Samedi 7 octobre à 17h30 Conférence-débat de Jean RIVIERE

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Samedi 7 octobre à 17h30
Conférence-débat de Jean RIVIERE
sur le Jardin Naturel
à la librairie L’AN DEMAIN
4 rue Cabirol 11100 NARBONNE

Jean Rivière est un jardinier depuis 40 ans, qui s’est chargé de la belle mission de nous ramener à l’évidence et la simplicité dans un jardin qui n’a finalement besoin de presque rien pour offrir abondance de récoltes.
Il s’agit de jardiner, conscients que notre interaction d’amateurs crée la plupart du temps des déséquilibres ou des disharmonies qui engendrent alors des invasions de nuisibles ou de maladies ou autres problèmes de carence

 

Gilles Clément  « Toujours la vie invente »
éditions Locus Solus  20 euros

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Depuis trente ans, Gilles Clément a largement remis en cause notre relation de domination face à la nature, prônant la coopération et l’observation, conduisant le jardinier à « observer plus et jardiner moins » pour garantir la sauvegarde de notre planète. Toujours la vie invente est un livre qui nous introduit au coeur de sa pensée visionnaire, fondée sur une écologie humaniste et déclinée autour des concepts : Jardin Planétaire, Jardin en Mouvement et Tiers-Paysage. Ouvrage très pédagogique et graphique, conçu en chapitres courts et très illustrés, à la fois de dessins, de plans paysagers, de détails et de photos de plantes, arbres et jardins. Le paysagiste nous fait ainsi partager la singularité de son métier qui doit prendre en compte la transformation de l’espace dans la durée, sous l’action du vivant, lequel agit en toute liberté et en toute inventivité, d’où le titre du livre… Ses réalisations et ses voyages sont présentés, retraçant le parcours d’un créateur hors norme, et livrant le portrait d’un jardinier artiste du vivant.

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Dédicace Julie Matignon samedi 1er juillet


 

 

 

Julie Matignon, écrivaine Narbonnaise, dédicace son recueil de nouvelles « Même moi » à la librairie L’An Demain Samedi 1er juillet à partir de 15h

Même Moi  nouvelles de Julie Matignon
publié par les éditions L’An Demain
144 pages 15 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite vidéo de présentation du livre « Découvrir Narbonne  »

publié par les éditions de l’An Demain.
à partager largement…. pour faire connaitre le livre et la librairie,
car les temps sont durs pour le petit commerce indépendant !!!

Un été pour re-découvrir Narbonne ?

La ville de Narbonne est elle en train de se retrouver une place au soleil ?
D’innombrables indices ces derniers mois nous permettent de se poser la question, sinon d’apporter une réponse.

Commençons par voir du côté des livres (c’est le blog d’une librairie après tout, et de plus notre maison d’édition est au centre du sujet!)

Trois livres sur Narbonne sont sortis ces derniers mois, et ont été conçu sans concertation même si maintenant les auteurs/éditeurs se retrouvent.

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-Découvrir Narbonne, publié par les éditions L’An Demain.

Notre guide de découverte, sorti le 21 mai et dont on a longuement parlé ici, trouve son public et reçoit des critiques très favorables, et des réactions de lecteurs enthousiastes que votre serviteur, auteur du livre, taiera ici….
Ici le lien vers l’article du Blog de Michel Santo (merci à lui)
 un lien vers l’article de L’Indépendant.
Le guide est dorénavant disponible dans les librairies de Narbonne, dans de nombreux commerces narbonnais et à la boutique du Palais des Archevêques… Nous y reviendrons…

 

ballade a narbonne1Ballade à Narbonne de Frédéric Lheureux est sorti le 23 juin.
L’auteur y présente une vingtaine de lieux emblématiques de Narbonne en alexandrins, en photos originales et en textes traduit en trois langues.
Le livre est bien sûr disponible à la lirairie au prix de 18 euros.

