L’an zéro un

Il me semble que l’on se rapproche de l’An 01…
Pourquoi regarder en arrière vers de ces moments d’utopie libertaire d’après 1968, alors que tant d’eau est passée sous les ponts, tant de rêves furent abandonnés, tant d’illusions furent perdues…. pendant que, tel un bulldozer fou, le néolibéralisme sauvage et l’individualisme égoïste ravageaient la planète et la vie qu’elle abrite.

Décroissance, collapsologie, permaculture et quantité d’autres mots sont apparus qui n’existaient même pas, mais le fait est là, cinquante ans se sont écoulés, et nous sommes arrivés au bout du chemin.
L’An 01 que proposait Gébé était optimiste : « On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste »
L’An 01 de Marti était celui de l’après catastrophe, mais Marti ajoutait « il ne faut pas manquer le nouveau monde »

Quel An 01 vivrons-nous ?
Choisi ? ou subi ?
Il est encore tout juste temps pour l’utopie…

Martin Guillemot

Souvenirs…

Les dessins de Gébé ont marqué ma jeunesse, comme tant d’autres de ma générations.
Quelques mots repris sur wikipedia, et quelques dessins, pour se souvenir… ou découvrir.

L’An 01 est une bande dessinée publiée de 1970 à 1974 sous forme de série dans Politique hebdo, puis dans Charlie Mensuel et Charlie-Hebdo.
Elle a été créée par Gébé puis enrichie par les propositions des lecteurs.

Sous-titrée « On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste », elle narre un abandon utopique, consensuel et festif de l’économie de marché et du productivisme. La population décide d’un certain nombre de résolutions dont la première est « On arrête tout » et la deuxième « Après un temps d’arrêt total, ne seront ranimés – avec réticence – que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable. Probablement : l’eau pour boire, l’électricité pour lire le soir, la T.S.F. pour dire  » Ce n’est pas la fin du monde, c’est l’An 01, et maintenant une page de Mécanique céleste  » ».
L’entrée en vigueur de ces résolutions correspond au premier jour d’une ère nouvelle, l’An 01.

L’An 01 est emblématique de la contestation des années 1970 et aborde des thèmes aussi variés que l’écologie, la négation de l’autorité, l’amour libre, la vie en communauté, le rejet de la propriété privée et du travail.

En 1972, Gébé adapte l’an 01 au cinéma avec Jacques Doillon à la réalisation, la collaboration d’Alain Resnais et Jean Rouch pour certaines séquences, la participation de nombreux acteurs professionnels ou amateurs, le financement participatif de lecteurs de Charlie hebdo, beaucoup de bénévolat, de bonne humeur et d’inventivité…
Le film est distribué dans des circuits militants, puis diffusé en video, puis DVD..
C’est maintenant un film culte, hors du temps et des normes, qui est projeté régulièrement pour des débats dans des MJC.

Un extrait sur YouTube…

L’ensemble, planches originales de Gébé plus DVD du film, a été réédité par les éditions « L’Association » dans une version de qualité, un cadeau formidable.

128 pages
32 euros
disponible à la librairie L’An Demain



Mais l’An 01, dans mes souvenirs, ça ne s’arrête pas au génie de Gébé….

L’an 01 inspira une foultitude d’autres artistes et aujourd’hui me revient en mémoire l’album de Claude Marti, paru en 1975.

Claude Marti, écrivain, poète, chanteur occitan…
Extrait de sa biographie sur son site internet…

Chef de file et icône de la chanson occitane, Marti commence à chanter en 1970. D’abord seul sur scène (albums Occitania, Montségur), il s’associe rapidement à des musiciens venus des quatre horizons : ses chansons seront habillées jazz (L’Ome esper – 74) puis folk (L’an 01 – 75, Los commandos de la nueit – 76).
1980 : rencontre capitale avec Gérard Pansanel, Pierre Peyras et Olivier Chabrol, musiciens parcourus par toutes les influences de notre espace-temps (Monta-vida – 1980, Et pourtant elle tourne – 1992 Choc de la musique sur le Monde de la Musique).
En 2002, l’album El Jinete, en 2006 Co milhor de Marti, en 2008 Tolosa sur le label Al Sur en 2008 en hommage à son ami Claude Nougaro et Brassens en Oc en 2011 où il reprend en occitan les chansons du grand Georges….

