« petite » histoire de Narbonne…

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La Petite Histoire de Narbonne écrite par David-Pierre Roou et publiée par les éditions Cairn n’est « petite » que par le format du livre, propre à cette collection (18 x 12 cm !!).

C’est un livre étonnant et réussi qui raconte la grande histoire de Narbonne dans l’ordre chronologique, mais en analysant les époques de telle manière qu’en refermant le livre on se sent soudain plus riche et plus apte à comprendre Narbonne,  avec l’envie d’en savoir plus, livres ou conférences aidant.
Et même si on croit déjà tout savoir de la complexe histoire de la ville, on admire la sureté des analyses et la clarté pédagogique du propos.

Un livre à se procurer fissa, à lire, à relire et partager !!!

Petite Histoire de Narbonne  par David-Pierre Roou
éditions Cairn  164 pages   12 euros

Une critique de lecteur :

J’ai acheté ce livre en pensant aux livres sur Narbonne parus ces dernières années, en particulier ceux de Gilbert Gaudin ou Chantal Alibert en collectif ou non, et j’étais curieux de voir comment il se situerait. D’entrée rien de très nouveau et des illustrations avec des photos connues mais l’écriture étant fluide et agréable, j’ai poursuivi. Je dois dire que j’ai lu la suite quasi d’une seule traite tant le fil conducteur de cette ville tôt enserrée dans des murailles et qui ne s’en est libérée que récemment, m’a captivé. J’ai apprécié que le récit soit largement documenté. C’est la marque d’un travail de recherche approfondi et argumenté. Pour autant le rythme du récit, les rebondissements historiques, permettent une lecture distrayante. Les livres de Chantal Alibert et de Gilbert Gaudin m’avaient livré des facettes et des analyses toutes différentes et passionnantes sur Narbonne et le narbonnais, ce livre de David-Pierre Roou « Petite Histoire de Narbonne » en donne encore une autre et complète pertinemment l’ensemble. Je garderai ce livre dans ma bibliothèque de référence.
Bernard Maurice

Une interview de l’auteur dans l’Indépendant du 23 juin :

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Bienvenue à l’été…

Quand vient l’été, des librairies mettent en vitrine des livres pour la plage, des livres pour oublier, des livres pour s’évader….et des guides touristiques!
Et si on en profitait aussi pour réfléchir, partager, et vivre !
Avec des livres pour nous y aider.

Tout au cours de l’été, le blog de L’An Demain présentera des livres forts et utiles pour passer un bon été, qu’on soit en vacances, au travail…
Avec des critiques détaillées, des présentations plus simples et même des petites vidéos!

à bientôt !

C’est l’été…
on passe du temps avec les enfants…
on cuisine local et sainement…
… et on lit des livres !!!

 

 

 

 

Cette semaine, on va au cinéma !

Pas de télé cette semaine, pas de soirées videos militantes sur YouTube
(enfin, moins !)…
Cette semaine on sort en ville,  pour voir sur grand écran,  avec des vrais gens…
Et on débat ensemble après….

Le monde de demain est déjà dans celui ci.
Halte à la résignation…

Et bravo et merci aux associations et entreprises qui permettent cela :
Colibris11, la Biocoop, Le Cers, le CGR pour le mardi 12 juin
Nature et Progrès et le Théâtre-Cinéma pour ce jeudi 14 juin

MARDI 12 JUIN  à 20h  au CCR
« Vivre autrement » un film de Camille Teixeira et Jérémy Lesquelen

Le CGR vous propose en partenariat avec le groupe local Colibris du Narbonnais, Le Cers et Biocoop Narbonne la dernière programmation de la saison 2017/2018 (reprise des projections à la rentrée scolaire)  un ciné-débat le 12 juin 2018, autour du film « VIVRE AUTREMENT ».

Dans le contexte actuel où la crise du logement sévit, des hommes et des femmes, nomades ou sédentaires, vivent dans des habitats dits légers.

Au programme de la soirée 19h30 : buffet 100% bio offert par la Biocoop.
20h00 : projection du film suivie d’un débat animé par les colibris 11 narbonnais accompagnés par des acteurs locaux.

Il est vivement recommandé de réserver sa place afin d’accueillir tout le monde dans une salle ad hoc :
http://www.cgrcinemas.fr/narbonne/film/vivre-autrement-2016/

 

JEUDI 14 JUIN   à 20h  au Théatre + Cinéma
« Nul homme n’est une île » un film de Dominique Marchais

 

Synopsis :

« … chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » Nul nomme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement. Des agriculteurs de la coopérative les Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des Alpes suisses et du Voralberg en Autriche : tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le local serait-il le dernier territoire de l’utopie ?

Au Theatre+Cinéma
Jeudi 14 juin à 20h

Séance suivie d’une discussion
En association avec Nature & Progrès

 

 

 

Vu de l’An demain : épisode 3

Vu de L’An Demain :
quelques observations sur le livre,
Narbonne, la planète et l’humanité

Lorsque j’ai créé à Narbonne , il y a cinq ans, la librairie L’An Demain, librairie spécialisée dans le domaine de l’écologie, je ne connaissais presque rien de Narbonne et de la vie d’une ville moyenne, je savais très peu sur le métier de libraire, et je croyais savoir beaucoup dans le domaine de l’écologie, résultat de 35 années dévolues à ces sujets après des études d’agronomie, une vie de paysan et de militant, des engagements écologistes en France et en Europe.

