne  »

publié par les éditions de l’An Demain.
à partager largement…. pour faire connaitre le livre et la librairie,
car les temps sont durs pour le petit commerce indépendant !!!

Un été pour re-découvrir Narbonne ?

La ville de Narbonne est elle en train de se retrouver une place au soleil ?
D’innombrables indices ces derniers mois nous permettent de se poser la question, sinon d’apporter une réponse.

Commençons par voir du côté des livres (c’est le blog d’une librairie après tout, et de plus notre maison d’édition est au centre du sujet!)

Trois livres sur Narbonne sont sortis ces derniers mois, et ont été conçu sans concertation même si maintenant les auteurs/éditeurs se retrouvent.

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-Découvrir Narbonne, publié par les éditions L’An Demain.

Notre guide de découverte, sorti le 21 mai et dont on a longuement parlé ici, trouve son public et reçoit des critiques très favorables, et des réactions de lecteurs enthousiastes que votre serviteur, auteur du livre, taiera ici….
Ici le lien vers l’article du Blog de Michel Santo (merci à lui)
 un lien vers l’article de L’Indépendant.
Le guide est dorénavant disponible dans les librairies de Narbonne, dans de nombreux commerces narbonnais et à la boutique du Palais des Archevêques… Nous y reviendrons…

 

ballade a narbonne1Ballade à Narbonne de Frédéric Lheureux est sorti le 23 juin.
L’auteur y présente une vingtaine de lieux emblématiques de Narbonne en alexandrins, en photos originales et en textes traduit en trois langues.
Le livre est bien sûr disponible à la lirairie au prix de 18 euros.

 

Bonneau1Narbonne par Laurent Bonneau , publié par les éditions narbonnaise Passé Simple, est le dernier sorti, présenté au public le 8 juillet.
Pendant un an, jour pour jour, de janvier 2015 à janvier 2016,  Laurent Bonneau a parcouru la ville de Narbonne « par les toits », dessinant une centaine de « vues en hauteur pour se dégager du point de vue habituel que l’on a depuis la rue. »
Ses dessins sont reproduits dans un ouvrage de qualité, sà la mise en page simple et élégante, à un prix sympathique de 20 euros.
Les dessins originaux de Laurent Bonneau seront exposés et mis en vente tout l’été du 13 juillet au 31 août, à la galerie AMJaumaud voisine et dorénavant indépendante au 4 rue Cabirol. Dessins originaux et/ou livre de reproductions, les oeuvres de Laurent Bonneau vont accompagner l’été à Narbonne.

Si on ajoute la récente sortie du livre sur Paul TOURNAL de de Jean Guilaine et Chantal Alibert, paru début Juin aux éditions Odile Jacod,  et la prochaine réédition à l’automne du livre de Chantal Alibert sur Narbonne et son patrimoine, les indices d’un regain d’attention pour Narbonne se précisent…..

 

Côté géographie et politique, la création de la nouvelle région et le choix de son nom ont radicalement modifié la position et la perception de Narbonne en quelques mois.

regionoccitanieCertes Narbonne n’a jamais été historiquement une capitale pour la grande Occitanie, et son rôle de capitale régionale n’a duré « que » quelques siècles après la création de Narbo Martius.
Certes, le canal du Midi a snobé Narbonne et la ligne de chemin de fer a failli l’éviter aussi. Mais la géographie se venge. Narbonne est dorénavant un centre géographique de la nouvelle région, noeud ferroviaire et autoroutier incontournable.
Dès à présent de nombreuses structures associatives, politiques, citoyennes, et même administratives se donnent rendez-vous à Narbonne pour des rencontres, pour faire travailler ensemble les structures des ex-régions.
La nécessité, l’habitude et l’accueil agréable que recevront ces nouveaux visiteurs, tout cela devrait changer d’ici quelques années l’image et l’attractivité de Narbonne.

A suivre…..

 

 

 

 

 

La librairie déménage….de quelques mètres

découvrir narbonne bandeau_webCette nouvelle note du blog est très dense : plein de nouvelles à vous raconter après un silence de quelques mois.