Ecoutez …

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regards

« Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une  vitesse vertigineuse »
titre Le Monde en Mars 2018 (article ici)

« Disparition des oiseaux : vers des printemps de plus en plus silencieux »
titre d’une émission de France Culture en Mars 2018 (ré-écouter ici)

En cause : les pesticides, les pratiques industrielles de l’agriculture, la destruction des écosystèmes…

Pendant des dizaines de milliers d’année, Homo sapiens a su qu’il faisait partie d’un tout vivant, qu’il n’existait que par et avec la nature qui l’entoure, qu’il n’était qu’une infime partie d’un ensemble.
De cette nature, l’homme a cru pouvoir s’ affranchir, faisant semblant de se croire supérieur. Chacun sait dorénavant qu’il n’en était rien et l’illusion s’est dissipée.
Mais en tirons nous les conséquences ?
Individuellement ?
Collectivement ?

La librairie L’An Demain existe depuis plus de six ans pour rassembler en un lieu les livres, anciens et récents, qui  posent les questions ou qui cherchent des réponses, pour proposer des rencontres et des débats sur les enjeux écologiques.

Dans la nouvelle configuration, l’An Demain accueille des artistes qui louent les murs d’exposition de la regrettée Galerie AMJ: la première exposition de cette nouvelle aventure, des photographies d’Olivier Moreno, propose un regard différent sur la nature, les oiseaux, les plantes…
un autre regard pour écouter le silence qui nous menace…
Le vernissage aura lieu mercredi 30 janvier à partir de 18h30.

« Partager du bien-être, celui des contacts avec les animaux dans la nature, celui de l’observation, celui d’être regardé tout comme celui de découvrir.
Etre regardé par des animaux sauvages, libres, sans être perçu comme une menace; découvrir des comportements, des parades; ressentir et partager des paysages, des univers au coeur des plantes, respirer en quelque sorte.
Ce sont des instants d’évasion que la région permet avec une nature très proche et encore assez préservée. »

Olivier Moreno, après une carrière dans l’informatique en France et à l’étranger, a décidé de changer de vie après un grave accident de santé. Sensible depuis toujours à la Nature, marqué par un séjour photographique aux Galapagos avec des contacts et des échanges avec les animaux (oiseaux, iguanes, phoques et requins…) exceptionnels, il a le désir de partager ces émotions qui nourrissent son quotidien et ce changement de vie au contact de la vie naturelle. Nomade, il pose ses équipements pour aspirer le vol des ibis comme les grains de pollen de fleurs sauvages.

L’exposition restitue la perception lors d’instantanés saisis sur le vif ou construite lors de captures lentes de dizaines de seconde. Et l’on découvre l’élégance des bergeronnettes, les Lavandières de Buffon.

LES P’TITS JARDINIERS DU SAVOIR

LES P’TITS JARDINIERS DU SAVOIR
Philosopher autour de l’environnement
Enfants de 8 à 12 ans

19 janvier : Pourquoi aimons-nous la nature ?
9 février : C’est quoi la pollution ?
16 mars : Comment sait-on qu’une chose est vivante ?
13 avril : Avons-nous des devoirs envers les animaux ?
11 mai : Une lune artificielle pour éclairer une ville. Les progrès techniques et la nature
8 juin : La nature en ville

De 15 heures à 16 heures 30.

Les débats sont suivis d’une animation en lien avec le sujet de réflexion et d’un mini goûter bio.
Les débats sont animés par Alexandra Ibanès enseignante.
Pratiques philosophiques en classe de façon mensuelle depuis 2002.
De nombreux articles pour la revue pédagogique Ecole des lettres.

