Comment la terre s’est tue…

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Comment la terre s’est tue  Pour une écologie des sens
de David Abram
     Editions La découverte

Le hasard seul m’a fait rencontrer ce livre en pleine installation de notre librairie, en ville, et en période de fin d’année. Depuis plusieurs semaines, nous vivons et travaillons loin de la nature, loin de la lune, n’apercevant même plus les étoiles le soir…

La lecture de ce livre m’a grandement aidé durant cette apnée dans notre monde moderne.Bien sûr, ce n’est qu’un livre, des mots, des idées (et on peut ne pas toutes les partager).

Sa traduction en français près de 20 ans après sa publication en anglais est un évènement important.Je vous conseille sa lecture car cela aide grandement pour retrouver confiance dans le combat et les actes du quotidien, pour faire partager les raisons profondes d’agir pour un révolution écologique dans nos vies.

Bon noël à tous. Écoutons la terre.

Présentation de l’éditeur:
Comment se fait-il que les arbres ne nous parlent plus ? Que le soleil et la lune se bornent désormais à décrire en aveugle un arc à travers le ciel ? Et que les multiples voix de la forêt ne nous enseignent plus rien ? À de telles questions répondent le plus souvent des récits qui aboutissent à faire de nous, « enfants de la raison », ceux qui ont su prendre conscience de ce que les humains étaient seuls au sein d’un monde vide et silencieux.
Les peuples de tradition orale – Hopis, Apaches, Koyukon, aborigènes australiens, habitants du Népal ou de la jungle amazonienne – savent qu’il n’en est rien. Le parcours et le travail d’enquête passionnants que David Abram rapporte ici leur donnent raison. Plutôt qu’une prise de conscience, ce qui nous est arrivé serait de l’ordre d’une brutale mutation écologique, qui a interrompu la symbiose entre nos sens et le monde.
« Manifestement, quelque chose manque – manque terriblement », comme en témoigne la manière dont nous maltraitons et la terre et nous-mêmes. Toutefois, ce n’est pas l’ancien pouvoir d’animation des choses qui s’est tari. Ne sommes-nous pas témoins de scènes étranges ? N’avons-nous pas des visions ? Ne faisons-nous pas l’expérience d’autres vies… lorsque nous lisons ? Et si la magie vivifiante de nos sens avait été capturée par les mots écrits ?
Les mots de David Abram possèdent cette magie, mais surtout ils réactivent l’expérience d’un monde au présent. Ce monde alentour qui, en sourdine, continue à nourrir nos manières de penser et de parler, de sentir et de vivre.
Parce que la terre parle…

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Noël aux balcons….

12  décembre 2013

L’ouverture de la librairie à Narbonne nous a pris à plein temps ces dernières semaines, mais même le pinceau à la main ou devant l’ordi à préparer les commandes des livres qui vont donner son sens au magasin, on entend Noël commercial vibrionner autour de nous.

En même temps l’hiver est arrivé, et le froid à rendu la vie des mal logés et des sans logis plus dure encore de semaine en semaine.
Dans les campagnes comme dans les quartiers délaissés de nos villes, et jusque dans les zones pavillonnaires jadis signe de prospérité et de rêve, des millions d’entre nous ne se chauffent plus ou presque plus.
Le vingtième siècle, la folle « croissance » des trente glorieuses, le triomphe du libéralisme total et de la mondialisation en ce début de XXIème siècle pour retrouver un pays comme la France avec plus de dix millions de pauvres ne pouvant se chauffer (voire sans logement)…

Pendant ce temps, à la marge, des milliers de personnes ayant pris en main leur vie, auto-construisant leur logis, yourte ou cabane, maison de rondins ou roulotte, se trouvent poursuivis par la justice ou la vindicte des voisins.

Une autre vie est possible, un autre chemin est à prendre.
En hiver il fait froid, mais plus personne ne devrait souffrir du froid sans pouvoir y remédier faute de moyens.
Cette remarque semble très banale. Mais quand est ce qu’on s’y met ?

 

PS : Le titre et l’illustration de ce petit post de blog sont une petiteANNONCE-EXPO3 « auto-promotion » à l’exposition des photos « Balcons de Narbonne » à la librairie jusqu’au 15 janvier et qui montre une richesse et une créativité qui passent souvent inaperçues.

