Nous voulons des coquelicots !

bbb

Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Le refus par la majorité parlementaire d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi, les mots d’adieu de Nicolas Hulot lors de sa démission mettant en cause les lobbies et appelant à l’implication citoyenne, les statistiques d’utilisation des pesticides en France qui montrent une augmentation constante en dépit des engagements passés, l’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux, les hécatombes d’abeilles dans les ruchers…. tous ces éléments sont des petites gouttes d’eau qui sont en train de faire déborder le vase : il est temps d’interdire tous les pesticides de synthèse, pas dans 5 ans, pas dans 10 ans, mais il faut le décider maintenant !

Bien sûr, ce n’est pas le seul combat urgent à mener dans le domaine écologique.
L’arrivée du Tour Alternatiba à Bayonne les 6 et 7 octobre sera un autre moment exceptionnel d’engagement citoyen pour le climat et en faveur des alternatives qui devrait rassembler plus de 30000 personnes et qui parachèvera l’exceptionnelle réussite des 200 étapes du tour, dont l’étape de Narbonne le 21 septembre (le communiqué)

Mais l’appel « nous voulons des coquelicots » doit être soutenu par tous : les initiateurs ont fixé un objectif de cinq millions de signatures et il peut être atteint !
Signons, partageons, engageons nous en apposant le coquelicot « stop pesticides » partout dans notre vie quotidienne…

LE TEXTE DE L’APPEL
Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

 

Nous parlerons pesticides, Roundup et biodiversité à Azillanet le samedi 6 octobre lors de la Foire Paysanne d’Automne où la librairie L’An Demain sera présente…
à 11h Lors de la projection de film de Marie-Monique ROBIN « Le roundup face à ses juges », à 15h au cours de la conférence-débat qu’elle animera « Pourquoi se passer du Glyphosate et comment ? » et toute la journée lors des ateliers, rencontres et autour des livres du stand de l’An Demain…

Azillanet1

Le Samedi 6 octobre, la librairie sera présente à la
FÊTE PAYSANNE D’AUTOMNE d’Azillanet
Marché paysan et artisanal, ateliers, troc de semences etc…

et la présence exceptionnelle de
Marie-Monique ROBIN
pour une conférence et une projection de son dernier film « Le round’up face à ses juges »

Livres et DVD en dédicace au stand de la librairie L’An demain
Programme détaillé:

Azillanet2A

Azillanet2B

Publicités

Deux livres

81ueup5eYCLGratuité VS Capitalisme
Paul Ariès  éditions Larousse  20€

Présentation de l’éditeur
Economique, sociale, politique, écologique, existentielle… La crise systémique sonne la fin du modèle capitaliste. Fervent défenseur de l’écologie du bien vivre, Paul Ariès propose un modèle alternatif fondé sur la gratuité, proposition qui croise les revendications montantes en faveur d’un revenu universel inconditionnel. Ni utopiste ni doux rêveur, Paul Ariès fonde sa démonstration sur de multiples initiatives réussies en France et à l’étranger : gratuité de l’eau et de l’énergie élémentaire, des transports en commun, de la restauration scolaire, des services culturels et funéraires, de la santé, du beau… Et s’emploie à dénoncer les idées reçues : non la gratuité ne conduit pas au gaspillage ni à la déresponsabilisation ! Un plaidoyer joyeux pour transformer en profondeur notre société et remplacer la jouissance d’avoir par une jouissance d’être.

Biographie de l’auteur
Politologue, essayiste et rédacteur en chef du mensuel Les Zindigné.e.s, Paul Ariès dirige l’Observatoire International de la Gratuité (OIG). Il a participé à la mise en place et au suivi de nombreuses expériences de gratuité tant en France qu’à l’étranger. Ses essais et conférences en font l’un des intellectuels de référence du courant de la décroissance et de l’écologie.

 

81y7jCz21+L
Gérard Noiriel
Une histoire populaire de la France
De la guerre de Cent Ans à nos jours
éditions Agone
832 pages (14 x 21 cm) 28.00 € 

Extraits de l’introduction :

« L’ambition ultime de cette Histoire populaire de la France est d’aider les lecteurs non seulement à penser par eux-mêmes, mais à se rendre étrangers à eux-mêmes, car c’est le meilleur moyen de ne pas se laisser enfermer dans les logiques identitaires. »

« La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle, dans cette histoire populaire de la France, j’ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires. Le but étant de mettre cette vaste réflexion à la disposition du plus large public, j’ai adopté la forme du récit en m’efforçant de présenter sous une forme simple des questions parfois très compliquées. »