Limité à 10 participants. Participation gratuite. Inscription préalable par mail ou téléphone. 

« Nature morte »: 50 ans…

En 1965 paraissait « Avant que nature meure » de Jean Dorst, professeur au Muséum d’histoire naturelle. Ce fut le premier ouvrage en français mettant en avant le risque mortel que la disparition de la biodiversité crée pour l’avenir de l’humanité.
Ce fut un peu le pendant francophone du « Printemps Silencieux », livre de la biologiste Rachel Carlson publié aux Etats-unis en 1963, qui est reconnu pour avoir contribué à l’émergence du mouvement écologiste.

Si le livre de Jean Dorst eut une influence limitée dans le grand public francophone, il fut à l’origine du scénario que Claude Guillemot, jeune cinéaste de 30 ans à l’époque, proposa à divers partenaires sous le titre de « Nature Morte ».

Les laboratoires pharmaceutiques Sandoz participèrent ainsi au financement d’un court métrage de 30 minutes, sous la supervision scientifique de Roger Heim, le directeur du Muséum d’histoire naturelle.

Ayant des moyens limités, Claude Guillemot décida de tourner en 35mm couleurs, en France et en Centrafrique, avec une équipe réduite, pariant sur la force des images, du montage et de la bande sonore.

Le film eut un succès d’estime, reçut un grand prix à un festival de cinéma, puis… tomba dans l’oubli, et disparut complètement …
50 ans plus tard une copie est retrouvée dans un service archives de Sandoz et il est numérisé.
La copie est défraichie,  rayée et décolorée.
Mais la force de l’oeuvre est intacte et puissante.

Depuis le combat écologique a pris l’ampleur que l’on connaît. Le cinéma a réalisé, avec des grand moyens, des films grand public ambitieux pour alerter sur le sujet (Yann Arthus Bertrand, Nicolas Hulot, Al Gore etc.…).
Mais « Nature morte », l’ancêtre de tous, conserve sa jeunesse, sa sincérité et son efficacité.

Mais depuis, surtout, la crise écologique a atteint un stade inégalé, inimaginable en 1967. L’espèce humaine s’est suicidée collectivement par son aveuglement : il y a 50 ans il était encore temps de redresser le cours des choses, on savait que c’était une nécessité, et on a continué les destructions, les pillages et les pollutions.

La force des images du film « Nature Morte », que nous avons projeté en exclusivité à la librairie L’An Demain la semaine d’avant Noël, nous met face à notre responsabilité ultime : agissons très vite ou mourrons !

 

Post scriptum:

C’est pendant le tournage de « Nature Morte » qu’a eu lieu la première très grande marée noire de l’histoire : le naufrage du Torrey canyon le 18 mars 1967.
120000 tonnes de brut se sont déversées en mer et ont pollué les côtes bretonnes et détruit la vie marine. Des dizaines de milliers d’oiseaux marine en sont morts.

Les images diffusées sur les télévisions ont provoqué une prise de conscience du public, mais les marées noires se sont succédées depuis lors, et la situation s’est aggravée avec les gaz et pétroles de schistes : l’homme continue de payer sa dépendance au pétrole par la destruction de la planète et par le réchauffement climatique.

Le pas de côté de L’An Demain

L’AN DEMAIN
livres – expositions – éditions – rencontres

Comme annoncé précédemment, la librairie l’An Demain a effectué son « pas de côté ».

-géographique, d’abord : en se déplaçant de quelques mètres pour retrouver le local où elle a débuté à Narbonne voici cinq ans, qu’elle a ensuite partagé avec la galerie AMJ, local qui a hébergé la galerie ces trois dernières années.

-constitutif ensuite : dans ce nouveau lieu, plus grand et plus convivial, l’espace a été réfléchi pour vous offrir

1- les livres, dans les thèmes chers à l’an demain, présentés et mis en valeur dans deux espaces sur deux niveaux

2- des espaces de consultation et de lecture agréables, qui pourront aussi accueillir des rencontres, des débats, des conférences….