Une belle devanture ….

4 décembre 2013
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….pour la nouvelle aventure.
Tout n’est pas fini, mais nous commençons à nous sentir représentés par le magasin et son contenu.
De nombreux nouveaux livres sont arrivés.

Nous allons à nouveau pouvoir partager dans ce blog et dans le magasin les découvertes et réflexions, les humeurs et les espoirs, les colères et les émerveillements…
La librairie vous accueille du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et 16h-19h et le dimanche toute la journée jusqu’à Noël.
Et très souvent en dehors de ces horaires…

La librairie est entr’ouverte

17 novembre 2013

Après des travaux de rénovation et d’aménagement du local, nous voici prêts pour de nouvelles aventures à Narbonne.
La rue Cabirol se fait une beauté aussi : les travaux de pavage avec des dalles de marbre sont en cours, et l’accès piéton est des plus précaire….

Notre librairie est donc simplement « entre-ouverte » jusqu’au vendredi 22 novembre, date de la grande ouverture.

Notez l’adresse et le nouveau téléphone :
4 rue Cabirol 11100 NARBONNE
Tel : 04 34 27 92 64

A bientôt …

La librairie l’An Demain déménage à Narbonne

25 septembre 2013
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Déménagements….

L’expérience de la librairie galerie l’An Demain s’interrompt à Leucate ….  pour reprendre dans quelques semaines à Narbonne.

Quinze mois d’existence à Leucate, ce fut bien trop court pour créer des habitudes, faire vivre un lieu et des idées, mais ce fut suffisant pour déjà beaucoup de belles rencontres, des projets imaginés et avortés, des rêves qui resteront à l’état de rêves et des réalisations, expositions, discussions qui nous ont permis de rebondir.

Les hasards et choix de la vie nous emmènent vivre à Narbonne.
Anne Marie y a ouvert en juillet son atelier-galerie, à deux pas de la place des quatre fontaines, 4 rue Benjamin Cremieux, lieu de création et d’exposition où se développeront ses mille rêves artistiques.

Nous y avons trouvé une maison dans le quartier du Bourg pour y installer nos vies personnelles.

La librairie naturellement va trouver sa place dans notre triangle, 4  rue Cabirol, dans un local plus grand, dans le cœur historique de Narbonne.
Les fondamentaux qui ont présidé à la création de l’An Demain à Leucate demeureront : écologie, nature, alternatives.
Des nouveaux domaines vont s’y adjoindre pour répondre à la responsabilité de s’installer dans un lieu à l’histoire si riche, sur la Via Domitia.
L’An Demain rebondit et se proposera de devenir  la librairie de référence dans la région pour l’environnement et le patrimoine.

Des travaux de peinture et d’aménagement vont nous occuper quelques semaines et nous espérons ouvrir vers le 15 novembre le nouveau L’AN DEMAIN.

Merci à tous ceux qui nous soutenu à Leucate, leurs encouragements nous ont incité à la nouvelle aventure.
A bientôt à Narbonne !

La violence des riches

13 septembre 2013
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Voici l’avant propos de ce livre sorti en librairie hier, qu’il faut lire et partager.

Qu’est-ce que la violence ? Pas seulement celle des coups de poing ou des coups de couteau des agressions physiques directes, mais aussi celle qui se tra­duit par la pauvreté des uns et la richesse des autres. Qui per­met la distribution des dividendes en même temps que le licenciement de ceux que les ont produits. Qui autorise des rémunérations pharaoniques en millions d’euros et des revalo­risations du Smic qui se comptent en centimes.
Mobilisés à tous les instants et sur tous les fronts, les plus riches agissent en tenue de camouflage, costume-cravate et bonnes manières sur le devant de la scène, exploitation sans vergogne des plus modestes comme règle d’or dans les coulis­ses. Cette violence sociale, relayée par une violence dans les esprits, tient les plus humbles en respect : le respect de la puis­sance, du savoir, de l’élégance, de la culture, des relations entre gens du « beau » et du « grand » monde.
L’accaparement d’une grande partie des richesses produi­tes par le travail, dans l’économie réelle, est organisé dans les circuits mafieux de la finance gangrenée. Les riches sont les commanditaires et les bénéficiaires de cette violence aux appa­rences savantes et impénétrables, qui confisque les fruits du travail. À travers les chroniques de la guerre sociale en cours, nous allons observer les visages des vrais casseurs en nous appuyant sur du concret, des descriptions de lieux et de faits, et l’analyse des mécanismes de cette violence insidieuse venue d’en haut. La crise est celle de vies brisées, amputées de tout projet d’avenir, dans cette immense casse sociale à laquelle les dirigeants politiques de la droite et de la gauche littérale se sont associés.