 

Bonneau1Narbonne par Laurent Bonneau , publié par les éditions narbonnaise Passé Simple, est le dernier sorti, présenté au public le 8 juillet.
Pendant un an, jour pour jour, de janvier 2015 à janvier 2016,  Laurent Bonneau a parcouru la ville de Narbonne « par les toits », dessinant une centaine de « vues en hauteur pour se dégager du point de vue habituel que l’on a depuis la rue. »
Ses dessins sont reproduits dans un ouvrage de qualité, sà la mise en page simple et élégante, à un prix sympathique de 20 euros.
Les dessins originaux de Laurent Bonneau seront exposés et mis en vente tout l’été du 13 juillet au 31 août, à la galerie AMJaumaud voisine et dorénavant indépendante au 4 rue Cabirol. Dessins originaux et/ou livre de reproductions, les oeuvres de Laurent Bonneau vont accompagner l’été à Narbonne.

Si on ajoute la récente sortie du livre sur Paul TOURNAL de de Jean Guilaine et Chantal Alibert, paru début Juin aux éditions Odile Jacod,  et la prochaine réédition à l’automne du livre de Chantal Alibert sur Narbonne et son patrimoine, les indices d’un regain d’attention pour Narbonne se précisent…..

 

Côté géographie et politique, la création de la nouvelle région et le choix de son nom ont radicalement modifié la position et la perception de Narbonne en quelques mois.

regionoccitanieCertes Narbonne n’a jamais été historiquement une capitale pour la grande Occitanie, et son rôle de capitale régionale n’a duré « que » quelques siècles après la création de Narbo Martius.
Certes, le canal du Midi a snobé Narbonne et la ligne de chemin de fer a failli l’éviter aussi. Mais la géographie se venge. Narbonne est dorénavant un centre géographique de la nouvelle région, noeud ferroviaire et autoroutier incontournable.
Dès à présent de nombreuses structures associatives, politiques, citoyennes, et même administratives se donnent rendez-vous à Narbonne pour des rencontres, pour faire travailler ensemble les structures des ex-régions.
La nécessité, l’habitude et l’accueil agréable que recevront ces nouveaux visiteurs, tout cela devrait changer d’ici quelques années l’image et l’attractivité de Narbonne.

A suivre…..

 

 

 

 

 

La librairie déménage….de quelques mètres

découvrir narbonne bandeau_webCette nouvelle note du blog est très dense : plein de nouvelles à vous raconter après un silence de quelques mois.

La librairie, qui partageait ses locaux avec la galerie AMJaumaud, va déménager le 8 mai pour s’installer… dans la boutique d’à côté, avec la même adresse !! 
Cela va permettre une meilleure visibilité des deux activités, une amélioration pour les visiteurs, et plus de facilités et de nouveaux projets pour le libraire et la galeriste.
Si la librairie ne va fermer qu’un jour, la galerie devra effectuer quelques travaux et ré-ouvrira avec une nouvelle exposition  le 17 juin.

Deux rencontre-débats avec des auteurs sont programmées les 14 et 15 mai, pendant le salon du livre de Narbonne auquel la librairie L’An Demain ne participe pas cette année, de son propre choix (détails plus bas).

Et dernière grande nouvelle : le livre auquel nous travaillons depuis plusieurs mois va sortir fin Mai. Il s’agit d’un guide de découverte de Narbonne et son histoire, simplement intitulé « Découvrir Narbonne », accessible et original, qui comblera un manque évident pour les visiteurs de Narbonne. Nous le présentons en avant première ci dessous, et sur le site des éditions L’An Demain. Nous vous en dirons plus d’ici peu.

C’est avec grand plaisir que nous vous accueillerons à partir du 11 mai dans la nouvelle librairie, et espérons vous voir pendant le week-end du 14/15 mai pour nos rencontres-débat (et peut être y découvrir en avant-première notre nouveau livre)
A bientôt.                                                      Martin Guillemot

 

Samedi 14 Mai 2016ob_9e2bec_05-st-genest-d-ambiere à partir de 15 h
LECTURE – DÉDICACE
Pierre THIOLLIÈRE
LE VOYAGE DE GENES

Genest, comédien et martyr, s’ennuie au Paradis. Il décide de visiter les villages qui portent son nom dans ce qui était autrefois la Gaule. Pour cela il s’insinue dans l’âme d’un voyageur, Pierre. Leur pérégrination va les mener du Poitou à l’Ardèche, en passant par la Lorraine, l’Auvergne, les Alpes… pour finir par le retour de Pierre dans le Languedoc, où Genest disparaît mystérieusement.
Venez rencontrer et débattre, faire dédicacer votre livre
(178 pages de texte poétique et de photos) de 15 h à 18 h.
Vous pourrez découvrir les autres ouvrages de Pierre Thiollière, en particulier la pièce de théâtre Saint Ginès, bouffon et martyr, et la somme poétique La Vie pourtant.