Aujourd’hui, au moment où la librairie va devoir fermer, je souhaite par ce texte écrit à la première personne rendre au public tout ce que m’a apporté l’expérience, vue de mon poste d’observation.

Car je ne pensais pas, accroché à mon siège de la librairie comme un arapède sur son rocher, me retrouver à un poste d’observation adéquat pour regarder notre monde et en peut être au delà du rôle de témoin, contribuer à la recherche de solutions…

Trois grandes têtes de chapitre pour présenter mon propos feront l’objet d’une publication en « feuilleton », puis d’une publication complète sous forme de petit livre plus documenté… peut-être !

La fin des librairies indépendantes et le déclin du livre
La mort des centre-villes et les dégâts de l’étalement urbain
La destruction de la biosphère mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

ÉPISODE 3
La destruction de la biosphère
mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

En cinq années, à la librairie l’An Demain, j’ai vu passer une quantité impressionnante de livres ayant pour sujet l’avenir de l’Humanité face à la crise écologique.
J’ai vu et vendu « Demain , un nouveau monde en marche », et puis « Le monde qui émerge, les alternatives qui peuvent tout changer », et bien d’autres livres encore à l’optimisme assumé…
J’ai aussi lu et recommandé « L’événement anthropocène », « Requiem pour l’espèce humaine » ou bien « Comment tout peut s’effondrer, petit manuel de collapsologie à l’attention des générations présentes», analyses lucides et érudites du monde d’aujourd’hui.
Et tant d’autres !!

En cinq ans années la crise écologique mondiale s’est aggravée fortement (c’est le propre des courbes exponentielles!). Face aux bouleversements du climat, à la réduction de la biodiversité ou aux pollutions chimiques ou nucléaires, comment croire encore à l’existence d’un « An Demain » pour l’humanité.
Scientifiques, philosophes, écrivains, penseurs de tous horizons ont pris leurs plumes et leurs bâtons de pèlerins.
L’édition, le cinéma, les revues, les blogs sont surchargés d’appels à une prise de conscience : s’il n’est peut être pas trop tard, il est tout juste encore temps d’inverser les courbes.
Reste-t-il un espoir ?

La situation est grave, mais pas désespérée
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A côté de la profusion éditoriale de livres sur la crise écologique, j’ai vu, ces dernières années, surgir comme « mode » des vocables qui recyclent et modernisent des idées que les années 70 avaient vu fleurir.


« Permaculture » et « véganisme » sont, par exemple, le symptôme d’une nouvelle prise de conscience qui complète et enrichit les valeur de l’humanisme écologique. Termes bien plus larges que agriculture biologique ou végétarisme (mais aussi sujets à de grandes confusions, voire à des récupérations), ils apportent leur vision systémique et globale.

« Décroissance », mot obus apparu il y a quelques dizaines d’années, a joué un grand rôle dans la prise de conscience de la finitude de notre planète, finitude que l’écologie politique avait mis en avant sans réussir à en éviter la récupération par le système dominant qui inventa les oxymores que sont les expressions « capitalisme vert » et «développement durable ».

Le mouvement des « Villes en Transition », dont l’appellation est tout un programme, conscientise et entraine dans l’action des millions de citoyens, de même que les mouvements SlowFood puis CittaSlow.

Le terme « Anthropocène », maintenant largement accepté et utilisé, est une avancée conceptuelle décisive pour une prise de conscience générale de la responsabilité humaine face à la crise écologique.

Le mot et le concept « low tech » modernisent des réflexions qui, des luddites «destructeurs de machines» du XIXe siècle aux dessins de Reiser dans « La Gueule Ouverte », en passant par les travaux d’innombrables chercheurs et avec les apports d’expérimentations de modes de vie différents aux quatre coins de la planète, font partie du fond commun de l’humanité.

Autant de symptômes qui démontrent que la recherche d’une sortie par le haut est dominante, plutôt que le défaitisme ou le découragement.
Mais, bien sûr, l’avenir n’est pas dans les livres, mais dans des actes décisifs, partagés par les habitants de la planète. Alors, qu’est ce qui coince ?

Le modèle économique dominant n’a pas de solutions à proposer : il est le problème.

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La journaliste Naomi Klein a écrit en 2014 un livre important : « This changes everything, Capitalism vs Climate » (Ceci change tout : le capitalisme contre le climat) qui démontre que notre modèle économique est en guerre contre la vie sur terre.

La traduction française du titre « Tout peut changer, capitalisme et changement climatique » est un quasi contresens.
On mesure ainsi l’ampleur de la tâche  de conviction encore à venir, car de partout on lit, on entend « encore une minute, monsieur le bourreau, on peut changer, on va changer, tout peut changer ! »

L’écologie politique peut sembler en crise en 2018, pour des observateurs extérieurs.
Mon avis est qu’au contraire, partout dans le monde, nous sortons des ambiguïtés nées des origines sociales et occidentales de nombreux penseurs et militants de l’écologie politique : l’écologie est devenue le nouvel humanisme global.

La planète, considérée dans son ensemble comme un bien commun de l’humanité, doit voir sa gestion rendue collective, égalitaire, démocratique, permettant le retour à l’équilibre avec l’arrêt immédiat des destructions et la mise en œuvre des réparations….
Dans ce domaine, l’apport des philosophies venues des peuples dominés, en Amérique du Sud, en Océanie et ailleurs, est extrêmement fertile.