3-des murs et des éclairages adaptés pour recevoir des expositions d’art, organisées parfois par l’An Demain (réminiscences des expositions heureuses de l’aventure des cinq années de la galerie AMJ) et plus souvent proposés en location pour une semaine, quinze jours ou un mois à des artistes ou collectifs.

Cette nouvelle aventure résulte de la difficulté que nous rencontrons à céder nos locaux commerciaux, et nous tentons de transformer cet écueil en une belle nouvelle proposition pour tous les amis de la librairie l’an demain et de la galerie AMJ et en direction de tous ceux que nous n’avons pas encore rencontrés…

Pour remercier tous nos soutiens, nous vous invitons à participer à une petite soirée inaugurale autour d’un verre vendredi 7 décembre de 18 heures à 20 heures.

Nous serons ouvert en décembre du mardi au dimanche de 9h30 à 19h.
Au plaisir de vous faire découvrir des œuvres d’artistes que nous avons appréciés ces dernières années…

Martin Guillemot

Fête de l’arbre de Lagrasse le 2 décembre

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La troisième édition de la fête de l’arbre à Lagrasse se tient le Dimanche 2 décembre.
La librairie L’An Demain y sera à nouveau, avec un stand de livres consacrés, entre autres,  à l’arbre, à l’agroforesterie, au sol vivant, à la permaculture…..

Mais la raison principale de se rendre à Lagrasse ce dimanche, c’est d’abord les pépiniéristes exceptionnels, une ambiance chaleureuse, et  des conférences et démonstrations passionnantes …

Cette année, la thématique principale est
« La vie des sols » 

Le programme complet peut être téléchargé ici

 

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Nommer les choses….

Cette semaine où l’actualité est pour le moins inquiétante voire effrayante (par exemple l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite au Brésil ou les horreurs de la guerre au Yemen….), je propose une réflexion qui semblera plus futile ; il m’est apparu qu’enfin on va nommer la chose pour analyser sérieusement le déclin voire la mort des centre-villes en France.
On sera loin encore d’agir et de mettre en place des politiques différentes, mais tout au moins le débat va pouvoir exister.

D’abord un livre tout juste sorti (et que je n’ai pas encore reçu !)

Le jour où les zones commerciales auront dévoré nos villes
de Franck Gintrand
aux éditions Thierry Souccar

Les premières lignes du 4éme de couverture :

NOS VILLES SE MEURENT ET NOUS REGARDONS AILLEURS…
Des villes moyennes qui ont mis des siècles à se bâtir sont en passe d’être rayées de la carte. En cause : la prolifération des zones commerciales en périphérie qui aspirent la clientèle des centres-villes. Les petits commerces ferment, la population déserte des cœurs de ville qui se paupérisent. En l’espace de quelques années, le phénomène aura transformé plus radicalement la France que ne l’aura fait l’exode rural d’après-guerre. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Ecoutez l’interview de l’auteur sur France Inter le 31 octobre…

 

 

L’Agora du Biterrois, journal citoyen gratuit distribué à 20000 exemplaires (journal à suivre et à soutenir), consacre son dossier dans son numéro 3 à ce sujet dont le titre est
Une catastrophe nommée « grande distribution ».

Je vous conseille de le lire ici

Un petit extrait :
Une certaine frénésie urbaine a disparu
De nos jours, Béziers (qui oscillait entre droite et gauche dans les années 70) est cernée par les hypermarchés et les zones commerciales… Dans cette ville qui comptait des milliers de boutiques au moment de sa belle époque en forme de « pays de cocagne», une certaine frénésie urbaine a disparu. Les samedis, avec une foule de 5.000 passants se bousculant en même temps sur les allées Paul Riquet, sont envolés.
Au lieu des boutiques de centre villes, nous avons les caddys, les allées des hypermarchés dans lesquelles personne ne connaît plus personne, dans lesquelles, surtout, les gens ne sont rien de plus que des consommateurs anonymes…Les hypermarchés portent ainsi une lourde part de responsabilité dans le fait que les gens, les classes sociales, et les catégories ethniques ne se parlent plus, ni dans les allées, ni devant les caisses, ni dans les froides galeries marchandes…

 

Le succès en librairie du livre d’Olivier Razemon « « Comment la france a tué ses villes » paru en 2016 aux éditions Rue de l’échiquier avait ouvert la voie.