 

604_Alain_BirotDimanche 15 mai 2016 à partir de 15 h
RENCONTRE – DÉBAT
Vents de démence sur Narbonne
le polar historique de Alain Birot

Pourquoi un polar pour écrire sur l’histoire de Narbonne ?
Écrire et auto-publier un premier livre : quel bilan après quelques mois ?
Des projets pour une suite ?
Venez rencontrer et débattre, faire dédicacer votre livre
de 15 h à 18 h.  À 16 heures : courte lecture et débat collectif.

 

Sortie du nouveau livre des éditions L’An Demain
DÉCOUVRIR NARBONNE

Titre : Découvrir Narbonne, promenade historique en douze étapesdécouvrir narbonne cover_web
Auteur : Martin Guillemot
32 pages
21cm x 29,7 cm
ISBN : 979-10-92610-12-3
Prix : 9,90 euros
www.landemain.com/editions
Date de parution :Mai 201

La découverte d’une ville chargée d’histoire est toujours un cheminement d’émotions qu’il est bon de suivre avec un fil conducteur pour aider nos sens à interpréter les signes du passé. Siècle après siècle, Narbonne s’est développée sur elle même, reconstruite sur ses fondations, dans ses remparts et sur ses propres ruines parfois. Tout est toujours présent mais beaucoup est dissimulé au regard. C’est la raison d’être de cet ouvrage que de vous guider en 12 étapes dans cette exploration.

12 étapes dans l’espace : ce guide propose un itinéraire de découverte dans la ville, que l’on peut suivre à pied en quelques heures, ou que l’on préférera effectuer par petites touches.

12 étapes dans le temps : à chaque halte, des éléments de l’histoire, décrits simplement, vous ouvrent les yeux sur les racines historiques des lieux que vous visitez.

Narbonne laisse peu de monde indifférent. Si vous ne connaissez pas encore la ville et son histoire, je vous envie déjà : cette découverte est une belle aventure !

Martin Guillemot

16-17 Juin : le tour Alternatiba, 5000km pour le climat, est à Narbonne

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Le Tour Alternatiba ! La grande mobilisation populaire pour relever le défi du changement climatique aux travers des alternatives !
Du 5 juin au 26 septembre, un vélo 4 places va parcourir 5 000 kilomètres, de ville en village, pour montrer que les alternatives existent, qu’elles sont simples, concrètes, efficaces, et qu’en plus elles contribuent à construire un monde meilleur !
Tout au long des 186 territoires-étapes, le Tour Alternatiba sera l’outil de diffusion massif et de popularisation des alternatives, car le changement climatique est l’affaire de tous, et que l’avenir de nos enfants en dépend !

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Le tour Alternatiba arrive à Narbonne le Mardi 16 juin au soir, et il sera accueilli par les cyclistes narbonnais pour effectuer une vélorution en ville (RV à l’Espace Liberté 18h).
A 19h, arrivée sur le parvis des halles pour un grand rassemblement festif et un repas en commun.

Le Mercredi 17 juin, un village des alternatives est organisé sur le parvis des Halles et la rue Emile Zola.
Il rassemblera une vingtaine d’associations  et groupes locaux qui démontreront l’implication citoyenne dans les alternatives au modèle destructeur du climat.
La librairie L’AN DEMAIN sera présente à ce rassemblement.
Nous présenterons de livres sur la crise climatique et sur les alternatives.

Nous organiserons et participerons à des débats qui auront lieu toute la journée.