Vaste programme, bien trop grand pour être résumé ici, mais qu’on trouve proposé de mille façons dans des écrits dans toutes les langues de l’humanité….

L’éducation populaire et la démocratie réelle, pour la survie de l’humanité

autor1Puisque ce texte, écrit à la première personne et fruit d’une vie d’engagements, se veut utile et si possible positif, je propose ici quelques pistes pour boucler ce troisième épisode.

Rien n’est possible sans une éducation indépendante et une information libre permettant le débat démocratique. Ces deux piliers du libre arbitre sont en grand danger de disparaître.

        – L’éducation publique, de l’école à l’université, ne peut plus jouer son rôle, concurrencée et anesthésiée par des adversaires plus puissants : la publicité, le marketing, les écrans numériques, le divertissement commercial, le sport spectacle…

      – Les médias, l’édition, l’audiovisuel sont très majoritairement asservis aux puissances financières qui les possèdent ou les contrôlent.

La culture de l’individualisme et le mythe de l’individu libre et tout-puissant ont contaminé une grande partie de l’humanité.
Les smartphones ont conquis la planète (plus de 2,5 milliards!). Au delà des dégâts écologiques et sociaux que leur fabrication et leur développement ont générés, leur usage, s’il a certes apporté des sources nouvelles d’information au plus grand nombre, a aussi instillé le discours dominant à tous et partout.

La démocratie ne fonctionne plus .
L’abstention, qui dépasse 50 % dans de nombreuses démocraties, délégitime les élus ; le lobbyisme tout puissant, et la corruption parfois, les discréditent. L’influence des puissances financières dans les campagnes électorales, sous forme de financement direct, de mainmise sur les médias ou sur les instituts de sondage, dénature le vote . Les traités de libre échange et les abandons de souveraineté des états leurs confisquent les moyens d’agir, sur le quotidien comme sur long terme.
Les institutions déséquilibrées empêchent de prendre en compte les enjeux écologiques et les cycles longs.

Me suis-je éloigné de mon projet initial de regarder le monde depuis le poste d’observation privilégié de ma petite librairie de ma petite ville de Narbonne ?
Je ne crois pas….

Au premier épisode, j’ai tenté de comprendre pourquoi les librairies indépendantes ferment et le goût de la lecture disparaît.

Dans le deuxième épisode, nous avons assisté à l’agonie, voire à la mort, des centres villes, à la disparition des commerces et des artisans indépendants, à la dissolution du lien social dans un urbanisme déshumanisé.

Ce troisième épisode se termine par un constat rude : sans le retour rapide à l’éducation et la culture libre pour tous, sans le rétablissement d’un esprit de solidarité entre les humains et envers la nature, le renouveau démocratique indispensable n’adviendra pas et la pente prise par nos sociétés les mène à leur disparition.

Mais tout au long de ces cinq années, j’ai découvert et rencontré des auteurs, d’hier et d’aujourd’hui, aux analyses époustouflantes. La richesse de la pensée, le foisonnement des initiatives, la curiosité partout grandissante sont de signes formidables que tout est présent pour le renouveau.
Nul ne peut prédire si ce sera après l’effondrement ou si la transition sera maitrisée, nul ne sait si ce sera long ou rapide…


archeologieMais plus personne ne peut l’ignorer : ces dix dernières année ont vu une accélération inédite des périls écologiques et nous sommes face à un choix simple mais dont la mise en œuvre est difficile, et exigeante. La biosphère est un bien commun de l’humanité, et nous devons en reprendre le contrôle citoyen des griffes du système économique qui la détruit pour le profit financier d’une infime minorité.

À tous les niveaux d’organisation des sociétés humaines, dans l’entreprise, dans ville, dans les régions ou les états, c’est un renouveau démocratique complet et une implication citoyenne éduquée qui sont nécessaires.

À ces conditions, le monde va changer demain, et nous retrouverons le goût de la lecture et de la transmission, nous revivrons la convivialité de villes revivifiées et le bonheur du partage, de la solidarité et du vivre ensemble.
Et l’écosystème « Terre » évoluera à nouveau vers un équilibre global, avec toute sa biodiversité, ses capacités de renouvellement… et une juste place pour l’humanité.

Illustrations extraites du DVD « Archéologie du Futur » réalisé en 1995 par Claude Guillemot

Téléchargements PDF : episode1episode2episode3
l’article en entier (3épisodes)

Donner du sens à ses idées….

Un « Portraits croisés » très sensible de Véronique Durand dans l’Indépendant et le Midi Libre de ce dimanche 13 mai (dans l’édition de Narbonne dans le cadre de la série « La Figure Libre du Dimanche » en page 3).
Notre aventure avec la librairie L’An Demain et la GalerieAMJ va s’achever dans quelques semaines (quelques mois tout au plus) pour, nous l’espérons, être poursuivie sous une autre forme par d’autres personnalités qui à leur tour y mettront leurs enthousiasmes…

Merci à tous ceux qui nous ont accompagnés.
Et un merci particulier à Véronique Durand qui  a su bâtir une confiance réciproque qui nous a conduits à nous raconter un peu…

L’article en PDF peut être consulté et téléchargé ici :  indep-13mai

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Vu de l’An demain : épisode 2

Vu de L’An Demain :
quelques observations sur le livre,
Narbonne, la planète et l’humanité
Épisode 2

Lorsque j’ai créé à Narbonne, il y a cinq ans, la librairie L’An Demain, librairie spécialisée dans le domaine de l’écologie, je ne connaissais presque rien de Narbonne et de la vie d’une ville moyenne, je savais très peu sur le métier de libraire, et je croyais savoir beaucoup dans le domaine de l’écologie, résultat de 35 années dévolues à ces sujets après des études d’agronomie, une vie de paysan et de militant, des engagements écologistes en France et en Europe.

