Saison des soldes…

zero

Les soldes d’hiver ont commencé. Nos livres restent au même prix, Zéro pour cent sur tous les rayons !!!

Depuis l’introduction de la loi Lang en 1985, le prix du livre est fixe en France (un des derniers exemples de prix encadré dans un océan de libéralisme sauvage et de capitalisme débridé!)
Est ce que cela a sauvé les petites librairies?
Sujet souvent débattu, mais comme dans tous les cas de verre à moitié plein, on se demande s’il n’est pas à moitié vide.
« Could be worse! » disent les anglos-saxons (ça pourrait être pire), et c’est en effet pire aux Usa ou en Angleterre où l’absence de prix unique a quasiment tué toutes les librairies indépendantes. Mais le sort des petites librairies sera le sujet d’un autre post un autre jour, aujourd’hui, c’est les soldes…

Tout autour de nous, tout se vend en solde à moins 50% ou moins 80%.
Le consommateur semble content, mais en arrière fond, pendant qu’il paye à la caisse, il se dit « mais alors en temps normal, je me fait rouler et le commerçant se fait plein de fric sur mon dos ».
Et ce n’est pas une argumentation sur « le prix moyen annuel rapporté au prix d’achat moyen moins les pertes et les démarques inconnues » qui ne va l’éclairer.
La vraie question me semble un peu plus philosophique : doit on accorder une valeur au prix de vente, l’argent représente-t-il la valeur des choses ?
A travers cette débauches d’affiches gigantesques avec d’énormes -50% rouges partout dans nos villes, nos boites aux lettres, nos boites mail, nos radios, que dévalorise-t-on en premier?
La vraie valeur des biens, c’est d’un coté le travail des gens qui ont contribué à sa production, et de l’autre l’utilité personnelle ou sociale du bien lui même, associée à sa durabilité.
Alors -50%, ça pourrait signifier le mépris et l’exploitation des travailleurs d’un coté, et l’inutilité sociale et l’obsolescence du produit de l’autre coté?

Le prix de nos livres ne bouge pas: ils sont le juste prix qui rémunère (peu) l’auteur, l’éditeur, l’imprimeur, le libraire, et les livres sont utiles et durables, durables, durables, on peut les prêter, les relire, les échanger… (enfin, si ce ne sont pas des livres numériques! Autre vaste sujet)

Vive les livres et la lecture!

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