« Pour moi, le “populaire” ne se confond pas avec les “classes populaires”. L’identité collective des classes populaires a été en partie fabriquée par les dominants et, inversement, les formes de résistance développées au cours du temps par “ceux d’en bas” ont joué un rôle majeur dans les bouleversements de notre histoire commune. Cette perspective m’a conduit à débuter cette histoire de France à la fin du Moyen Âge, c’est-à-dire au moment où l’État monarchique s’est imposé. Appréhendé sous cet angle, le “peuple français” désigne l’ensemble des individus qui ont été liés entre eux parce qu’ils ont été placés sous la dépendance de ce pouvoir souverain, d’abord comme sujets puis comme citoyens. »

« Ce qui permet d’affirmer le caractère « populaire » de l’histoire de France, c’est le lien social, c’est-à-dire les relations qui se sont nouées au cours du temps entre des millions d’individus assujettis à un même État depuis le XVe siècle, et grâce auxquelles a pu se construire un « nous » Français. Les classes supérieures et moyennes ont été dans l’obligation de tenir compte des activités, des points de vue, des initiatives, des résistances, propres aux classes populaires, afin de mettre en œuvre des formes de développement autres que celles qu’elles avaient imaginées au départ. Et réciproquement, les représentations du peuple français que les élites ont construites au cours du temps, les politiques qu’elles ont conduites, ont profondément affecté l’identité, les projets, les rêves et les cauchemars des individus appartenant aux classes populaires. »

Feuille d’automne…

FLYER-web

Le tour Alternatiba fait étape à Narbonne le vendredi 21 septembre.

À cette occasion un Village des Alternatives est organisé Cours Mirabeau de 14 h à tard dans la soirée, avec la présence de trentaine de stands d’associations, des conférences, des concerts…

et un stand de la librairie L’AN DEMAIN avec des livres sur les alternatives « pour changer le système, pas le climat !… ».

Programme complet ici

 

 

Azillanet1

Le Samedi 6 octobre, la librairie sera présente à la FÊTE PAYSANNE D’AUTOMNE d’ Azillanet
Marché paysan et artisanal, ateliers, troc de semences etc…

et la présence exceptionnelle de
Marie-Monique ROBIN
pour une conférence et une projection de son dernier film « Le round’up face à ses juges »

Livres et DVD en dédicace au stand de la librairie L’An demain

Le programme complet ici_

Lectures de rentrée….

L’effondrement de notre civilisation industrielle, si il doit advenir, a des causes connues… et les solutions pour (peut-être) l’éviter sont assez connues aussi, même si on n’a pas trouvé collectivement comment les mettre en oeuvre à l’échelle de la planète !

Ces deux livres font repartir le film un peu en arrière, et c’est très éclairant !!!
Et, en plus, ils se lisent comme des romans…..

Bonne rentrée à tous.

105698_couverture_Hres_0
Entrer une légende

« …L’histoire du risque ici racontée n’est pas celle d’une prise de conscience, mais celle de la construction d’une certaine inconscience modernisatrice….. »

L’Apocalypse joyeuse 
Une histoire du risque technologique
Jean-Baptiste Fressoz
Seuil éditions 23 euros

Sommes-nous les premiers à distinguer dans les lumières éblouissantes du progrès technique, l’ombre de ses dangers ? En occultant la réflexivité environnementale des sociétés passées, ce schéma simpliste dépolitise l’histoire longue de la destruction des environnements et nous empêche de comprendre les ressorts de la crise contemporaine. Pour éviter cette amnésie, une histoire politique du risque technologique et de sa régulation sur la longue durée était nécessaire.

L’Apocalypse joyeuse expose l’entrée de la France et de la Grande-Bretagne dans la modernité industrielle (fin XVIIIe-XIXe siècle) : celle des vaccins, des machines, des usines chimiques et des locomotives. Elle nous plonge au cœur des controverses vives qui surgirent autour des risques et des nuisances de ces innovations, et montre comment les critiques et les contestations furent réduites ou surmontées pour qu’advienne la société industrielle.

L’histoire du risque ici racontée n’est pas celle d’une prise de conscience, mais celle de la construction d’une certaine inconscience modernisatrice.

Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences, des techniques et de l’environnement, maître de conférences à Imperial College (Londres).

 

 

51piM+dZTiL

Techno-critiques  
Francois Jarrige
éditions La Découverte 28 euros

Présentation de l’éditeur:

Depuis une trentaine d’années, les grands projets technologiques suscitent des critiques croissantes et de nombreux conflits. Cet essai d’histoire globale, le premier ouvrage de référence sur la question, entend retracer l’évolution et les spécificités des contestations de la technologie, du XVIIIe siècle à nos jours, en articulant une histoire des pensées critiques et une histoire sociale des contestataires, nourrie de très nombreuses anecdotes édifiantes et peu connues.

Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique.
Contre l’immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s’est ainsi constituée : ce livre d’histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une  » croissance  » aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.

François Jarrige enseigne l’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne. Il fait partie de ces jeunes chercheurs très engagés sur les questions technologiques et écologiques, et est l’auteur de plusieurs ouvrages qui en traitent directement, dont Au temps des  » tueuses de bras  » (2009) ou Face au monstre mécanique (2009).