Aujourd’hui, au moment où la librairie va devoir fermer, je souhaite par ce texte écrit à la première personne rendre au public tout ce que m’a apporté l’expérience, vue de mon poste d’observation.

Car je ne pensais pas, accroché à mon siège de la librairie comme un arapède sur son rocher, me retrouver à un poste d’observation adéquat pour regarder notre monde et en peut être au delà du rôle de témoin, contribuer à la recherche de solutions…

Trois grandes têtes de chapitre pour présenter mon propos feront l’objet d’une publication en « feuilleton », puis d’une publication complète sous forme de petit livre plus documenté… peut-être !

ÉPISODE 1 : La fin des librairies indépendantes et le déclin du livre
ÉPISODE 2 : La mort des centre-villes et les dégâts de l’étalement urbain
ÉPISODE 3 : La destruction de la biosphère mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

 

ÉPISODE 2
La mort des centre-villes

Narbonne01Comparons la France vue d’en haut aujourd’hui et il y a 50 ans. Quelle sera la principale différence qui sautera aux yeux si on observe les zones urbaines ?
Sans nul doute, le développement, tel un cancer, des zones périphériques commerciales, industrielles, artisanales et résidentielles avec leurs cortèges de rond points, d’échangeurs, de voies rapides, de hangars… et de panneaux publicitaires !

Toutes les villes sont atteintes, les plus grandes de manière sidérante, souvent de tous côtés et dans des proportions gigantesques, les plus petites à leur façon avec leurs petits ronds points desservant un petit centre commerciale/zone d’activité et d’autres conduisant au lotissement communal équipés de ralentisseurs et d’éclairages publics au design improbable…

Pour paraphraser Jean de la Fontaine, de cette peste, nos villes et nos villages «  n’en mourraient pas tous mais tous étaient frappés »…
Au fait, est on sûr que le péril n’était pas mortel, sont ils encore vivants ou n’en ont ils que l’apparence ? Olivier Razemon titre son livre, paru en 2017 et qu’il présente lors de conférences très suivies partout en France, «Comment la France a tué ses villes ».

Le sujet est devenu à la mode : les élus, depuis les maires jusqu’aux élus de la nation, se sont penchés au chevet des malades et, tels des médecins de Molière, ils rivalisent d’éloquence pour masquer leur impuissance à réanimer le malade, voire inventent des solutions qui l’achèvent !
De mon poste d’observation dans ma librairie à Narbonne, j’ai observé l’étape finale de ce processus que je vais vous conter brièvement ici.
Et peut être à travers ce témoignage contribuer un peu à imaginer des solutions.

Les méfaits de l’étalement urbain

Narbonne02Les effets de l’étalement urbain sont connus depuis très longtemps, mais on semble en découvrir l’ampleur récemment.

– Il est destructeur d’espaces agricoles et naturels : on ne peut plus continuer à ce rythme, sinon il ne restera bientôt plus de terre arable ni de nature sauvage !

– Il impose l’usage de l’automobile au quotidien, ce qui entraîne des coûts pour les utilisateurs et pour les collectivités, une pollution sonore et atmosphérique aux graves conséquences sur la santé et le climat.

– Il détruit les lieux du vivre ensemble (espaces publics, lieux culturels à taille humaine, commerces individuels…) et ne développe que des espaces anonymes et utilitaires (centres commerciaux, hangars commerciaux, multiplexes, chaines de fast food…).

Narbonne a vu tous ces effets plus tardivement que d’autres villes, mais l’accélération y est brutale ; on assiste maintenant à la disparition du désir de fréquenter le centre ville, et une grande partie des la population préfère vivre, acheter, se distraire hors de la ville, ne fréquentant le centre que par obligation, ou à des occasions exceptionnelles.

Une dernière étape est à l’oeuvre : les professions médicales, les banques, certains services publics s’installent en périphérie. L’hôpital privé et même la gare TGV vont s’éloigner de 10 km !
Et on découvre, un matin, cet ubuesque gros titre du journal local qui salue l’ouverture d’un Mac’Do à Montredon et vante en première page la « création » de 40 emplois…

Les zones commerciales tuent le commerce indépendant et détruisent des emplois

Le développement accéléré, quasiment sans freins, de zones commerciales a été dévastateur.
Des études montrent que chaque emploi créé dans ces zones détruit en moyenne près de trois emplois du fait de la fermeture de commerces de proximité ou de leur impossibilité de conserver des salariés.
Les emplois créés sont souvent précaires, à temps partiel subi. Les salariés sont obligés d’utiliser une automobile du fait de l’éloignement et des horaires variables.

Si le centre ville de Narbonne a fait illusion quelques temps, ce fut grâce à l’entêtement de ses commerçants indépendants, à l’attrait touristique de la ville, à la survie de certaines traditions commerciales (les Halles, le marché des Barques…)
La situation s’est « normalisée » en 2017 : plus d’illusions, le taux de vacance commerciale est en forte hausse et les commerces en place voient leurs chiffres d’affaire plonger…

La fréquentation touristique ne remplace pas la vie

Narbonne03Un centre ville historique, agréable et bien mis en scène peut certes apporter une forte fréquentation touristique, ce qui peut permettre le développement de services liés (cafés, restaurants, glaciers…).