Plus d’informations sur la page facebook d’Alternatiba Narbonne :   www.facebook.com/alternatibanarbonne

Conférence-débat Frédéric Héran samedi 23 mai à 18h30

L’ association Vélocité Narbonne et la librairie L’An Demain organisent
une conférence-débat proposée par Frédéric Héran intitulée
« Le retour de la bicyclette en milieu urbain en France et en Europe »
le Samedi 23 Mai à 18h30
au Palais du travail  Salle Elie Sermet

affiche_heranFrédéric Héran est maître de conférences en économie à l’Université de Lille 1, chercheur au Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques.
Son dernier livre intitulé « Le retour de la bicyclette, » est sous-titré une histoire des déplacements urbains en France et en Europe de 1917 à 2050.

Le retour de la bicyclette en ville au XXIème siècle est largement entamé, plus avancé cependant dans d’autres pays européens. Il est important de comprendre et analyser les atouts et les blocages pour utiliser le potentiel des déplacements doux dans les politiques d’aménagement urbain.

Loin d’être une relique d’un temps passé, le vélo est un atout formidable pour le ville de demain.
La conférence de Frédéric Héran à Narbonne précède de quelques jours l’ouverture à Nantes de la conférence mondiale VELO-CITY 2015 (2 au 5 juin) dont la ligne directrice cette année sera « le vélo, créateur de futur ».
Elle s’inscrit aussi dans le cadre de l’année du climat qui se terminera par la COP21 (conférence internationale des nations unies pour le climat) à Paris à l’automne.

La conférence est co-organisée avec l’association Vélocité Narbonne qui oeuvre pour le développement des déplacements doux dans le Grand Narbonne.

Mardi 7 avril à 18h30 : Soirée-débat « Le capitalisme contre le climat»

Mardi 7 Avril à 18h30

Soirée-débat : « Le capitalisme contre le climat»
Autour du nouveau livre de Naomi Klein
« TOUT PEUT CHANGER ! Capitalisme et changement climatique »

La réunion aura lieu à l’atelier-galerie AM JAUMAUD  4 rue Benjamin Crémieux à deux pas de la librairie L’An Demain.

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Dans la précédente note de blog, j’expliquais pourquoi il me semble que ce livre est important. Nous en débattrons ensemble….

Dans son nouveau livre dynamite, This Changes Everything, Naomi Klein explore les moyens de stopper l’explosion des émissions globales de gaz à effet de serre. Sa solution pour enrayer la catastrophe : que tout change ! Car, explique-t-elle, le changement climatique n’est pas simplement dû à des émissions de CO2. Il est avant tout l’œuvre du capitalisme.
C’est une alarme qui, en sonnant, offre une opportunité historique inégalée de changer de fond en comble ce système complètement défaillant pour en faire quelque chose de radicalement meilleur.
Et si le salut doit venir, soutient-elle avec une argumentation d’une très grande vigueur et qualité, ce sera d’abord de la résistance acharnée à l’extraction des énergies fossiles. De là dépend le reste : si les populations dessinent partout dans le monde une même ligne rouge à ne pas franchir, alors il reste une chance d’esquiver in extremis le chaos général que la trajectoire actuelle des émissions promet et de rebâtir les sociétés sur des bases justes et saines, le partage et l’intelligence collective.
This Changes Everything n’est pas une modeste entreprise : il désigne tout à la fois ce dont il faut se débarrasser et ce qu’il faut échafauder à la place, comment et avec qui.
Mais surtout, il le dit formidablement bien.
 La Revue Durable Hiver 20105

Soirée-débat « La technologie peut elle résoudre la crise climatique »

Soirée-débat  « La technologie peut elle résoudre la crise climatique »
Autour du livre de Clive Hamilton
« les apprentis sorciers du climat »

Mardi 3 Mars à 18h30 à la Librairie L’An Demain
4 rue Cabirol NARBONNE

apprentis-sorciersEn l’absence de volonté politique internationale, nous nous dirigeons selon la tendance actuelle vers une hausse globale de 3°C à 6°C en 2100, avec son cortège de catastrophes météorologiques et de souffrances dans les prochaines années.
Faute de capacité à remettre en question notre modèle de développement et de consommation, les espoirs se tournent vers des technologies qui puissent refroidir la Terre. Telle est la promesse de la géo-ingénierie et de ses promoteurs, conduits par Bill Gates lui-même.
Stockage du carbone, ensemencement des océans par des algues génétiquement modifiées, pulvérisation de soufre dans la haute atmosphère pour réfléchir les rayons du soleil, ce livre nous fait découvrir les projets et les expériences terrifiantes de ces « géocrates » (ingénieurs, scientifiques et hommes d’affaires) qui jouent aux apprenti-sorciers du climat.

