Fête de l’arbre de Lagrasse le 2 décembre

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La troisième édition de la fête de l’arbre à Lagrasse se tient le Dimanche 2 décembre.
La librairie L’An Demain y sera à nouveau, avec un stand de livres consacrés, entre autres,  à l’arbre, à l’agroforesterie, au sol vivant, à la permaculture…..

Mais la raison principale de se rendre à Lagrasse ce dimanche, c’est d’abord les pépiniéristes exceptionnels, une ambiance chaleureuse, et  des conférences et démonstrations passionnantes …

Cette année, la thématique principale est
« La vie des sols » 

Le programme complet peut être téléchargé ici

 

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pourquoi

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Nommer les choses….

Cette semaine où l’actualité est pour le moins inquiétante voire effrayante (par exemple l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite au Brésil ou les horreurs de la guerre au Yemen….), je propose une réflexion qui semblera plus futile ; il m’est apparu qu’enfin on va nommer la chose pour analyser sérieusement le déclin voire la mort des centre-villes en France.
On sera loin encore d’agir et de mettre en place des politiques différentes, mais tout au moins le débat va pouvoir exister.

D’abord un livre tout juste sorti (et que je n’ai pas encore reçu !)

Le jour où les zones commerciales auront dévoré nos villes
de Franck Gintrand
aux éditions Thierry Souccar

Les premières lignes du 4éme de couverture :

NOS VILLES SE MEURENT ET NOUS REGARDONS AILLEURS…
Des villes moyennes qui ont mis des siècles à se bâtir sont en passe d’être rayées de la carte. En cause : la prolifération des zones commerciales en périphérie qui aspirent la clientèle des centres-villes. Les petits commerces ferment, la population déserte des cœurs de ville qui se paupérisent. En l’espace de quelques années, le phénomène aura transformé plus radicalement la France que ne l’aura fait l’exode rural d’après-guerre. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Ecoutez l’interview de l’auteur sur France Inter le 31 octobre…

 

 

L’Agora du Biterrois, journal citoyen gratuit distribué à 20000 exemplaires (journal à suivre et à soutenir), consacre son dossier dans son numéro 3 à ce sujet dont le titre est
Une catastrophe nommée « grande distribution ».

Je vous conseille de le lire ici

Un petit extrait :
Une certaine frénésie urbaine a disparu
De nos jours, Béziers (qui oscillait entre droite et gauche dans les années 70) est cernée par les hypermarchés et les zones commerciales… Dans cette ville qui comptait des milliers de boutiques au moment de sa belle époque en forme de « pays de cocagne», une certaine frénésie urbaine a disparu. Les samedis, avec une foule de 5.000 passants se bousculant en même temps sur les allées Paul Riquet, sont envolés.
Au lieu des boutiques de centre villes, nous avons les caddys, les allées des hypermarchés dans lesquelles personne ne connaît plus personne, dans lesquelles, surtout, les gens ne sont rien de plus que des consommateurs anonymes…Les hypermarchés portent ainsi une lourde part de responsabilité dans le fait que les gens, les classes sociales, et les catégories ethniques ne se parlent plus, ni dans les allées, ni devant les caisses, ni dans les froides galeries marchandes…

 

Le succès en librairie du livre d’Olivier Razemon « « Comment la france a tué ses villes » paru en 2016 aux éditions Rue de l’échiquier avait ouvert la voie.

Le gouvernement annonçait il y a quelques mois un plan de revitalisation des centre-villes, probablement voué à l’échec car ne s’attaquant pas au vraies causes (la proposition d’un simple moratoire d’un an sur la création ou l’agrandissement de zones commerciales avait été recalée!).

Puisque les choses ont dites, nous voilà au pied du mur : villes vivantes ou zones commerciales : il va falloir choisir !!!