Mais cela n’offre que très peu d’aide au commerce de proximité, dont l’existence dépend d’une clientèle vivant et consommant en centre ville, qui elle disparaît.
Narbonne ne connaît pas encore une désertification résidentielle, mais découvre depuis quelques années le phénomène d’exode vers les périphéries des classes sociales les plus aisées.

Dans le domaine de la culture et des loisirs, le centre ville a perdu, comme ailleurs, tous ses cinémas anciens, et le théâtre/cinéma, pourtant scène nationale, est en difficulté faute de trouver un public suffisant. Les lieux de spectacles privés peinent à survivre, et la vie associative, très riche pourtant, ne dispose que de peu de lieux pour se déployer.

Le ré-aménagement des Barques a certes donné un coup de jeune à la ville, et peut être considéré par certains comme une réussite architecturale, mais il n’a pas apporté le souffle de la vie.

L’omniprésence de l’automobile, en action ou illégalement stationnée, dissuade la flânerie, rend dangereuse la circulation a vélo, éloigne les enfants de l’espace public…

Comble de l’ironie, pour attirer des publics qui boudent le centre ville, on organise un salon de l’automobile d’occasion sur les barques en encombrant la seule large zone piétonne offerte aux visiteurs…

Et touche finale : Narbo martius, première fille de Rome, ville dont tout le centre ville a conservé l’organisation spatiale de l’époque romaine, verra des milliers de visiteurs se presser dans le musée de la romanité Narbo Via, implanté près des centres commerciaux, en sortie d’autoroute, dans un bâtiment qu’on viendra voir pour son architecture moderniste. La volonté affichée d’irriguer toute la ville à partir de ce lieu se heurtera aux habitudes consuméristes d’une grande partie des visiteurs.

Peut-on inverser la tendance : revitaliser les centre ville ?

Avec tous ces médecins au chevet du malade, qui suis je pour donner mon avis ?
Un simple citoyen, un observateur curieux. Pourtant il me semble que c’est bien des habitants que viendront des solutions.

Contrairement à beaucoup de villes moyennes qui voient leurs populations stagner ou diminuer, Narbonne gagne près de 1000 habitants tous les ans, et l’agglomération plus encore. Dans ma librairie, j’ai rencontré certains de ces nouveaux habitants, et on s’est reconnus puisque j’en suis ! Et nous avons échangé et réfléchi à nos parcours. Et tiré quelques bilans…

Mais beaucoup d’autres n’ont jamais eu connaissance de l’existence de la librairie L’An Demain, car s’ils ont été séduits par Narbonne, son histoire, son architecture, son climat, sa nature préservée, ses services publics, sa gare et pleins d’autres aspects, depuis leur installation ils fréquentent assidûment Carrefour, Tridome, Gifi ou la Foirfouille, le CGR pour certains et le Théatre pour d’autres, et souvent des petits restaurants à Gruissan ou Narbonne plage… et achètent des livres à Cultura ou sur Amazon !
Et comment pourrait il en être autrement, puisque toute la vie s’est tournée vers ces lieux et ces modes de consommation.

C’est en observant les villes qui ont conservé leurs centres vivants qu’on peut trouver les voies d’avenir pour un renouveau :

– les villes européennes qui ont gardé la vie en centre ville ont toutes régulé drastiquement ou totalement interdit l’implantation d’hypermarchés et de zones commerciales dans leurs périphéries .

– ce sont souvent des villes où l’extension urbaine s’est faite en habitats collectifs autours de quartiers pourvus de services publics et de commerces

– des transports publics et des équipements cyclables permettant de relier les divers quartiers et le centre ville ont été développés

– la mixité sociale y est favorisée

– la vie culturelle y est vivante et soutenue par les collectivités.

Alors oui, si les 1000 personnes qui arrivent à Narbonne chaque année, s’ajoutant à tout ceux déjà arrivés et aux narbonnais qui en rêvent depuis longtemps, trouvent demain les conditions et les équipements qui le permettent, la plupart changeront leur manières de vivre, de se déplacer, de consommer…

Et dans quelques dizaines d’années les urbanistes devront faire assaut d’imagination pour transformer les zones commerciales inutiles en lieux de vie collectifs, en quartiers verts, en équipements culturels…
Et le centre ville de Narbonne retrouvera l’effervescence et le dynamisme qui l’ont caractérisé pendant des siècles…
Des librairies se réinstalleront peut-être alors en centre ville, si on lit encore…

Si l’humanité survit encore à ce moment, dois-je ajouter, car je me suis laissé emporter par un bel optimisme… me voilà revenu à mes questionnements fondamentaux en arrivant au troisième épisode de mon récit qui change d’échelle à nouveau.
Après cinq années à lire et rassembler les livres sur ces sujets, je me pose sérieusement la question : assistons nous à la fin de l’humanité ?