Le plan B que les capitalistes nous préparent en secret : le connaître pour mieux le combattre…

Un extrait du Mensuel « Les Z’Indignés  »  (cliquez sur les photos pour lire), participation à la réflexion

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« This changes everything » : Naomi Klein, le capitalisme et le climat

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Le dernier livre de Naomi Klein est un livre important. Le fait qu’il ne soit pas encore traduit en français ne doit pas nous retarder dans son analyse. L’année 2015 est proclamée année du climat en France, nous devons être prêts à argumenter face aux tartuffes du libéralisme qui veulent faire croire qu’on peut résoudre la crise climatique en continuant comme au XXème siècle….

Je reproduis donc une analyse très intéressante qui est parue sur un blog de la gauche alternative belge que l’on peut retrouver ici , comme première introduction au débat que la librairie organisera au printemps sur le sujet « capitalisme et changement climatique » …  avec d’autres livres récents en français !!!

On peut apprécier l’importance mondiale que ce livre a pris en quelques mois en se rendant sur le site dédié  http://thischangeseverything.org/

Publié le 23 novembre 2014 par Daniel Tanuro sur le site http://www.lcr-lagauche.org

Le livre que Naomi Klein a consacré au changement climatique est d’ores et déjà un événement (1). L’auteure de la « Stratégie du choc » s’y livre à une dénonciation en règle de la logique de croissance capitaliste, de la cupidité des multinationales du pétrole, du charbon et du gaz naturel, et de la soumission des gouvernements à leurs intérêts. « Changer le climat de la terre d’une manière qui sera chaotique et désastreuse est plus facile à accepter que la perspective de changer la logique fondamentale du capitalisme, basée sur la croissance et la quête du profit », écrit Klein (p. 89). Pour elle, la hargne des climato-sceptiques ne tombe pas du ciel mais de leur juste compréhension du fait que lutter sérieusement contre le réchauffement nécessite un changement de politique radical. Avec plus de régulation, plus de secteur public, plus de bien commun, plus de démocratie. Avec d’autres valeurs que celles de la compétition, de l’accumulation et du chacun pour soi. Un ouvrage majeur, dont l’impact sera à coup sûr important.

« Le pouvoir révolutionnaire du changement climatique »

Le titre est bien choisi : « This changes everything » – ceci change tout. Naomi Klein appelle la gauche, les progressistes à saisir la chance qui s’offre à eux dans ce contexte difficile. Car « la vérité sur le changement climatique, écrit-elle, n’est dérangeante que pour ceux qui se satisfont du statu quo » (allusion au titre du film d’Al Gore : « Une vérité qui dérange »). Pour les autres, « s’il y a jamais eu un moment pour avancer un plan visant à guérir la planète en guérissant aussi nos économies cassées et nos communautés brisées, c’est celui-ci » (p. 155). La crise environnementale ajoute son « urgence existentielle » à tous les problèmes. Du coup, elle « offre un discours global dans lequel tout, de la lutte pour de bons emplois à la justice pour les migrants, en passant par les réparations pour les méfaits historiques comme l’esclavage et le colonialisme, peut s’intégrer au grand projet de construire une économie non toxique, à l’épreuve des chocs, avant qu’il ne soit trop tard » (p.154).