La librairie, qui partageait ses locaux avec la galerie AMJaumaud, va déménager le 8 mai pour s’installer… dans la boutique d’à côté, avec la même adresse !! 
Cela va permettre une meilleure visibilité des deux activités, une amélioration pour les visiteurs, et plus de facilités et de nouveaux projets pour le libraire et la galeriste.
Si la librairie ne va fermer qu’un jour, la galerie devra effectuer quelques travaux et ré-ouvrira avec une nouvelle exposition  le 17 juin.

Deux rencontre-débats avec des auteurs sont programmées les 14 et 15 mai, pendant le salon du livre de Narbonne auquel la librairie L’An Demain ne participe pas cette année, de son propre choix (détails plus bas).

Et dernière grande nouvelle : le livre auquel nous travaillons depuis plusieurs mois va sortir fin Mai. Il s’agit d’un guide de découverte de Narbonne et son histoire, simplement intitulé « Découvrir Narbonne », accessible et original, qui comblera un manque évident pour les visiteurs de Narbonne. Nous le présentons en avant première ci dessous, et sur le site des éditions L’An Demain. Nous vous en dirons plus d’ici peu.

C’est avec grand plaisir que nous vous accueillerons à partir du 11 mai dans la nouvelle librairie, et espérons vous voir pendant le week-end du 14/15 mai pour nos rencontres-débat (et peut être y découvrir en avant-première notre nouveau livre)
A bientôt.                                                      Martin Guillemot

 

Samedi 14 Mai 2016ob_9e2bec_05-st-genest-d-ambiere à partir de 15 h
LECTURE – DÉDICACE
Pierre THIOLLIÈRE
LE VOYAGE DE GENES

Genest, comédien et martyr, s’ennuie au Paradis. Il décide de visiter les villages qui portent son nom dans ce qui était autrefois la Gaule. Pour cela il s’insinue dans l’âme d’un voyageur, Pierre. Leur pérégrination va les mener du Poitou à l’Ardèche, en passant par la Lorraine, l’Auvergne, les Alpes… pour finir par le retour de Pierre dans le Languedoc, où Genest disparaît mystérieusement.
Venez rencontrer et débattre, faire dédicacer votre livre
(178 pages de texte poétique et de photos) de 15 h à 18 h.
Vous pourrez découvrir les autres ouvrages de Pierre Thiollière, en particulier la pièce de théâtre Saint Ginès, bouffon et martyr, et la somme poétique La Vie pourtant.

 

604_Alain_BirotDimanche 15 mai 2016 à partir de 15 h
RENCONTRE – DÉBAT
Vents de démence sur Narbonne
le polar historique de Alain Birot

Pourquoi un polar pour écrire sur l’histoire de Narbonne ?
Écrire et auto-publier un premier livre : quel bilan après quelques mois ?
Des projets pour une suite ?
Venez rencontrer et débattre, faire dédicacer votre livre
de 15 h à 18 h.  À 16 heures : courte lecture et débat collectif.

 

Sortie du nouveau livre des éditions L’An Demain
DÉCOUVRIR NARBONNE

Titre : Découvrir Narbonne, promenade historique en douze étapesdécouvrir narbonne cover_web
Auteur : Martin Guillemot
32 pages
21cm x 29,7 cm
ISBN : 979-10-92610-12-3
Prix : 9,90 euros
www.landemain.com/editions
Date de parution :Mai 201

La découverte d’une ville chargée d’histoire est toujours un cheminement d’émotions qu’il est bon de suivre avec un fil conducteur pour aider nos sens à interpréter les signes du passé. Siècle après siècle, Narbonne s’est développée sur elle même, reconstruite sur ses fondations, dans ses remparts et sur ses propres ruines parfois. Tout est toujours présent mais beaucoup est dissimulé au regard. C’est la raison d’être de cet ouvrage que de vous guider en 12 étapes dans cette exploration.

12 étapes dans l’espace : ce guide propose un itinéraire de découverte dans la ville, que l’on peut suivre à pied en quelques heures, ou que l’on préférera effectuer par petites touches.

12 étapes dans le temps : à chaque halte, des éléments de l’histoire, décrits simplement, vous ouvrent les yeux sur les racines historiques des lieux que vous visitez.

Narbonne laisse peu de monde indifférent. Si vous ne connaissez pas encore la ville et son histoire, je vous envie déjà : cette découverte est une belle aventure !

Martin Guillemot