À SUIVRE …

On peut télécharger  en PDF : episode1  episode2

Un siècle d’évolution de Narbonne
Source : https://remonterletemps.ign.fr
Carte de l’état major (1820 – 1860)
Photos aériennes historiques (1950 – 1965)
Photos aériennes actuelles

trio-narbonne

Vu de L’An Demain : épisode 1

Vu de L’An Demain :
quelques observations sur le livre, Narbonne, la planète et l’humanité

 

lib02Lorsque j’ai créé à Narbonne , il y a cinq ans, la librairie L’An Demain, librairie spécialisée dans le domaine de l’écologie, je ne connaissais presque rien de Narbonne et de la vie d’une ville moyenne, je savais très peu sur le métier de libraire, et je croyais savoir beaucoup dans le domaine de l’écologie, résultat de 35 années dévolues à ces sujets après des études d’agronomie, une vie de paysan et de militant, des engagements écologistes en France et en Europe.

Aujourd’hui, au moment où la librairie va devoir fermer, je souhaite par ce texte écrit à la première personne rendre au public tout ce que m’a apporté l’expérience, vue de mon poste d’observation.

Car je ne pensais pas, accroché à mon siège de la librairie comme un arapède sur son rocher, me retrouver à un poste d’observation adéquat pour regarder notre monde et en peut être au delà du rôle de témoin, contribuer à la recherche de solutions…

Trois grandes têtes de chapitre pour présenter mon propos feront l’objet d’une publication en « feuilleton », puis d’une publication complète sous forme de petit livre plus documenté…  peut-être !

La fin des librairies indépendantes et le déclin du livre
La mort des centre-villes et les dégâts de l’étalement urbain
La destruction de la biosphère mène-t-elle à la fin de l’humanité ?

 

Épisode 1 : La fin des librairies indépendantes
et le déclin du livre

Le déclin des livres et de la lecture

lib01Avant d’être moi même libraire, je n’avais pas imaginé l’état d’extrême fragilité de la filière du livre. Mais, au-delà, j’ai observé avec stupeur la disparition de l’envie et du besoin de lire des livres.

Cette remarque n’est pas originale, mais je crois que l’effet sur la société dans son ensemble est grandement sous estimé : la crise de l’édition, de la presse, de la poste sont le résultat d’un changement fondamental : le papier n’est plus la source principale du partage des connaissances entre humains.

Il ne s’agit pas d’une disparition de l’écrit : les montagnes d’e-mail reçues dans nos boites à lettres virtuelles, les SMS et autres messageries instantanées, les avalanches de publications et de commentaires sur les réseaux sociaux, le foisonnement de blogs personnels, les réussites de sites internet dans tous les domaines, sont une preuve éclatante que l’écrit résiste (voire se développe) face à l’image pourtant omniprésente sur nos écrans ou face à la radio toujours vaillante.
Mais est-ce le même écrit ?
Sans même parler de la qualité (littéraire ou seulement grammaticale) des écrits qui remplacent petit à petit nos livres, nos journaux, nos lettres, chacun voit qu’il ne s’agit plus du même mode de pensée. Immédiateté, rapidité, zapping, attention distraite, papillonnage sont devenus la norme : de moins en moins de monde fait l’effort, ou même se sent capable, de lire un livre entièrement, de lire un article de plusieurs pages dans une revue.
Et cela touche tous les domaines de l’écrit : la littérature, les sciences humaines, mais aussi les manuels de cuisine ou de jardinage, les guides touristiques ou les cartes routières et bien sûr aussi les encyclopédies et les dictionnaires.

On observe partout un double perte de quantité et de qualité de contenu, et de capacité d’attention et de mémorisation.
Jusque bien entendu à l’école et l’université, nous avons assisté en quelques dizaines d’années à un recul sidérant de l’usage des livres et de l’apprentissage culturel « classique ». Remplacé par un «autre chose» dont personne ne sait où il mène l’humanité.

Je ne porterai pas de jugement sur cette évolution : des professeurs, des chercheurs, des écrivains ont beaucoup écrit sur ces sujets, dans des livres épais et passionnants ou dans des vidéos sur YouTube… et il en ressort beaucoup de craintes et de questionnements mais aucune certitude.
Je peux affirmer cependant que cette évolution condamne à elle seule les librairies indépendantes, qui pourtant ont bien d’autre causes de fragilité que j’ai découvertes et vais présenter maintenant. Au delà cela met aussi en danger de mort la presse et l’édition.

La fin des librairies indépendantes

lib04.jpg« Vous, les libraires, vous avez de la chance : la loi Lang sur le prix unique du livre, exception française qui est un des seul exemple de résistance de l’état face à l’utralibéralisme, vous protège »

Combien de fois ai-je entendu cette phrase ?
Et accompagnée parfois de ce juste constat que dans les pays anglo-saxons les librairies indépendantes ont quasi-disparu.

Le prix unique du livre, mais aussi des lois et règlements particuliers négociés par la profession sur les relations commerciales entre éditeurs, diffuseurs et librairies, sur l’organisation du transport de livres, sur l’interdiction des soldes. Et tout cela sans résultats apparents, car la librairie est l’activité commerciale où la marge nette est la plus faible, où les salaires sont bas par rapport au niveau de qualification, où la situation financière des entreprises est très fragile, où la transmission des entreprises est quasi impossible.

Pourtant il est facile de voir que la concurrence n’est pas « libre et non faussée » entre Amazon, Carrefour, Auchan, Leclerc, Cultura, la Fnac d’un côté et les libraires indépendants de l’autre.

Amazon et la Fnac peuvent, sur leur site internet, proposer la livraison gratuite (ou 1 centime depuis une nouvelle loi) quand le libraire indépendant doit facturer la livraison au prix du colissimo (plus de 4 euros), prix supérieur à sa marge brute !