Plus lucide que bien des militants anticapitalistes, Klein croit au « pouvoir révolutionnaire du changement climatique » et elle a mille fois raison. Elle dresse un réquisitoire implacable et très convaincant contre les grandes associations environnementales -dont certaines sont accusées d’avoir fusionné avec le système. Comme alternative, elle plaide pour la construction de mouvements de masse. L’auteure admet que “le genre de contre-pouvoir qui a une chance de changer la société à une échelle proche de ce qui est requis fait encore défaut” (p.156). Mais elle voit des signes avant-coureurs dans les mobilisations radicales contre l’extractivisme et les grands projets d’infrastructure, qui se multiplient aux quatre coins du globe. Le fait que les peuples indigènes jouent souvent un rôle clé dans ces mobilisations est pour Klein une source d’espoir, car ces peuples ont de leur rapport à la nature une vision autre que celle de la domination et du contrôle absolu, typiques du capitalisme et, au-delà, de la culture occidentale depuis les Lumières.

This Changes Everything” est un livre fort. Il aurait pu l’être plus encore si l’auteure avait consacré quelques dizaines de pages à expliquer clairement le mécanisme du changement climatique et à en présenter les principales conséquences éco-sociales, plutôt que d’entrer directement dans une dénonciation des climato-sceptiques. Il y a là, me semble-t-il, une occasion ratée d’éduquer le grand public. Mais c’est un détail.

Un livre sous tension

Plus fondamentalement, « This changes everything » est un livre sous tension. L’auteure le confesse : « C’est le livre le plus difficile que j’ai jamais écrit, parce que la recherche m’a conduit à chercher des réponses radicales. Je n’ai aucun doute de leur nécessité, mais je questionne tous les jours leur faisabilité politique” (p. 26). De fait, Klein oscille entre une alternative anticapitaliste autogérée et décentralisée, écosocialiste et écoféministe, d’une part, et un projet de capitalisme vert régulé, basé sur une économie mixte relocalisée et imprégné d’une idéologie du soin et de la prudence, d’autre part. Cette tension se manifeste dans tout l’ouvrage. Un souffle révolutionnaire traverse la conclusion, où Klein met en parallèle – comme Marx dans le Capital!- la lutte contre l’esclavagisme et la lutte contre l’appropriation capitaliste des ressources (p. 458 et sq). Mais elle écrit par ailleurs qu’il y a « plein d’espace pour faire du profit dans une économie zéro-carbone » et que l’obstacle à la transition écologique vient des « modèles d’affaire (business models) actuels » (p. 252) ainsi que  de la manière dont « nous pensons à propos de l’économie» (we think about the economy) – donc pas de l’économie elle-même (p. 95).

Cette oscillation n’est peut-être pas sans rapport avec la conception que Klein semble avoir de l’idéologie de domination de la nature. L’auteure a pleinement raison de rappeler que cette idéologie est antérieure au capitalisme. Mais le capitalisme est précisément la forme sous laquelle elle existe aujourd’hui. Il n’en découle pas que la suppression de ce mode de production éliminera automatiquement les conceptions « extractivistes » – au contraire, la lutte pour « prendre soin de la nature avec prudence » devra continuer pendant une longue période après la fin de ce système. Mais l’idéologie de la domination ne flotte pas dans l’air, elle est enracinée dans des structures sociales. Le combat idéologique anti-extractiviste est inextricablement lié au combat contre les rapports sociaux capitalistes. En particulier au combat contre l’exploitation salariale – en fait une forme de pillage « extractiviste » de la ressource naturelle appelée force de travail.

Non, l’Allemagne n’est pas un modèle

Ceci dit, il faut le reconnaître modestement: toutes celles et ceux qui réfléchissent à une réponse sociale au défi climatique sont confrontés à la  tension évoquée par Naomi Klein en préface de son ouvrage. Cela résulte du fait qu’il y a un abîme vertigineux aujourd’hui entre l’extrême radicalité anticapitaliste des mesures qui s’imposent objectivement pour éviter une catastrophe terrible et le niveau de conscience de la grande masse de la population. La stratégie à suivre pour jeter un pont au-dessus de cet abîme est l’objet d’un débat, et il serait mal venu de faire la leçon à Klein. Mais une chose me semble claire : côté « faisabilité politique », elle est mal informée quand elle cite la politique énergétique du gouvernement Merkel, basée sur les feed-in-tariff, en exemple de «prise de distance avec l’orthodoxie néoliberale” (131).

