Odeep one, le cargo pêcheur d’eau : compléments et excuses…

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Ce dimanche, j’ai pris l’apéritif d’un grand verre d’eau de mer Ô deep avec Carl Revilliod qui m’a apporté un cubi de 5 litres !
Et par la même occasion, j’ai pris une leçon d’éthique journalistique, moi qui ne le suis pas et ne suis qu’un simple blogueur curieux et concerné/consterné par la crise écologique…

1-En premier, je présente mes excuses aux initiateurs et travailleurs du projet Odeep one que j’ai pu blesser par mes commentaires et ma comparaison avec les Shadoks. En plus du clin d’oeil humoristique venu de l’activité de pompage, le questionnement plus profond ne visait évidemment pas l’entreprise Odeep One mais notre civilisation technocentrée. Nous avons gaspillé, pollué, détourné, marchandisé tellement d’eau douce sur notre planète que nous n’aurons bientôt plus d’autre choix que d’utiliser l’eau des océans. Et nous continuons collectivement à foncer dans le mur, comme les Shadoks pompaient, eux qui avaient tenté il y a cinquante ans de nous alerter avec humour….

2-J’ai re-découvert à mes dépens que le net et la presse ne sont pas des sources suffisamment fiables pour analyser ou porter un jugement sur une information. Le cargo Odeep One est juste en face de ma librairie de l’autre côté du nouveau bassin.  Si je voulais jouer au journaliste/commentateur, j’eu du chercher à rencontrer les acteurs du projet.
La rencontre s’est faite à postériori autour d’un verre d’Ô deep et j’en sais beaucoup plus sur le projet.

3- avec un peu plus de recul, je ferai peut etre une synthèse complète analysant globalement le projet (à moins qu’un vrai journaliste ne le fasse entre temps mieux que je ne le pourrais !) mais je tiens à ajouter quelques éléments  :

-Le projet est porté par une entreprise familiale, dont les dirigeants sont Régis Révilliod et son fils Carl, tous deux marins.  Ils ont levé des fonds importants pour développer avec le cargo Odeep one une activité qu’ils testent depuis des années.
Ce projet est innovateur, pensé avec un souci d’économie de ressources, de recyclabilité.

-Le modele économique associe la commercialisation d’un produit à forte valeur ajoutée (la bouteille de 60cl) et la production en plus gros contenants.
L’objectif est de limiter les distances de transport de l’eau.

-l’ambition est de mettre au point des technologies les plus neutres du point de vue environnemental et les plus économiques, afin de pouvoir les développer à des fins humanitaires.

-il semblerait que l’eau de mer en profondeur soit préservée des pollutions d’origine humaine, contrairement aux eaux superficielles terrestres, et serait donc une ressource à envisager.

4-Je pense qu’une priorité absolue pour l’humanité est de reprendre la gestion de l’eau de manière collective pour décider démocratiquement de ses usages. L’agriculture et l’élevage  industriels, les golfs, les chasses d’eau à eau, la neige artificielle, les engrais, les pesticides… et tout ce qui compromet nos ressources en eau est à bannir.
Pourtant le rapport de force n’est pas encore du côté des citoyens. Et le changement climatique qui s’aggrave va de toute façon priver de pluie des vastes zones. Il est donc probable que l’utilisation de l’eau de mer sera un pis aller indispensable pour sauver des populations de régions entières de la pénurie d’eau (pénurie qui existe déja dans de nombreuses zones, entrainant travail harassant pour se fournir en eau, maladies, mort …).

5-Les initiateurs du  projet Odeep one sont sincères, passionnés et compétents. Travaillant avec une petite équipe motivée et des moyens limités, ils ne pourront à eux seuls sauver l’humanité de la pénurie d’eau douce, ni concurrencer sur leur terrain les multinationales qui feront de la pénurie d’eau leur profits futurs   (cf documentaire d’Arte  Main basse sur l’eau ).
Pourtant c’est parfois les petites équipes qui permettent des vrais progrès. Je n’ose pas comparer à nouveau avec les Shadoks, mais si l’émission a eu tant de succès à l’époque, en même temps que Astérix et Obélix, c’est aussi parce que les français se sont reconnus dans le côté foutraque des Shadoks et les ont préférés  aux Gibis qui sur leur planète bien réglée réussissaient tout mais sans joie….

Allez pour finir un Shadok marin et sa devise, pour souhaiter bonne réussite à cette première campagne de tests en mer…..

 

Pour continuer la revue de presse

-article du 29 décembre dans le Midi Libre (payant, mais la video est en accès libre)   ici

-article du  4 janvier dans le parisien

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