Les hypermarchés peuvent attirer les clients avec des montagnes des livres « à la mode » en tête de gondoles, qu’ils commandent par palettes, en payant seulement les exemplaires vendus avec de larges délais de paiement et des marges négociées jusqu’à plus de 50 %, et ne payant ni les frais de retours ni les livres abîmés ou volés !

Le libraire indépendant reçoit ces livres d’office (s’il y souscrit), mais se contente d’une marge d’environ 30 %, paye les frais de livraison et de retour, et a des délais de règlement tels qu’il paye souvent des livres qu’il n’a pas vendus.
Quant au petit libraire indépendant qui refuse le système des offices, qui n’a pas assez de débit pour négocier des contrats avec les distributeurs, il doit souvent se fournir auprès d’un grossiste ou directement auprès des éditeurs et sa marge brute alors oscille entre 10 et 30 % alors qu’il doit payer le transport à fort coût et n’a souvent pas de possibilité de retour des invendus… sans parler des délais de paiement très courts, parfois même avant expédition.

Amazon quant à lui, grâce à sa position dominante, dicte ses conditions aux éditeurs. Évidement très avantageuses pour lui et tenues secrètes…

Vu de loin , la loi Lang a sauvé la librairie indépendante et favorisé l’édition francophone.
Vu de plus près, on verrait certainement que cela a permis des marges et des bénéfices indus pour les grands distributeurs et probablement pour les grands groupes de l’édition, au détriment des petits éditeurs indépendants et de la majorité des auteurs… sans pour autant sauver la librairie indépendante !

Le rôle culturel de la librairie indépendante : rêve ou réalité ?

La survie de la librairie indépendante passe par un développement et une reconnaissance de son rôle social et culturel.

lib05On entend, on lit que c’est par l’organisation de rencontres-débats, ateliers d’écriture, animations diverses que les libraires indépendants sauront se différencier, attirer de nouveaux publics, créer du lien social ….
On assiste à l’éclosion de cafés/librairies ou l’aménagement d’espaces jeux/enfants dans les magasins…
Je me permets ici de jeter un petit pavé dans la mare avec deux remarques à mon avis de bon sens et je tente une analyse un peu plus large.

Oui, un libraire est bien placé, et c’est son rôle, pour être un médiateur culturel voire un militant dans son domaine. J’ai eu de grands bonheurs à organiser des rencontres avec des auteurs, des débats sur des sujets d’actualité.
Mais cette activité n’est généralement « rentable » ni pour le libraire ni pour l’auteur invité, et c’est avant tout un engagement citoyen de l’un et l’autre qui offrent leur temps (et même parfois leur argent en frais et déplacements), car la vente des livres ou la publicité induite sont peu importants.

Si il existe dans certains villages ou quartiers une place pour des cafés-librairies, citoyens et associatifs ou parfois commerciaux, cette « diversification » ne peut être un moyen de survie ou de développement pour la majorité des libraires, débordés par leur travail quotidien qui dépasse souvent le raisonnable.

Il existe une grande confusion, dans le débat public, sur le rôle et le financement de la culture en général et du livre en particulier.
Les bibliothèques et médiathèques, services publics indispensables financés par les impôts, se doivent de participer à la diffusion des livres et de la lecture, favoriser les débats et l’éducation populaire.
L’école est le lieu principal d’apprentissage de la lecture, de la littérature, de la culture.
Les MJC et autres associations d’éducation populaire ont un rôle fondamental pour le lien social et méritent des subventions pour leurs actions.
Dans des centaines d’associations culturelles non subventionnées, des bénévoles agissent dans ces domaines de l’alphabétisation, de la culture…

Faudra-t-il subventionner les librairies indépendantes pour conserver un réseau de distribution de livres neufs permettant de maintenir la diversité de l’offre de livres au-delà des best-sellers mis en avant par la grande distribution, ou au contraire faudra-t-il obliger les grands distributeurs à vendre l’ensemble des livres ?
En l’état actuel de notre société capitaliste, la majorité des librairies indépendantes sont des entreprises commerciales : si elles ne vendent pas assez de livres et/ou si elles n’ont pas assez de marge commerciale, elles ne peuvent survivre ou ne peuvent être transmises.

Il n’y a plus guère de cordonniers dans nos villes et nos villages, les quincailleries de centre ville ont pratiquement disparu.
Il n’est pas inenvisageable que les librairies disparaissent à leur tour.
Est-ce d’abord une question économique, ou bien une question sociétale, d’urbanisme, de mode de vie ?

Depuis mon fauteuil à ma librairie, sur mon vélo pour m’y rendre ces cinq dernières années, j’ai vu mourir à petit feu le centre ville qui m’entoure.
Voilà le deuxième chapitre de mon témoignage qui approche.
Il sera consacré à la mort des centre-villes et les dégâts de l’étalement urbain…

                                                À suivre…

On peut télécharger la version PDF de ce premier épisode ici :  episode1

 

entre deux eaux…

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Voici quelques nouvelles de première main de la Librairie L’An Demain.
Oui, comme annoncé dans notre précédente lettre, la librairie va probablement fermer … sauf si un repreneur poursuit l’aventure.
Cependant, pour sortir de l’entre deux eaux, il me faut mettre en vente le local de la librairie et, si l’acheteur éventuel l’utilise à un autre usage, ce sera la fin complète de l’aventure…
D’ici là, il faut continuer le « business as usual » (enfin presque !) ne serait ce que pour payer les charges, essayer de terminer à flot et tenter de gagner de quoi vivre entre temps…
Entre deux eaux nous flottons, et c’est une situation guère enthousiasmante.
Quand le temps sera venu, je vous promets un bilan complet de l’histoire des cinq années de l’AN DEMAIN qui m’a beaucoup apporté …

En attendant voici l’actualité de la librairie puisque, même entre deux eaux, le chemin continue !
Martin Guillemot

 

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Dimanche 22 avril
de 10h à 17h
la librairie sera au Jardin Saint Paul
à NARBONNE

Nous y présenterons des livres sur le dérèglement climatique, sujet phare de cette Journée Mondiale de la Terre de Narbonne.