Les feed-in-tariff sont des tarifs imposés, qui mettent l’électricité verte en position de compétitivité avec l’électricité « sale ». De même que les certificats verts, ils concrétisent l’idée libérale qu’internaliser les « externalités » suffit à rendre éco-compatibles les décisions d’investissement basées sur l’efficience-coût. Sur le plan environnemental, cette idée est vouée à l’échec car elle fait passer le développement du marché des technologies vertes avant les efforts de réduction de la consommation énergétique. Sur le plan social, le système allemand est financé par une surcharge (Umlage) prélevée sur les factures d’électricité. Tous les ménages paient, mais la surcharge est plus que compensée pour ceux qui ont investi dans les renouvelables, car ils vendent l’électricité à un prix élevé, garanti par l’Etat pour 20 ans. Les couches défavorisées paient donc pour les couches aisées (individus, coopératives ou entreprises).

Il est vrai que des communes allemandes aussi produisent et vendent de l’électricité verte. Dans ce cas, la collectivité bénéficie évidemment d’un retour sous forme de services. C’est un aspect positif du système, que Klein a raison de souligner, mais il ne suffit pas à ériger l’Allemagne en exemple à suivre. Trois mille entreprises sont exemptées à 80% de la Umlage (ce qui représente un cadeau de 4 à 5 milliards d’Euros par an). On est loin de la juste demande formulée par Klein : que les fossiles paient la transition. Au lieu de cela, la politique énergétique de Merkel approfondit les inégalités. D’une manière plus générale, le gouvernement de la chancelière poursuit la féroce politique mise en place par la coalition entre les Grünen et la social-démocratie. Cette politique contraint huit millions de personnes à travailler pour moins de 8 Euros brut de l’heure. L’Allemagne n’est vraiment pas un “modèle qui démontre comment développer remarquablement vite des solutions climatiques très décentralisées tout en combattant en même temps la pauvreté, la faim et le chômage », comme Klein l’affirme imprudemment (p. 136)…

Et ce n’est pas étonnant: un tel “modèle” n’existe pas dans le capitalisme car celui-ci est basé -Klein le dit dans son livre à plusieurs reprises- sur la double exploitation de la nature et du travail. Le fossé entre la radicalité nécessaire et la faisabilité politique ne peut être comblé en définitive qu’à la faveur d’une crise majeure, un de ces « moments extrêmement rares et précieux où l’impossible semble soudainement possible», comme on le lit dans la conclusion. Ici, l’auteure abandonne la « faisabilité politique » pour rebasculer dans la radicalité. Nous partageons sa conviction qu’un tel moment viendra, qu’il coïncidera avec une contestation radicale de l’idéologie de la domination et que “la vraie question est de savoir ce que les forces progressistes en feront, la force et la confiance avec laquelle elles s’en saisiront »  pour « non seulement dénoncer le monde tel qu’il est mais pour construire le monde qui nous maintiendra tous en vie » (p. 466). Au-delà des réserves et des débats qu’il peut susciter chez des écosocialistes, l’ouvrage de Naomi Klein est une contribution majeure à ce combat.

(1)          « This Changes Everything. Capitalism vs. the Climate”, Alfred A. Knopf, Canada, 2014

Soirée-débat « l’autonomie par les plantes »

Soirée-débat   « l’autonomie par les plantes »
avec Moutsie
Mercredi 3 décembre 2014 à 18h30
à la Librairie L’An Demain
4 rue Cabirol NARBONNE

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Se réapproprier les savoir-faire devient une nécessité économique, sociale et écologique. L’identification et la bonne connaissance de l’utilisation des plantes est souvent le maillon manquant pour retrouver une réelle autonomie, celle qu’il est important de retrouver pour s’affranchir des lobbies industriels. Une réflexion sur les produits de base que nous utilisons, permet de s’émanciper des produits du système de consommation, que cela soit en matière d’alimentation, de santé, d’hygiène du corps et de la maison, de jardinage….

Moutsie, ethnobotaniste pour l’association L’Ortie, nous proposera de prendre soin de soi,
de la planète, en réapprenant à connaître et utiliser les plantes des jardins et chemins, pour une réelle avancée en matière d’autonomie par les plantes.

Et avec le plaisir de faire soi même…

Association L’Ortie : http://lortie.asso.fr/