Le gouvernement annonçait il y a quelques mois un plan de revitalisation des centre-villes, probablement voué à l’échec car ne s’attaquant pas au vraies causes (la proposition d’un simple moratoire d’un an sur la création ou l’agrandissement de zones commerciales avait été recalée!).

Puisque les choses ont dites, nous voilà au pied du mur : villes vivantes ou zones commerciales : il va falloir choisir !!!

Qu’est ce qu’on attend ?

Qu’est ce qu’on attend ?,  le premier film que Marie-Monique Robin a réalisé pour le cinéma, vient de sortir en DVD, sous forme d’un double DVD avec le film et 50 mn de bonus inédits.

C’est un film à voir,  à regarder avec des amis, en famille…

La situation du monde est bien trop grave pour être pessimistes, nous n’avons plus le temps de nous le permettre !!!

En vente 19,90 euros à la librairie L’An Demain….

Présentation :
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Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune  française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit.
« Qu’est-ce qu’on attend ? » est le premier film réalisé par Marie-Monique Robin pour le cinéma. Il raconte comment une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique.
À l’initiative de la municipalité, Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis).
*Qu’est-ce qu’on attend ?* est un hommage à ces élus locaux, éclairés et courageux, qui savent mobiliser l’enthousiasme de leurs concitoyens dans le sens du bien commun.

Plus de détails sur le site de Marie Monique Robin

Nous voulons des coquelicots !

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Appel à la résistance pour l’interdiction de tous les pesticides

Le refus par la majorité parlementaire d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi, les mots d’adieu de Nicolas Hulot lors de sa démission mettant en cause les lobbies et appelant à l’implication citoyenne, les statistiques d’utilisation des pesticides en France qui montrent une augmentation constante en dépit des engagements passés, l’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux, les hécatombes d’abeilles dans les ruchers…. tous ces éléments sont des petites gouttes d’eau qui sont en train de faire déborder le vase : il est temps d’interdire tous les pesticides de synthèse, pas dans 5 ans, pas dans 10 ans, mais il faut le décider maintenant !

Bien sûr, ce n’est pas le seul combat urgent à mener dans le domaine écologique.
L’arrivée du Tour Alternatiba à Bayonne les 6 et 7 octobre sera un autre moment exceptionnel d’engagement citoyen pour le climat et en faveur des alternatives qui devrait rassembler plus de 30000 personnes et qui parachèvera l’exceptionnelle réussite des 200 étapes du tour, dont l’étape de Narbonne le 21 septembre (le communiqué)

Mais l’appel « nous voulons des coquelicots » doit être soutenu par tous : les initiateurs ont fixé un objectif de cinq millions de signatures et il peut être atteint !
Signons, partageons, engageons nous en apposant le coquelicot « stop pesticides » partout dans notre vie quotidienne…

LE TEXTE DE L’APPEL
Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

 

Nous parlerons pesticides, Roundup et biodiversité à Azillanet le samedi 6 octobre lors de la Foire Paysanne d’Automne où la librairie L’An Demain sera présente…
à 11h Lors de la projection de film de Marie-Monique ROBIN « Le roundup face à ses juges », à 15h au cours de la conférence-débat qu’elle animera « Pourquoi se passer du Glyphosate et comment ? » et toute la journée lors des ateliers, rencontres et autour des livres du stand de l’An Demain…