Nous animerons également un débat sur le sujet…

 

 

 

 

La rubrique « Petites annonces »

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à vendre
Librairie spécialisée
« environnement et patrimoine »

Située en plein centre historique de Narbonne, en zone piétonne

Narbonne, au coeur de Parc naturel régional de la Narbonnaise, est une ville historique classée Ville d’Arts et d’Histoire, en croissance démographique, jouissant d’une forte fréquentation touristique.

Une des très rares librairies françaises spécialisées dans l’environnement.

Prix comprenant le local commercial, le fonds et le stock.
Fort potentiel de développement.

Local de 35m2, plus cave très saine 35m2
Coin cuisine-WC équipé eau chaude
Volet métallique electrique. Clim réversible.

Cédé pour cause de santé et de reconversion professionnelle.

Prix (Local + fond + stock) : 90000 euros

Discovering Narbonne est paru !

La version anglaise de notre guide de Narbonne : Discovering Narbonne, A walk through the town in twelve stages est disponible à partir du 10 avril en librairie.

La traduction est l’oeuvre de deux amoureux de Narbonne, Marguerite Paffard et Claude Bernaus, qui ont su en faire un texte en langue anglaise qui parlera au coeur des nombreux visiteurs anglophones de Narbonne, et sera accessible et  utile aux visiteurs de toutes nationalités. Merci à eux.

La version anglaise de ce guide répond à un besoin évident, car il existe très peu d’ouvrages en langue étrangère sur l’histoire et le patrimoine de Narbonne.
Une version en espagnol est envisagée pour l’an prochain… peut être…

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Presentation :
The discovery of a town steeped in history is always an emotional journey and is best
undertaken following a guided path which helps us interpret the signs of the past. Over the centuries Narbonne developed, sometimes being rebuilt on the same foundations
within the constraints of its walls and at times from its own ruins. All is present but much is hidden from view. The raison d’être of this book is to guide the visitor on an exploration of the town.
Twelve Stages in space : this guide invites you to discover the town by providing a walking itinerary which can be completed in a few hours or dipped into at leisure.
Twelve stages in time : each stop is illustrated by a simple description of the elements and events which have forged the history of the sites visited.  Few people are left indifferent to the story of Narbonne. If you do not yet know the town and its history you will not be disappointed; the discovery is a beautiful adventure.
Martin Guillemot

Titre : Discovering Narbonne, A walk through the town in twelve stages
Auteur : Martin Guillemot
Traduction : Marguerite Paffard et Claude Bernaus
32 pages
21 cm  x 29,7 cm
ISBN : 979-10-92610-30-7
Prix : 9,90 euros
Éditions L’An Demain

Le livre peut être commandé sur le site de la Librairie l’An Demain  ici 
(frais de port par lettre verte : 3 euros)

 

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Meilleurs voeux pour 2018…

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Cette nouvelle année commence pour la librairie L’An Demain par … un mois de fermeture !!!
Quittant Narbonne pour la première fois en 5 ans, nous allons entreprendre un grand voyage et passer un mois à Taiwan.
Notre fille y vit, y étudie, y travaille depuis deux ans et c’est avec bonheur que nous allons partager ce temps avec elle et son compagnon.
La librairie sera donc fermée à partir de vendredi 12 janvier jusqu’au mardi 19 février.

clap3Mais cette nouvelle année apporte aussi beaucoup d’incertitudes pour l’avenir de la Librairie L’AN DEMAIN.
Depuis 5 ans, nous faisons le pari qu’il existe dans notre région une place pour une librairie spécialisée dans les domaines de l’écologie et du patrimoine.
Et depuis 5 ans, par un travail incessant de recherche et de communication, nous avons réussi à créer à la fois un stock pertinent et reconnu, et une clientèle, un cercle d’amis fidèle, en lent développement.

Mais la triple aggravation de la crise économique, de la désertification commerciale du centre ville et de la baisse de la vente des livres nous a frappé de plein fouet en 2017.

Notre librairie est dans une impasse car la diversification dans l’édition a certes apporté un plus économique, mais insufffisant pour en assurer l’équilibre.

La Librairie ré-ouvrira donc le 19 février 2018, mais il est très probable qu’elle doive fermer définitivement avant la fin de l’année 2018, pour nous emmener vers d’autres horizons et d’autres projets.
Le local et le fonds de commerce sont déjà en vente, et si vous connaissez un continuateur éventuel, ou simplement quelqu’un intéressé par l’achat du local, n’hésitez pas à en parler : même au bout du monde, je répondrai à tous les mails et à toutes les demandes d’information.

Mes vœux pour 2018 sont ainsi très particuliers, mais sincères : que l’année vous apporte de belles choses, et entretienne en vous les espoirs d’un monde meilleur…

à bientôt…

Martin Guillemot