La violence des riches
Chronique d’une immense casse sociale

Michel PINÇON, Monique PINÇON-CHARLOT
Editions La Découverte
17 euros

15 août et droit des femmes…

15 août 2013
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Le 15 août, jour férié religieux catholique dans une République supposée laîque, jour férié qui « commémore la montée au ciel de Marie, la mère de Jésus » selon un site internet laîque expliquant l’actualité aux enfants.
Pendant ce temps le ministre des cultes s’interroge sur l’interdiction du voile »islamique » dans l’enseignement supérieur, excellent moyen de favoriser l’accès des femmes musulmanes à l’université, accès déja sacrément bouché par de nombreuses discriminations.

Peut être les ministres de notre république laîque pourraient si ils se sentent des envies de féminisme militant réfléchir plutôt au rôle de la publicité dans le sexisme quotidien en lisant le livre suivant que je leur recommande chaleureusement comme lecture pendant  leurs courts congés…

Contre les publicités sexistes
Sophie Pietrucci, Chris Vientiane et Aude Vincent
Editions L’Echappée
Pour l’acheter sur le site de notre librairie:
http://www.landemain.com/consommationpubl/page3.html

Présentation de l’éditeur :
La publicité exploite le corps des femmes pour susciter du désir, générer de l’envie, exacerber les frustrations et rendre le produit à vendre attirant. Soumise aux normes aliénantes d’une beauté stéréotypée, symbole du plaisir sexuel, ou encensant la ménagère passive cantonnée dans sa cuisine, l’image des femmes n’a jamais été autant instrumentalisée. Omniprésentes et conçues pour marquer les esprits, ces représentations modèlent notre imaginaire et participent à la construction des normes de genre : d’un côté, la féminité associée à la jeunesse, à la beauté et à la maternité et, de l’autre, la virilité à la force, à la puissance et à l’action. Loin d’être un art, tout sauf inoffensive – c’est-à-dire perçue au second degré par des consommateurs responsables –, la publicité véhicule les pires clichés sexistes et renforce la domination patriarcale.

Leucate, 15 cartes postales détachables

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La librairie « L’AN DEMAIN »  à Leucate (Aude) présente le premier livre qu’elle édite.

Ressuscitant le carnet de cartes postales détachable, objet aujourd’hui quasiment disparu, l’ouvrage présente 15 photos originales de Leucate constituant un ensemble ordonné et cohérent qui peut être conservé intact et consulté comme un livre fournissant, sans être exhaustif, points de vue et informations essentielles à la découverte de Leucate.

Mais il est aussi réserve de véritables cartes postales que l’on peut détacher d’un simple geste, pour répondre au besoin de partager avec d’autres une image, une émotion.

L’ouvrage n’aurait pas pu voir le jour sans le talent d’un photographe, Claude Guillemot, qui n’a pas craint de se mesurer avec le genre si décrié de la carte postale.
Tout en en respectant les règles essentielles, il a su imposer un style et un regard particuliers pour faire de ce recueil une véritable création personnelle.

En vente à la librairie L’An Demain 36 rue de l’église à Leucate Village
ouverte du Mardi au Dimanche 9h30-12h30 et 16h-19h  Tel: 04 68 93 54 81
Prix: 15 euros

Halte à la croissance !!!

18 mai 2013
cv antiproductivisme:cv l'arbre migrateur
L’Europe est en récession, la France est en récession, il faut retrouver la croissance !!!
Quand l’économiste néo-libéral abandonne son dogme de rigueur, d’austérité, d’équilibre des budgets, c’est pour demander une relance de la croissance, des grands projets d’investissements et de la transition vers une société numérique et connectée !!