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Le Samedi 6 octobre, la librairie sera présente à la
FÊTE PAYSANNE D’AUTOMNE d’Azillanet
Marché paysan et artisanal, ateliers, troc de semences etc…

et la présence exceptionnelle de
Marie-Monique ROBIN
pour une conférence et une projection de son dernier film « Le round’up face à ses juges »

Livres et DVD en dédicace au stand de la librairie L’An demain
Programme détaillé:

Azillanet2A

Azillanet2B

Deux livres

81ueup5eYCLGratuité VS Capitalisme
Paul Ariès  éditions Larousse  20€

Présentation de l’éditeur
Economique, sociale, politique, écologique, existentielle… La crise systémique sonne la fin du modèle capitaliste. Fervent défenseur de l’écologie du bien vivre, Paul Ariès propose un modèle alternatif fondé sur la gratuité, proposition qui croise les revendications montantes en faveur d’un revenu universel inconditionnel. Ni utopiste ni doux rêveur, Paul Ariès fonde sa démonstration sur de multiples initiatives réussies en France et à l’étranger : gratuité de l’eau et de l’énergie élémentaire, des transports en commun, de la restauration scolaire, des services culturels et funéraires, de la santé, du beau… Et s’emploie à dénoncer les idées reçues : non la gratuité ne conduit pas au gaspillage ni à la déresponsabilisation ! Un plaidoyer joyeux pour transformer en profondeur notre société et remplacer la jouissance d’avoir par une jouissance d’être.

Biographie de l’auteur
Politologue, essayiste et rédacteur en chef du mensuel Les Zindigné.e.s, Paul Ariès dirige l’Observatoire International de la Gratuité (OIG). Il a participé à la mise en place et au suivi de nombreuses expériences de gratuité tant en France qu’à l’étranger. Ses essais et conférences en font l’un des intellectuels de référence du courant de la décroissance et de l’écologie.

 

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Gérard Noiriel
Une histoire populaire de la France
De la guerre de Cent Ans à nos jours
éditions Agone
832 pages (14 x 21 cm) 28.00 € 

Extraits de l’introduction :

« L’ambition ultime de cette Histoire populaire de la France est d’aider les lecteurs non seulement à penser par eux-mêmes, mais à se rendre étrangers à eux-mêmes, car c’est le meilleur moyen de ne pas se laisser enfermer dans les logiques identitaires. »

« La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle, dans cette histoire populaire de la France, j’ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires. Le but étant de mettre cette vaste réflexion à la disposition du plus large public, j’ai adopté la forme du récit en m’efforçant de présenter sous une forme simple des questions parfois très compliquées. »

« Pour moi, le “populaire” ne se confond pas avec les “classes populaires”. L’identité collective des classes populaires a été en partie fabriquée par les dominants et, inversement, les formes de résistance développées au cours du temps par “ceux d’en bas” ont joué un rôle majeur dans les bouleversements de notre histoire commune. Cette perspective m’a conduit à débuter cette histoire de France à la fin du Moyen Âge, c’est-à-dire au moment où l’État monarchique s’est imposé. Appréhendé sous cet angle, le “peuple français” désigne l’ensemble des individus qui ont été liés entre eux parce qu’ils ont été placés sous la dépendance de ce pouvoir souverain, d’abord comme sujets puis comme citoyens. »

« Ce qui permet d’affirmer le caractère « populaire » de l’histoire de France, c’est le lien social, c’est-à-dire les relations qui se sont nouées au cours du temps entre des millions d’individus assujettis à un même État depuis le XVe siècle, et grâce auxquelles a pu se construire un « nous » Français. Les classes supérieures et moyennes ont été dans l’obligation de tenir compte des activités, des points de vue, des initiatives, des résistances, propres aux classes populaires, afin de mettre en œuvre des formes de développement autres que celles qu’elles avaient imaginées au départ. Et réciproquement, les représentations du peuple français que les élites ont construites au cours du temps, les politiques qu’elles ont conduites, ont profondément affecté l’identité, les projets, les rêves et les cauchemars des individus appartenant aux classes populaires. »