Faudrait-il donc choisir entre la peste et le choléra ?
Personne n’a plus d’idée nouvelle pour un autre monde ?
L’inventivité des penseurs des années 70 a-t-elle été stérilisée par la mondialisation numérique ?

Bien sûr que non!
D’autres choix sont possibles, d’autres choix sont indispensables, d’autres choix sont vitaux pour la planète et les hommes.
Un livre sort à point pour faire un petit point. Bien sûr il n’aura pas d’écho dans les médias dominants.
A nous de le faire connaître, de le faire partager, de le diffuser, d’en débattre dans les assemblées citoyennes et les manifestations.
En Europe, la vraie gauche a un double défi devant elle : convaincre et informer,mais aussi réfléchir et innover dans les solutions à mettre en œuvre.

Bonne lecture, et bons débats!

Présentation de l’éditeur:
La gauche des luttes ne peut-elle se définir que négativement ? Elle est antilibérale, anticapitaliste, souvent antinucléaire, anti-ogm, anti-gaz de schiste… Au mieux quand elle se fatigue des luttes « contre », quand elle essaie de proposer des « pour » et des « avec », la gauche semble ne pouvoir se définir qu’en référence au monde qu’elle critique, mais de façon « alter » : altermondialisme, alter-développement ; ou « slow » : slow food, slow city, slow money…

Pourquoi devrait-elle maintenant se prétendre antiproductiviste ? Est-ce seulement possible ? Car le productivisme a appartenu au logiciel commun de la gauche et du monde que la gauche prétendait critiquer. Une gauche antiproductiviste devra doubler sa critique du capitalisme d’une critique des critiques classiques du capitalisme. Autant dire, qu’il y a là un potentiel de radicalité que la gauche n’a peut-être jamais osé approcher.

Comment atteindre une telle radicalité ? Suffit-il d’ajouter au rouge du socialisme le vert de l’écologie pour obtenir une réelle transition vers une société libérée de la religion du progrès et de la croissance ? Suffit-il d’ajouter au refus du productivisme le rejet du consumérisme pour pouvoir construire un monde de juste répartition de la richesse et de respect de la nature ?
L’Antiproductivisme
Un défi pour la gauche?
Collectif
240 pages
ISBN 978-2-84190-234-7
15 €

Pour une sixième république…

5 mai 2013
6eme republique
Nul fétichisme des numéros. C’est une évidence politique, philosophique, humaine, écologique : la cinquième république est morte!

Il faut arrêter de la croire en vie, de maintenir l’illusion que nous vivons en démocratie vraie, que nous participons par nos votes à la définition d’une politique permettant de vivre ensemble sur une planète qui puisse nous nourrir et nous laisser respirer.
Des millions de citoyens en Europe savent que leurs élites ne cherchent pas une solution aux problèmes de l’humanité mais organisent la préservation des privilèges des riches… Pays « riches » contre pays « pauvres », possédants contre démunis, nord contre sud … et tout cela en se foutant bien de la préservation de la planète pour les prochaines générations.

Nous agissons chaque jours, dans nos propres choix de vie, dans nos associations, dans nos partis politiques aussi…
mais nous ne pouvons pas assez, nous devons reprendre le pouvoir!

Le 5 mai 1789, la réunion des Etats Généraux convoqués par Louis XVI, qui espérait garder la main et sauver sa tête, a lancé la Révolution française et l’assemblée constituante qui en est sortie grace à la pression des citoyens a changé la face du monde .

Le 5 mai 2013, n’espérons pas que le monarque installé à l’Elysée par le système présidentiel de la 5ème république saura entrer dans l’histoire en convoquant l’élection d’une assemblée constituante en France.
C’est, nous citoyens qui devons nous mettre au travail : assemblées citoyennes partout en France, au travail, maintenons la presion, faisons de l’éducation populaire citoyenne…
L’avenir de la planète est en jeu.

Nous ne sommes pas seuls, dans tous les pays d’Europe des citoyens s’organisent dans des formes nouvelles et parfois originales.
La révolution citoyenne est en marche.